Éditorial
Dieu reste en vacances
Un conte pour la rentrée (Poème)
Concerts Paris, Provinces
Vacances et Olympisme
Sport et nourriture (Poésie)
Le Nouvel album !
Lison (Poème)
Second degré
Démonstration imparable
Second degré suite
!!! (C'est le titre)
Second degré fin
Une petite pensée
La Courneuve (chanson)
Bye-bye


Saluts les jeunes, les filles, les gars, les vieux, les bêtes, les plantes vertes et les Pifises... Bonne rentrée.

J'ai passé un été formidable ! Entre Avignon où je n'ai pas été dérangé par les clients du In qui cette année sont restés chez eux, et mes vacances en Corse durant lesquelles je vous écrivais depuis mon hamac, tout a été parfait ! Je n'ai même pas été malade... pas de canicule, pas d'ulcère à l'estomac, pas de souci autre que celui engendré par la tiédeur de l'eau quand survient l'heure de l'apéro. Pourtant, et tandis que je guitarais en compagnie d'un nouveau copain musicien, Fabien, que je salue, une idée est venue titiller mon cervelet :
" Mon p'tit gars... ton dernier album date d'un an ! Que j'ai pensé. Tu as des amis qui t'en réclament un nouveau ! Que je me suis dit. Tu vas le faire ! Que je me suis ordonné. Ben oui ! Que je me suis répondu, mais avec quel fric ? Que j'ai soulevé ... Alors, du tréfonds de mon crâne embrumé, la lumière telle un geyser lumineux a jailli : demande aux fans, aux amis, aux copains, aux relations, à la famille, et même à ceux qui te détestent, de faire comme ils le font lorsqu'ils achètent un appartement ! "
Je t'explique :
Si tu achètes un appartement, il se pourrait bien que tu le fasses sur plan... Ca signifie que l'appart de tes rêves n'est pas bâti... Tu payes d'abord et la construction se fait, un voire deux ans, plus tard. Lorsque les travaux sont terminés, tu as le droit de débarquer avec ton lit, tes oreillers, ta copine et tes préservatifs. Idem pour une assurance... Tu payes avant d'avoir l'accident. Même chose pour un journal, les chaînes de télé à péage, et pour aller faire de la gym dans un club, c'est le même truc ! Tu payes, mais tu n'en profites qu'à retardement. Pour le disque, nous allons ensemble pratiquer la même politique.
Je ne déraisonne pas. D'autres chanteurs utilisent le même système. Ca nous permet de rester en bons termes avec notre banquier. Avancer dix, quinze Euros, c'est rarement un drame au niveau de la trésorerie ; en revanche, si je dois sortir quatre ou cinq mille Euros, d'une part je ne sais pas où j'irais les chercher, et d'autre part mon banquier, je le connais le fourbe, ne me les avancera plus, fort de l'adage : On ne prête qu'aux riches...
Donc...

Vous le voulez cet album ? Vous me l'avez réclamé ? Parfait, vous allez pouvoir l'acheter dès MAINTENANT TOUT DE SUITE, mais attention : il ne vous sera pas livré avant l'été 2005... Vous découvrirez toutes les explications, les prix et les promos, dans le journal, en cliquant sur " Le Nouvel Album " dans le sommaire... En tout cas, il va falloir se remuer. Prévenez celles et ceux qui m'aiment bien. Cassez vos tirelires faites la quête sur les marchés et tapez vos grands-mères ! Si le système que je vous propose dans ce Petit Corbinou vous séduit, je pourrai réaliser l'enregistrement et vous en profiterez dans quelques mois... Si vous ne voulez, ou ne pouvez, pas jouer le jeu... faillite !!!
Et maintenant, que s'ouvrent les pages du Petit Corbinou ! Bonne lecture.


