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| Editorial |
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Voilà ! C’est la rentrée. Je ne vous apprends rien en le disant, mais autant que tout soit clair entre nous. Vous êtes allés faire les achats pour les gamins, les cahiers, les survêts, les cartables, vous avez senti poindre les emmerdes.
Et, tels que je vous connais, vous avez pensé : «Tandis qu’on s’emmerde dans la foule des hypers, dans le métro, au bureau, ce salopard de Corbier, qui n’a jamais eu le sens de la solidarité, continue à ne pas se faire chier dans son île, avec son fric, son air con et sa vue basse, et je parie qu’il aura le culot de venir se foutre de nous avec son Petit Corbinou ! Ben merde alors ! »
Vous vous trompez grave mes chéris. J’ai fait un été tout aussi pourri que le vôtre avec des joies et des emmerdes... Comme je ne vous sens pas disponibles pour ce qui s’est bien passé sous le soleil exactement, je vous raconte tout de suite les emmerdes... Vicelards comme vous êtes, ça m’étonnerait bien que ça ne vous fasse pas rigoler !
Et maintenant place au Petit Corbinou ! Bonne lecture.
Corbier.
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| Vive les Vacances |
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Je prends la bagnole. J’arrive à Toulon.
J’entre dans le port de plaisance, là où sont attendus les passagers de Corsica-Ferries pour Bastia. On me donne un numéro. Je ferme la titine (l’ordimini me conseille «tétine ») et je pars me balader sur le port.
Toulon c’est moche, tout le monde le sait, mais depuis que le Front n’y est plus c’est presque beau ! Je ne m’attarderai donc pas sur ce site classé, sinon je vais encore me faire engueuler par ceux qui ont la malchance d’y vivre !
Je dîne, puis je reviens au port de plaisance, je remonte dans ma voiture. J’embarque.
Je crois que c’est là que tout a commencé à merdouiller...
Le bateau devait appareiller à 22 h 30 ? Parfait !
Il ne s’est ébranlé qu’une heure et demie plus tard dans un épouvantable fracas de ferraille et les hurlements des moutards apeurés.
Un départ loupé, après tout, ce n’est pas bien grave ! Nous avions toute la nuit pour arriver à l’heure et le commandant de bord, magnanime, ne nous demandait pas de ramer pour atteindre les étoiles.
Pour fêter ça, je vais au bar m’enfiler une bière avant de me coucher.
«C’est ouné biéré estraourdinaire vous l’aiméré» me dit le barman italien avec un grand sourire complice... Ah ! ces latins-lovers !!! Quel charme ! Du coup je me prends deux bières !
Il est une heure du matin, passée d’une bonne cinquantaine de minutes, quand je me glisse sous les draps. Jusque-là on peut considérer que tout a été normal.
Normal à en faire peur.
D’ailleurs, le cauchemar arrive...
Mais d’abord une récréation.
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| Le Cid |
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Les crochets du boucher,
Ont des formes de poire
Depuis qu'ils furent touchés
Par la foudre hier soir
Moralité :
Orage... Oh ? Des esses poires! |
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| Vive les Vacances 2 |
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À cinq heures trente, le steward tambourine à ma porte : «Debout c’est l’heure ! Time is up ! Endiamo ! Bastia terminus, tout le monde descend !!! »
C’est quoi ces cons ?...
Une demi-heure plus tard la voix synthétique de l’hôtesse résonne dans toutes les coursives.... «Mesdames et Messieurs, Ladies and Gentlemen il est six heures, la température extérieure est de 18 degrés Celsius. Le Commandant de bord Lepignouf et son équipage espèrent que vous avez passé une agréable nuit. Nous vous signalons que la spaghetteria est ouverte...»
Ben... ça va pas mieux ? .... Des spaghettis à six heures du matin ! J’ai encore les bières de la veille sur l’estomac !
Foutre merde ! Mais pourquoi ont-ils sonné le branle-bas de combat à 5 heures trente ? Il me semble que pour débarquer à 7 heures un coucou discret une demi-heure avant aurait été suffisant, non ? Au lieu de quoi : fanfares, hôtesse anglaise et spaghettis ! Tout pour pourrir le réveil !
J’ai la gueule de bois. Manque de sommeil. Envie de gerber. Je m’expulse lourdement de la cabine en traînant mon sac sur mes talons et je me dirige lamentablement vers le pont où, patiente, m’attend titine. (L’ordimini me conseille une nouvelle fois « tétine », il doit manquer de sommeil lui aussi...)
