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Tournée Belge |

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| Une belle histoire presque vraie... |
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Avant d’aller prendre l’apéro hors de mon domicile, j’aime bien me taper un verre ou deux à la maison. En général une petite framboise. La couleur me met en forme. C’est doux, gouleyant, et quand j’arrive chez les copains : je me sens bien ! Jovial et prêt à faire la fête.
Ce jour-là, chez mes copains, ils venaient de recevoir une bouteille d’alcool de pêches pas piquée des vers. On était quatre. Quand on l’a reposée, elle avait pris une fichue claque, je te dis que ça ! Une petite pêche derrière la cravate ! Allez deux ! Et trois et quatre ! On a chanté Zizou « Et un et deux et trois » et la Marseillaise... Une petite pêche, ça te la donne ! C’est que des bonnes choses là-dedans ! Ça ne peut pas faire de mal à l’impétrant qui vient d’obtenir sa charge ! Justement, on commençait à être sérieusement chargé.
On s’est mis à table. Après le repas, histoire de faire passer le pinard qu’était un peu raide et pas volumineux, un litre et demi chacun voire deux mais pas d’excès, on s’est gobé une petite poire et même deux pour tester des marques et voir s’il y avait une différence d’une bouteille à l’autre, et comme il restait de la semaine précédente une petite eau de vie d’abricot, on a fini la soirée avec. Personnellement je n’en ai repris que trois fois parce que j’avais la route à faire et la bagnole ne sait pas faire le trajet toute seule.
Je n’avais pas fait trois cents mètres au volant que je tombe sur un barrage de policiers en uniforme.
Très sympas les gars.
On s’est pris une petite prune.
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Coucou de Suisse... |
Au pays des cigares, du chocolat, des montres, des comptes bancaires numérotés et des neiges éternelles, je me suis tout de suite senti chez moi. Normal : je ne fume plus, les sucreries me sont interdites, je ne suis jamais à l’heure, mon banquier me court après depuis des années et j’ai horreur du ski.
Il y avait bien longtemps que je n’avais pas mis les pieds à Genève. La dernière fois que j’avais failli le faire c’était le 30 janvier dernier, Hélas ce jour-là une lyonnaise plaque de verglas m’avait expédié pour trois jours à l’hôpital... 90 jours d’arrêt de travail et le poignet en miettes... (Voir Petit Corbinou du 15 janvier et les numéros suivants)
J’adore la Suisse.
Voilà quelques années un copain m’avait donné rendez-vous derrière la gare de Genève et j’avais passé ma journée à signer des autographes à des dames peu vêtues qui semblaient attendre un monsieur sans parvenir à se souvenir duquel...
Une autre fois, le producteur d’une émission de la TV Suisse Romande m’avait dit : « Écoute coco, je te rembourse un billet d’avion, mais ne t’emmerde pas, prends le train, ça te coûtera moins cher et tu gagneras un peu plus parce que nos cachets ne sont pas très élevés ». Comme j’étais fauché (une fois de plus), j’avais trouvé l’idée sympathique et généreuse et tout se serait sans doute parfaitement déroulé si le train faisant halte dans une gare de triage, pour changer de loco, ne s’était scindé en deux parties me laissant dans celle qui ne repartait pas... Je m’étais donc vu contraint de sauter, en escarpins, hors du wagon dans quatre-vingts centimètres de poudreuse, sac de voyage et guitare au-dessus de la tête avant de parvenir à me jeter dans un taxi pour couvrir les 30 derniers kilomètres me séparant de la télé. Comme je n’étais pas en avance, le chauffeur avait opté pour une sinueuse route de montagne qui, m’avait-il assuré, « nous ferait gagner du temps... »
Après avoir, trente fois sur la route verglacée, pensé finir mon existence dans un ravin nous arrivâmes au poste frontalier, le douanier qui n’avait sans doute pas vu de Français depuis la bataille de Marignan ne dissimula pas le plaisir qu’il avait à me rencontrer...
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Coucou de Suisse - suite |
Consciencieux, calme et méticuleux, il avait, avec politesse et détermination, entrepris de vérifier mon identité, mon contrat de travail puis, rassuré sur ma qualité, avait tenu à palper les coutures de ma veste, les revers de mon pantalon et tambouriné, l’oreille aux aguets, sur les talons de mes godasses. Ensuite, il m’avait prié de relever mes cheveux (sans doute devait-il s’attendre à trouver sous mes poils quelques lingots habilement dissimulés) puis s’était attaqué à mon sac de voyage. Ma trousse de toilette l’avait particulièrement intrigué. Sans doute n’en avait-il jamais vu. Je me souviens d’ailleurs qu’il avait, non sans élégance dans le geste, ouvert l’étui à savon, appuyé sur le tube dentifrice, retourné le gant de toilette, tenté de dévisser le manche de mon rasoir...