Dieu est un malin.
IL a une longue barbe blanche et IL dort pendant SES éternelles vacances dans un fauteuil de nuages qui lui humidifient le fion et les coucougnettes. Quand Dieu pète c'est l'orage, quand IL pisse c'est la pluie, et les éclairs, c'est quand IL fait des photos. Dieu passe ses vacances là où il fait éternellement beau, dans la voie lactée, loin des cons méchants qui lui pourrissent l'existence à longueurs d'années ; je veux parler des fous de Dieu, nos amis religieux, et tous ceux qui prennent la parole en SON nom ! Tout ces connards qui, non contents de lui fatiguer l'existence, au pépère qu'est là-haut sur son nuage, tous ces crétins en jupes longues, car avez-vous remarqué que tous les religieux portent la robe, pour un peu ils auraient des bas-résille que je n'en serais pas étonné, tous ces sombres fêlés ont décidé de nous pourrir la vie à nous aussi... Et Dieux, qui est un malin, s'en fout !!! IL a décidé qu'IL ne rentrerait pas de vacances.

Kidnapping de journalistes en Irak, prise d'otages dans une école en Russie, explosions dans les bus en Israël !!! Vive les amis de Dieu ! Ils tuent, ils massacrent, ils menottent, ils enferment, ils frappent, ils lapident, ils menacent, ils condamnent, kidnappent, mutilent et détruisent nos belles forêts pour imprimer des conneries dans des livres et des journaux qu'ils vendent pour récolter le fric qui sert à payer le manufacturier de bombinettes qu'ils nous foutront sur la gueule dès qu'on aura le dos tourné !

Dieu est un malin, IL ne se mêle pas de ça. S'IL nous a laissé le libre arbitre, c'est parce que l'odeur du sang et de la poudre, ça LUI donne la diarrhée. En fait, si Dieu évite de rencontrer SA créature, c'est parce qu'IL n'en est pas fier... Et IL a raison. Moi à sa place je ferais sans doute la même chose ! Pourtant, il n'y a pas que du mauvais dans l'homme ; tiens : La femme c'est chouette !!! La mienne fait très bien le bœuf miroton et si l'envie LUI prend de venir nous rendre une petite visite, le Dieunounet, et qu'IL préfère le kebab ou les sushis, ma femme elle apprendra. On n'est pas des chiens !

Notre ami Sarkozy, lui, il l'aime Dieu. D'ailleurs, le premier geste qu'il a fait pour montrer qu'il sera un bon Président de la République, c'est d'aller saluer un connard de scientologue... Quand on vous dit que c'est un brave garçon ! S'il est un jour appelé, comme ses ambitions le lui laissent présumer, aux plus hautes fonctions de l'état, ce ne sont pas des stades ni des écoles qui pousseront sur nos terrains vagues, mais des jolies chapelles à la gloire du Dieu Pognon : voilà qui est rassurant. Merci Sarkozy, je crois en toi !

Au fait, combien ça peut se louer un fauteuil qui humidifie le fion ? Pour un mois ?


Un blouson un pull à carreaux
Un nouveau jean et des souliers Chemises chaussettes et chapeau
Les assurances et le loyer.
Les petits pois ont augmenté
Les transports et le gaz aussi
Et le plombier a réparé
La cuvette où je fais pipi
1654 Euros ... c'était mon conte de rentrée !


  • Les 17 et 18 Septembre
    Villa Cézane
    38 rue St Eloi
    76000 ROUEN
    Réservation au 02 32 12 06 71

  • le 9 Octobre
    Roxiz
    12 rue Claude Tillier
    75012 PARIS
    Réservation au 01 44 93 01 31

  • le 23 Octobre
    Chez Jean-Louis
    11 av. Mandallaz
    74000 ANNECY
    Réservation au 04 50 51 03 66

  • le 4 Décembre
    Centre Gérard Philippe
    rue Auguste Rodin
    62100 CALAIS
    Réservation au 03 21 46 90 00

  • du 26 au 29 Janvier
    Thou Bout de Chant
    2 rue de Thou
    69001 LYON
    Réservation au 04 72 98 28 22