Lorsque je déserte le navire, après les femmes et les enfants, l’horloge de la citadelle près de laquelle Victor Hugo et son généralissime papa vécurent quelque temps, indique 4 heures moins 20... Comme ça fait plusieurs années que c’est l’heure à Bastia... c’est que tout est normal !
J’ai la tronche en biais. Pas bien je me sens. Pas bien du tout... Des suées. Des papillons devant les yeux. De la nausée. Manque d’air... Je roule sur la serpentine du bord de mer qui mène au cap, et d’un coup la gerbe me submerge ! Fallait que ça arrive... J’arrête la bagnole en catastrophe. Je cours dans le maquis, j’arrache mon jean et je me vide... Par le haut et par le bas : «C’est ouné biéré estraourdinaire vous l’aiméré»...
Je me fais une heure de route, tortueuse, la vitre grande ouverte, en me tenant l’estomac. Enfin, j’arrive : Tombolinù.
Je suis cassé, vidé, à demi-mort mais content : me voilà chez moi !
Je traverse le village à pas de loup pour ne réveiller personne. Tout le monde dort, la mer est plate, le ciel immaculé. Conception, la femme de ménage, passe avec un balai et comme je me sens bien soudain.
Home... Sweet home...
La bergerie ancestrale aux pierres ocre et son humble porte bleue semblent murmurer : «Pose ton bagage mon garçon. Tu es arrivé. Te voilà chez toi. Bonnes vacances !». J’ouvre. Horreur ! Le sol est couvert d’eau ! Huit centimètres. Au moins !... Une canalisation crache la flotte à gros bouillons.
Depuis quand ?... Depuis peu sans doute, les dégâts ne sont pas énormes, mais il faut arrêter ça tout de suite !
Je plonge. C’est mon premier bain... Elle est fraîche, pour une fin août, mais elle est bonne !
Allez, repos. Récréation.
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| Le songe d’Attali... |
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Depuis que Mitterrand a quitté notre terre
J’ai fait trente bouquins. Chaque page remplie
D’histoires authentiques vécues au ministère
Et Seigneur j’aimerais en faire un qui se lit ! |
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| Vive les Vacances 3 |
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Pour pousser l’eau vers la porte, je déplace le canapé rouge à pois verts, cadeau d’un vieux fan qui devait me détester... et un rat, gros comme deux bras d’un haltérophile adulte, se carapate. Je pousse un hurlement qui me déchire les tympans et réveille les morts, Instantanément ils saisissent leur carte d’identité et se présentent à la Mairie en demandant à voter... Bon, j’exagère un peu. En fait il s’agit d’une musaraigne ... un petit mulot... une mini-souris, enfin pas grand-chose, mais pour les morts : c’est vrai ! On ne plaisante pas avec ces choses-là.
Merde.
Il y a chez moi, des souris ... et de l’eau !
Au bout de deux heures de balai intensif, la maison est vide d’eau, mais il faut que je trouve la rongeuse ... Je vous dois un aveu : je ne supporte pas la vue de ces engeances !
Je finis par la trouver debout sur un appareil à ultrasons destiné à repousser les mustélidés. Je lui parle, je lui demande pardon et je lui bousille la tronche avec une barre à mine. Encore une qui n’aura plus mal aux dents !
J’ai honte. Je suis tremblant. Tout blanc.
Je déteste faire du mal aux animaux, mais bon, là c’est chez moi, et moi je ne vais pas chez eux quand ils partent en vacances, ces machins à moustaches ... !
Maintenant qu’il n’y a plus d’eau et plus de souriceaux, je m’attaque à l’électricité...
Comme je le présumais, il n’y en a plus...
Je vérifie les plombs, le disjoncteur... Rien, il n’y a plus de courant chez moi ...
Facile pour prendre une douche et faire la cuisine ...
J’appelle un copain qui me dit : «Si ça se trouve, c’est au niveau de ton compteur externe que ça a disjoncté !» Et en effet ça vient de là.
Facile à réparer.
Tout marche cette fois, sauf l’appareil qui donne de l’eau chaude. Carbonisé, fondu, détruit par le court-jus, le malheureux engin électrique est mort hydrocuté ! D’ailleurs s’il avait survécu, en voyant sa tronche, racornie, tordue, éclatée, il se serait, à n’en pas douter, pendu !
Bref, pour faire sobre, je n’ai plus d’eau chaude.
Ça ne fait rien, j’opte quand même pour la douche... froide ! Courageusement, je me dirige vers la salle de bains. Enfer et saucisses de Francfort.... le calcaire a envahi le bac à douche et celui-ci est rempli d’eau putride qui refuse de rejoindre les égouts... La bonde est bloquée ! Le calcaire !!! Ma douleur est vive. Palpable... Aucune autre douleur, à cet instant, n’est comparable à celle que je ressens, sinon celle d’Esther découvrant que la ligne téléphonique qui lui permettait d’être en liaison directe avec Yahvé est en dérangement !