C'était vachetement bien les vacances... J'ai regardé les Jeux Olympiques ! Tous les jours. A mon retour j'en ai parlé avec des amis, et il m'ont dit : Rien que pour ça tu mérites une médaille ! Et c'est vrai... Tiens, chaque fois qu'un Français a loupé sa course, son lancer ou son saut, comme tout le monde j'ai fait un bond dans mon fauteuil et j'ai renversé ma bière sur le lino. Ça ne mérite pas une petite médaille ça ? En plus, pour les regarder, les jeux, je suis resté enfermé. 15 jours ! Sans me laver ! Le poil gras, la dent noire, l'oeil rivé sur l'écran, insultant ma femme parce que chaque fois que j'allais faire pipi elle n'était incapable de me dire ce qu'il s'était passé pendant mon absence ! Ça ne mérite pas une petite médaille ça ? Des médailles, y en a pour tout le monde, et y en n'aurait pas une petite pour moi ? Même pas une minuscule ? Une moche en plastique mou... Non ? Une vilaine en papier mâché ? Non ? Eh bien ce n'est pas normal ! Je vous le dis tout net ! Parce que celui qui en a le plus bavé, ce n'est pas le jeune type, plein de vie, qui cavale dans un stade, acclamé par des milliers de supporters, mais bien le pauvre gars qui, comme moi, s'est ruiné la santé à conserver son cul collé dans son fauteuil, buvant bière sur bière et s'usant la vue sur le tube cathodique, à guetter les petites championnes en espérant qu'au troisième tour, elles allaient, enfin, les perdre leurs jolies petites culottes ! Je pense donc que dans ces conditions, le C.I.O, et le gouvernement Grec, n'ont pas fait leur boulot correctement ! Et je préviens dès aujourd'hui que pour les Jeux de Pékin, si personne ne se décide à m'offrir une médaille, je la regarderai plus leur Foire au Jambon à la con ! Bien fait pour eux ! Ils n'avaient qu'à pas me chercher !


On m'avait dit : " ça se digère tout seul !
Tu prends du lin, tu prends des œufs
Tu manges tout ; c'est délicieux ! "
Mais c'est faux ça brûle la gueule !
Moralité : Les œufs au lin piquent...


LE NOUVEL ALBUM DEPEND DE VOUS !!!

Aidez-moi à réaliser mon prochain album en l'achetant dès aujourd'hui et en acceptant de ne le recevoir que dans le courant du troisième trimestre 2005.

Si vous commandez mon prochain album, avant le 1er Décembre 2004, vous le recevrez en échange de 13 Euros frais de port inclus.

Si vous commandez DEUX NOUVEAUX ALBUMS AVANT LE PREMIER DÉCEMBRE, je m'engage à vous les faire parvenir au prix de 25 Euros, LES DEUX, frais de port inclus ! Soit 12 Euros 50 l'album.

JE CASSE LES PRIX !!!

Si vous me commandez CINQ DISQUES ! AVANT LE PREMIER DÉCEMBRE : Je vous offre en prime un album à choisir entre Carnet Mondain et Toi ma Guitare et Moi. Les CINQ disques en pré commande, (12 Euros le disque) plus, en cadeau, l'album ancien :
Cinq disques plus un pour : 60 Euros frais de port inclus.
SOIT 10 EUROS LE DISQUE, FRAIS DE PORT INCLUS.

GROUPEZ VOS ACHATS ET FAITES DES HEUREUX !!!

POUR DIX DISQUES ACHETES EN PRÉ-COMMANDE, AVANT LE PREMIER DÉCEMBRE, VOUS RECEVREZ ONZE DISQUES NOUVEAUX PLUS LES DEUX PRECEDENTS ALBUMS. SOIT 13 DISQUES AU PRIX INCROYABLE DE 120 EUROS, FRAIS DE PORT INCLUS, SOIT 9 EUROS 25 l'ALBUM.... FRAIS DE PORT INCLUS !!!!!

Vous pouvez aussi m'aider en acceptant de payer plus cher ce nouveau disque, vous deviendrez dans ce cas un aimable bienfaiteur, et si je vous croise un jour dans le métro, je m'engage à vous rouler une pelle !!!

TOUTES LES COMMANDES SE FONT AUPRÈS DE LA COMPAGNIE DE LA RUELLE, 3 RUELLE DES PIERRES, 77 220 PRESLES-EN-BRIE.

N'oubliez pas de libeller vos chèques à l'ordre de la Cie de la Ruelle. N'oubliez pas non plus de les signer.

Les lents, les mous, et tout ceux qui n'auront pas réagi assez vite pourront tout de même m'aider à réaliser ce nouvel album en passant leurs commandes après le 1er Décembre contre un chèque de 15 Euros, frais de port inclus. Livraison dans le courant du troisième trimestre 2005. Qu'on se le dise !!!

Plus vite vous aurez réagi à cette annonce, plus vite vous aurez convaincu vos copines et vos copains de participer à cette nouvelle aventure, plus vite je pourrai aller en studio avec des amis musiciens, plus vite je pourrai enregistrer les nouvelles chansons, plus vite je pourrai payer les musiciens, le studio, la Sacem, la Sdrm, plus vite je pourrais graver le disque et vous le faire parvenir dans son bel emballage avec sa jolie photo. Et si on a assez de fric, ce coup-ci, on fera un livret avec les textes... Et allons-y...
D'un autre côté, si personne ne se décide à financer le disque en jouant le jeu de la pré commande... j'arrête tout. Dans ce cas de figure, que je ne souhaite pas, vous serez bien sûr remboursés, je ne suis pas un voyou.


La Lison est commune
On en trouve à foison
Je n'en garderai qu'une
Fi des Lison !


Je viens d'écouter les infos sur I télé, et je suis resté branché sur la chaîne d'info. Il y avait un plateau (une émission live... en direct... sur un plateau de télé) avec une jeune femme journaliste qui interrogeait Rodolphe Belmer, patron des programmes de Canal+. Ce brave monsieur que je ne connais pas n'arrêtait pas de dire des phrases du genre : " Notre chaîne, c'est de l'intelligence et du second degré ". Au bout d'un moment je me suis dit : " Ou ce type est un con, ce qui m'étonnerait - on ne devient pas patron de Canal en étant un crétin des Alpes - ou ce type ne sait pas ce qu'il dit... " Que Canal se veuille plus intelligente que les autres chaînes, c'est bien, mais outre Patrick Lelay, patron de TF1, qui avoue sans honte qu'il n'est pas là pour nourrir les cerveaux d'autre chose que de la pub, tous les patrons de chaîne vous diront la même chose de leur outil, et ce n'est pas de cela que je veux vous entretenir, mais de cette expression qui a fait florès : " Second degré " !
En attendant la suite, voici l'entracte. Ouf ! Il était temps...


Une longe, c'est une laisse
Un chien, c'est un cabot
Donc une longe pour chien c'est une petite échelle puisque : Laisse cabot.