Au secours les copains !!!
Gérard, mon voisin jaillit, tel Zorro surgissant de l’ombre, avec de l’acide, je ne sais plus quoi, qui détruit le calcaire et renvoie l’eau dans l’égout.
Il se brûle un peu les doigts, comme il se doit...., mais bon, l’écoulement fonctionne à nouveau, alors on se boit un coup, et hop, des suées de bière me remontent : «C’est ouné biéré estraourdinaire vous l’aiméré»
Sans eau, où est-ce que je vais me vider moi ?... Je ne peux quand même pas pourrir le maquis sans arrêt nom d’un chien !
Allez, un petit intermède...
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| Chose entendue... |
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- Cette chanteuse n’est pas toujours très juste quand elle va dans le haut...
- Elle n’est pas très juste non plus sur les autres voyelles !!!
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| Vive les Vacances (fin) |
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Il est treize heures. Je vais déjeuner chez Robert.
Robert c’est mon pote. Il s’est installé à Tombolinù après avoir fait carrière dans la voiture. C’est avec lui que j’ai appris à saluer l’officier de garde, marcher au pas et jouer de la guitare. Robert, c’est mon vieux copain, mon pote, mon ami, le brave d’entre les braves et un chouette musicien, ce qui ne gâte rien !
À table, il me dit :
«Tu sais, il y a une ambiance de chiotte ici cette année ! Figure-toi que je me suis fâché avec mon frère ! Ça ne me regarde pas, mais il nique la femme de son voisin Poupou. Comme tu peux l’imaginer, au village ça s’est vite su, et la femme de mon frangin hurle une nuit sur deux qu’elle va aller tuer cette « salope »... Comme c’est un tout petit village, pas plus grand que ça, chaque fois que la « salope » fourre son nez dehors tout le monde lui tourne le dos, quand elle ne se fait pas traiter de « folle du cul » par les autres femelles du coin soucieuses de protéger leurs foyers, leurs enfants, leurs époux, et quand passe la femme de mon frangin ça rigole sous cape... Et moi, comme j’ai voulu arranger les choses et calmer les affaires pour que tout le monde, ici, continue de se saluer bien poliment, c’est à moi maintenant que tous ces cons font la gueule...
Bref, je suis malheureux pour toi avec tes histoires de flotte, de souris et d’électricité, mais en ce moment je t’assure que c’est la chiotte de tous les côtés et ton aventure ne m’étonne qu’à moitié. Le mauvais œil plane sur Tombolinù, Corbier...
Tu veux une bière ? J’en ai une, extraordinaire, tu vas l’aimer.»
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| Loupé |
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Un ami me dit : « Corbier, j’organise une soirée dans ma campagne, ce serait sympa que tu viennes y chanter tes chansons. Bien sûr je n’ai pas un rond à te donner, mais je peux te rembourser tes frais de route. »
Comme c’est un vieux pote, je dis OK et ça m’est d’autant plus facile qu’à la date qu’il que propose, je ne suis qu’à trois cents kilomètres de chez lui. Le jour dit, je charge la bagnole, et, sous un soleil de plomb, je m’élance sur le ruban.
Parti à 13 heures 30 j’arrive tranquillement au bled, dont il m’a fourni l’adresse, sur les coups de 16 H 30. Après avoir tourné pendant une demi-heure, je dois me rendre à l’évidence : mon copain est inconnu à l’adresse que je possède... Je l’appelle de mon cellulaire et je lui dis : « Ben où tu te caches ? » Il me demande où je suis... « Malheureux, me dit-il, tu t’es trompé de département... Te voilà à 300 km de chez moi !!! » Youpi ! ... Je remonte dans la bagnole, et je repars... Le problème, c’est qu’il y a 30 km tortueux à faire jusqu’à l’autoroute... 160 km d’autoroute et le reste dans la montagne jolie, sinueuse et départementale, voire vicinale, et que je suis attendu pour le spectacle qui doit démarrer à 21 heures...
 Je n’aime pas rouler vite, mais quand c’est nécessaire... Bref, je fonce comme un crétin. J’arrive sur l’autoroute. 160 pendant une heure. Je vois les autres usagers se carapater devant moi. Par chance, pas de police, pas de radar. Quand je quitte la voie payante, c’est aux alentours de 19 heures... Il me reste à faire une centaine de bornes. Je roule, je roule, je roule et j’arrive enfin là où la foule en délire m’attend, trépignante et avide de goûter au bonheur de ces merveilleuses chansons qui m’ont rendu célèbre dans ma famille.
Il est à cet instant-là, un peu plus de 20 h 30... Je n’ai pas chômé....
En fait de foule en délire, ils sont une petite trentaine, d’âge indéterminé et n’ont pas l’air plus que ça ravis de me voir... Personne ne me propose à boire. Personne ne m’aide à installer mes câbles, mes guitares. Je suis exténué. J’ai fait sept heures de route pour faire plaisir, mais on ne me propose pas de prendre une douche, ni de me reposer dans un coin en attendant que ce soit mon tour, et en fait de démarrer le spectacle à 21 heures, tout le monde bouffe et l’on m’annonce à 22 heures 30... Bien sûr je suis un peu tendu d’autant que ces braves gens, dès que j’apparais, quittent les bancs sur lesquels ils étaient assis, juste devant la scène, pour se mettre, sans doute à l’abri de mes supposés molards à venir, cinq mètres plus loin !
On est en plein air. Il y a du vent, la sono sur laquelle je me suis repiqué est lamentable, il y a un malheureux projecteur, bref tout est formidable... Mais si je suis là, c’est pour faire plaisir, alors je ne vais pas me plaindre... Il ne manquerait plus que ça !
Je chante mes chansonnettes. Le public est un peu timide. Ces gens ne me connaissent pas du tout, mais ils sont de bonne composition et s’amusent de mes petites âneries, si bien qu’au bout de vingt minutes, je les sens attentifs et disponibles. Il fait nuit noire et c’est plutôt agréable de chanter là. J’ai évacué ma course folle, la fatigue due à la route, au soleil, au stress d’être en retard et de foutre un copain dans l’embarras, j’ai oublié que je pue comme trente-six boucs, que je n’ai pas bu un verre d’eau depuis midi... Je chante et je suis content de le faire.
Avant de poursuivre cette magnifique aventure, une information authentique.
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| Loupé (suite et fin) |
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Soudain, devant moi (il n’y a pas de scène, je suis de plain-pied avec les spectateurs) je vois débouler deux gamins de cinq, six ans, qui se mettent à danser sur mes conneries... Passé le premier instant de stupeur, j’en rigole un peu dans ma barbe, et je me dis que leurs parents vont venir les chercher, que mes gros mots ne sont pas destinés à des enfants de cet âge, etc. mais à la fin de la chanson, nib !... Force m’est de poursuivre, et après cinq-six chansons, je fais applaudir les « Claudette » en me disant que cette fois la famille va réagir... Ben non ! Encore quatre ou cinq chansons et je dis, rigolard, au micro, que ces pauvres gosses risquent de finir dans le caniveau, violés et prostitués tandis que leurs géniteurs sont allés écouter un crétin débiter des billevesées... En disant ça, je suis persuadé que cette fois on va me retirer les mioches : Ben non !
Je poursuis donc mon job avec de sérieuses difficultés pour me concentrer. (Ne perdez pas de vue que je viens de me faire sept heures de route, sans manger, sans boire, sous le cagnard, que je ne me suis pas reposé, que je ne me suis pas lavé, et que je suis en train de chanter des chansons avec plein de mots et plein d’accords bizarres...), J’arrive à la fin de mon heure de spectacle. J’ai fait mon boulot. J’ai tout chanté. Je n’ai rien ôté. En général quand j’en suis là, le public m’en réclame une autre. Cette fois encore ça ne manque pas, et je reviens. Mais les petits chorégraphes sont toujours là... Je commence ma chanson. J’ai annoncé qu’il s’agissait d’une nouvelle. Et bien sûr, ce qui devait arriver se produit : J’ai un trou de mémoire. Je m’arrête, et sans doute poussé par la lassitude et la brusque prise de conscience de l’inutilité de ma présence en ces lieux, je me fous en pétard, pas bien férocement d’ailleurs contre les parents, et je décide de m’arrêter là.
Je fonce à la buvette, un peu décalqué, et là, je me fais traiter de con par un type, puis par une grand-mère, parce qu’après tout ; « Je n’avais qu’à être plus précis ! Si ces gosses me gênaient, je n’avais qu’à le dire clairement !... » Alors mon sang ne fait qu’un tour ! Quoi, j’offre mon boulot ! Je viens chanter à l’œil. Je fais sept heures de route pour faire plaisir, on me donne des conditions de travail lamentables, on me fourre des gosses dans les pattes et je suis un con ? Je suis un con parce que je n’ai pas osé engueuler les parents pour qu’ils s’occupent de leurs chiards ? Alors là non ! Trop c’est trop !