L'expression " second degré " est tout à fait récente. Elle a vu le jour, sur la rive gauche, (c'est à Paris, un état dans l'état d'esprit... Souchon) juste après guerre entre 1945 et 1950, dans la cervelle rigolarde d' André Frédérique, pharmacien de son état, et humoriste suicidaire ; d'ailleurs il a réussi son coup. Ce brave garçon, trop tôt enlevé à notre affection, avait déjà détourné le nom d'un tisonnier pour en faire celui " d'un comédien raté " (ringard. A ce propos, je tiens à signaler que le ringard n'est pas un mauvais, mais un raté. On peut avoir énormément de talent, et louper sa carrière... c'était à l'origine dans ce cas là, et dans ce cas là seulement, qu'on était un ringard. Un mauvais risque fort lui aussi de rater sa carrière, mais il ne peut pas être un ringard puisqu'il n'a pas de talent... être un ringard, ça se mérite...). André Frédérique, qui écrivait des poèmes et des petits contes absurdes, et fit même, un temps, un peu de cabarets, organisait aussi des dîners ecclésiastiques... Il donnait rendez vous à ses amis, chaque fois dans un lieu différent, et tout le monde devait arriver en soutane. C'est ainsi qu'un jour, Jean Carmet, fidèle compagnon de ces sauteries, voyant un dais noir tendu sur un cercueil dans le hall de l'adresse qui lui avait été fournie, entra, habillé en prêtre ne l'oublions pas, en disant : " Alors là, merde, les copains, nom de Dieu, vous n'y êtes pas allés de main morte... " Hélas, il s'était trompé d'adresse, et s'était présenté par hasard là où il y avait une véritable veillée mortuaire...

André Frédérique ? C'est lui qui a inventé le principe du " dîner de cons "... bien avant la pièce et le film à succès ! A ce propos, je me suis laissé conter que, encore plus méchant, il avait prévu de faire des " dîners de pères... ". Comme dans le dîner de cons dont je rappelle le principe : invitez chez vous un con et des amis. Faîtes briller le con en lui donnant l'occasion de raconter sa minable existence et ses lamentables goûts en feignant l'admiration... Encouragez-le dans cette démarche : plus le con sera persuadé de l'intérêt de son propos, plus le plaisir de l'auditeur sera grand... Dans le " dîner de pères ", l'idée était la même : invitez votre père, vos amis, et faites briller votre père... Comme le con, le père saura lui aussi raconter toutes les sottises et fatuités qui sauront le rendre ridicule aux yeux de vos amis...
Tiens, encore un petit poème pour se détendre :


C'est dans la cheminée
Qu'un ramoneur trouva
Dans le goudron collés
Six dés en bon état.
Moralité : la suie, six dés.(1)

(1) ce titre n'est pas terrible, mais je n'ai pas trouvé mieux.


Nous y voilà. Le second degré est là. Une situation normale. Pour ne pas dire ordinaire. Un repas entre amis. On fait parler l'un des convives. Celui-ci ne sait pas qu'il est épié par des yeux des oreilles et des esprits critiques. Il se comporte normalement. Il raconte ce qu'il est... Normalement, simplement, ordinairement. Il ne cherche pas à se faire remarquer. Il est ce qu'il est. Et c'est ce qu'il est qui sera, ou pas, considéré par les autres convives, comme second degré...
Le " second degré ", ce n'est pas de raconter des énormités de plus en plus grasses, pétillantes ou complexes, pour briller, mais de dire, sans chercher d'effet, ce qui t'a interpellé, troublé, amusé, gêné, et ce seront aux personnes qui t'écoutent de réagir, si elles sont en même temps que toi interpellées, troublées, amusées, gênées au " premier degré ", ou, au " second degré ", si elles ne sont pas en phase avec ton propos. Le second degré n'est en fait rien d'autre que le second barreau de l'échelle des valeurs inventée par André Frédérique. Une seule situation, mais une double lecture ! Un changement d'angle dans la perception.
Exemple :
Tu te rends au cirque. Viennent les clowns. Tout le monde rit. Toi aussi. Mais si tes voisins s'amusent parce qu'ils trouvent drôles leurs facéties, toi tu ris parce que tu les trouves ridicules...Second degré ! Le second degré, est un rire décalé, et parfois, de connivence... avec soi-même... car comme le disait Desproges : " on peut rire de tout mais pas avec tout le monde... " Donc, lorsque monsieur Belmer, patron de Canal, nous dit que sa chaîne fait du second degré... Il se trompe ! Ce n'est pas le créateur qui fait du second degré, mais c'est au spectateur de considérer que l'œuvre en question est à apprécier, ou pas, au second degré...
Les programmes de Canal sont bien sûr, souvent destinés à être pris au premier degré, comme ceux des autres chaînes. D'ailleurs, faire autre chose, serait se mettre en marge du commerce audiovisuel, et pour autant que je le sache, ce n'est pas du tout le but recherché par les actionnaires... à moins que le monde n'ait brusquement complètement changé ...
Si je me suis trompé, je vous présente mes excuses.


Avez-vous remarqué que tout le monde s'inquiète du sort des deux journalistes français qui ont été kidnappés en Irak ? " Aucun être humain ne peut supporter ce qu'ils endurent ", et je partage cette opinion. Pourtant, j'ai appris tout à fait par hasard, aux infos de France Inter Mercredi 8 septembre, qu'il y avait une troisième personne, leur chauffeur, kidnappé en même temps que nos deux journalistes. Jusque là, personne ne m'avait informé de ça... Il faut donc croire que : soit les trois kidnappés sont des êtres humains, mais les deux journalistes le sont encore plus, soit qu'il n'y a que deux êtres humains... Après tout, c'est vrai aussi qu'un chauffeur ? Hein ?...


J'userai toutes les guitares
Contre tous les " Chants du départ "
De nos sinistres Babylone
Afin qu'à tout " Chemin des Dames "
Nous préférions suivre en nos femmes
Nos chemins d'hommes !

A La Courneuve ce matin
Une balle a tué un gamin
Un gosse qui jouait aux billes
Que m'importe qu'il ait été
Martien, Français, Black, étranger
Il jouait aux billes

S'il faut en croire le journal
Ce n'est qu'un fait divers banal
Une bavure un dérapage
Une information à glisser
Après les pub et le quinté
En bas de page

Pourtant ce gosse avait dix ans
L'âge qu'a mon fils à présent
Comme lui bouillonnant de sève
Comme lui riant à la vie
Lorsque la balle d'un fusil
Brisa le rêve

J'exècre vos collections d'armes
Prétendus pistolets d'alarmes
Et vos chiens rédempteurs de nègres
A la Courneuve ce matin
Une balle a tué un gamin
Aux rouges lèvres.

Au revoir mes belles amoureuses et les jeunes fous. Rendez-vous au mois d'Octobre. N'oubliez pas que je compte sur vous pour le prochain album : sans vous ce sera la cata. Continuez à m'écrire et racontez-moi vos histoires. Les vraies ! Celles qui vous arrivent, vous amusent et celles qui vous choquent aussi. Nous en parlerons ensemble. Tiens, pour terminer : le mois dernier, j'étais en vacances en Corse. A midi, dans un resto de St Florent, j'entendis, quoi qu'ils fussent assez discrets, les serveurs chuchoter entre eux : " Mais si j'te dis qu'c'est Corbier... Mais si... mais non... " Au bout d'un moment, ils se mirent en devoir de convaincre une petite serveuse d'aller demander... Et j'ai vu, je vous promets que c'est vrai, la gamine se précipiter sur un type, qui était à la table à côté de la mienne, pour lui demander s'il était bien Corbier... Le plus rigolo, c'est que les autres serveurs lui faisaient des grands signes pour qu'elle revienne vers moi, mais elle ne voyait rien, n'entendait rien, et elle insistait : " Allez, c'est vous, disait-elle au bonhomme rondouillard et glabre, vous êtes Corbier du Club Dorothée... je vous ai reconnu... ". Encore plus chouette : le type, au bout d'un moment, s'est prêté au jeu... sans doute pour ne pas faire de la peine à la petite, et je l'ai entendu dire d'une voix sépulcrale : " En effet, je suis bien celui auquel vous pensez... " ! Je me demande même s'il n'a pas signé un autographe... Pendant ce temps, je me suis esbigné vite fait, discret et serein... Tiens, j'en ris encore.
Bonne rentrée. Je vous aime.


www.francoiscorbier.com