J’ai rangé mes guitares, mes câbles, mon micro. J’ai fourré tout ça dans ma bagnole en envoyant ces braves gens se faire mettre, et j’ai dégringolé la montagne à donf, au risque de me planter cent fois, mais si j’étais resté un quart d’heure de plus ça se serait terminé en pugilat.
J’ai trouvé un hôtel soixante bornes plus bas. Je me suis couché sans avoir bouffé, épuisé, plein de rancœur et de colère avec l’envie de vomir !!!
Chers amis du public, faut-il désormais comme aux États-Unis sortir les pancartes pour signaler que le sol est humide quand il pleut ?
Je veux bien tout ce qu’on veut, mais si un minimum de compétence, c’est trop demander à celles et ceux qui m’invitent, alors qu’ils ne m’invitent plus.
Ça nous permettra de rester amis.
Merci.
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| Rendez-vous |
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SUISSE
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GENÈVE
16 et 17 Septembre
http://www.musichohl.ch/
Le P'tit Music'Hohl
54, av. Louis-Casaï
1216 Cointrin/Genève (Suisse)
Tél : 022 798 8 798 (depuis la France 0041 22 798 8 798)
Fax : 022 798 8 790 (depuis la France 0041 22 798 8 790) |
BELGIQUE
Renseignements : Monsieur Piwi
l_rderien@hotmail.com
14 octobre à Wavre
15 octobre à Bruxelles
17 octobre à Namur
21 octobre à Lasnes
28 et 29 octobre à Liège
TOULOUSE :
24 novembre Le Baratin
25 novembre Salle Chapou
26 novembre lieu à définir
LYON
31 décembre au Thou Bout de Chant
Tél : 04 72 07 63 81
ALBERT (Près d'Amiens)
Vendredi 24 et Samedi 25 Février 2006
Café-Théâtre L'Escalier du Rire
43 Rue de Birmingham - 80300 Albert
Tél : 03 22 75 02 34
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| CéDéThon |
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Nous en voyons le bout mes biquettes ! Ça sent l’écurie !
L’ami Jean Tiret Claude Bodot l’ingénieur du son que dieu mit sur terre un jour de soleil et Gégé Geoffroy LE flûtiste (celui-là même qui joue sur la bande-son du film La Chèvre) sont en pleine effervescence. Le mix avance à grands pas. Il reste à ôter ici un pain, là un instrument inutile, en faire surgir un autre, faire en sorte que tout sorte proprement avec intelligence et distinction pour que s’entende ce qu’il y a à entendre. C’est du boulot, croyez-moi. Surtout quand on veut bien faire. Et les copains sont des hyper-doués donc, je sais qu’ils s’appliquent.
Bien sûr, je suis comme vous, j’aimerais que l’album soit déjà terminé pour le faire tourner dans mon lecteur, mais hélas, rien n’est simple, et si ça pouvait aller plus vite, n’en doutez pas, nous irions plus vite. En tout cas c’est pour votre plaisir que nous travaillons, et tout sera fait pour que vous n’ayez pas honte d’avoir participé à cette aventure. Allez, ce n’est plus qu’une question de semaines maintenant. Patience...
En attendant, je vous propose d’écouter les anciens albums, et si vous n’en avez pas encore fait l’acquisition, vous pouvez encore, mais dépêchez-vous parce que les stocks commencent à s’épuiser.
Les commandes se font contre un chèque signé à l’ordre de la Cie de la Ruelle
11 euros un album (frais de port inclus)
21 euros les deux albums commandés simultanément (frais de port inclus).
L’adresse où faire parvenir le chèque : Compagnie de la Ruelle, 3 ruelle des Pierres 77 220 Presles-en-Brie.
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| Épilogue |
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Ce magnifique numéro entièrement écrit à la main devant la mer, sous le soleil Corse, a été composé à l’abri de mon olivier centenaire tandis que j’étais allongé dans un hamac, éventé par d’admirables naïades aux lèvres parfumées, aux sourires enjôleurs, aux baisers rafraîchissants, aux seins lourds, aux cuisses accueillantes... toutes mariées hélas !!!
Je reprends le collier. Venez me voir et buvons un coup.
Faites savoir que je suis toujours vivant et n’hésitez pas à m’écrire, je réponds à tout le monde.
Bon courage mes bluettes, je vous aime ne l’oubliez jamais.
Bises avec la langue aux lecteurs qui utilisent des tampons et claque virile dans le dos des autres.
Corbinou. |
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www.francoiscorbier.com
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