Sans doute amateur de musique, il avait gardé la guitare pour la fin... Il me demanda de la sortir de son étui, et l’ayant saisie la secoua sans ménagement au-dessus de sa tête en regardant par le trou de la rosace, palpant le manche et tournant les mécaniques... Enfin, quand il s’était mis à souffler dans les petits sachets qui renferment les cordes de guitare, je m’étais permis de lui demander s’il cherchait quelque chose, il m’avait répondu avec ce bel accent des sommets : « Je cherche rien du tout m’sieur ! J’fais mon métier... » Je vous promets que je n’invente rien. Il faisait un froid de canard. Le chauffeur s’était réfugié dans le poste de douane et je faisais l’andouille en sautant d’un pied sur l’autre pour me réchauffer. Quand, enfin, il m’autorisa à repartir, deux heures s’étaient amplement écoulées.
J’avais le nez qui accusait une sérieuse fuite, et en arrivant devant le hall de la SSR, la note du taxi dépassait allégrement l’économie que j’avais prévu de réaliser en ne prenant pas l’avion ! De plus comme il était trop tard, l’émission s’était faite sans moi...
Trente ans plus tard, le copain producteur continue à me faire la gueule... Jamais plus je n’ai eu de ses nouvelles... Étrange non ?
J’aime la Suisse.
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Coucou de Suisse - fin... |
Une autre fois, en arrivant dans un café-théâtre de la banlieue de Genève (Vevey, peut-être) j’avais été accueilli par une jeune femme quelque peu dépressive dont l’époux s’était évadé trois jours plus tôt avec une blonde... Cette pauvre malheureuse entre deux sanglots rentrés m’avait expliqué que puisque j’avais été engagé par son mari fugueur, elle se voyait dans l’impossibilité de me faire passer dans son établissement !!! J’étais en quelque sorte devenu le responsable de ses malheurs, quoi ! Magnanime elle m’avait cependant remboursé mon billet de train et offert un semblant de cachet dont la valeur aurait fait hurler de rire les patrons des cabarets parisiens, pourtant peu réputés pour leur générosité...
J’aime la Suisse.
Ce coup-ci, en arrivant à Genève je me suis tout de suite senti chez moi. Il ne pouvait pas y avoir de problème puisque tout avait été préparé de longue date, signé, prévu, annoncé ! Les copains qui avaient eu la gentillesse de me contacter s’étaient remués comme des beaux diables et pour que les Helvètes n’ignorent rien de ma venue, j’avais répondu à de nombreuses interviews pour la presse écrite. Mieux encore les radios locales faisaient ma pub toutes les heures et des copains suisses m’avaient fait des papiers sur le web. Encore mieux, la télé la plus populaire du coin avait même annoncé mon arrivée et 300 affichettes avaient envahi la ville ! Bref, il était impossible qu’il se passât quoi que ce soit qui n’ait été envisagé, pesé, prévu !
Et en effet, tout s’est parfaitement déroulé.
OUF !!!
Je pourrais, bien sûr, regretter que le public suisse ne soit pas venu au spectacle... Mais après tout, ces gens avaient sans doute d’autres choses à faire et ce serait être de bien mauvaise foi que se plaindre de chanter dans une salle au quart pleine alors que la fois précédente, dans le café-théâtre de la dépressive, je n’avais pas chanté du tout... d’ailleurs la salle était vide !
J’aurais donc tout lieu de considérer ce nouveau voyage comme un exemple de perfection helvétique si je n’avais, à l’heure de quitter Genève, été dans l’impossibilité d’utiliser la boîte de vitesse de ma bagnole... Or, on voudra bien me l’accorder : une voiture à transmission dans laquelle l’embrayage est soudé n’est rien d’autre qu’un boulet avec un volant !... Alors je suis resté une nuit et une journée de plus en Suisse le temps qu’on m’installe un embrayage tout nouveau ainsi qu’un bel éclairage, parce qu’en vérifiant la voiture le garagiste s’est aperçu que j’avais un phare de niqué !...
Moralité : L’Helvétie et la lanterne ?...
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Maquillage... |
Voilà quelques années, une blague circulait chez nous. Un type demandait à un autre : " Tu as déjà vu un enterrement chinois toi ? Non disait l’autre. Ben moi non plus et toutes les personnes auxquelles j’en ai parlé n’en ont jamais vu non plus... Et tu as remarqué qu’il y a de plus en plus de restaurants chinois ?..."
Une fois de plus la réalité semble dépasser la fiction avec cette information qui m’a été envoyée de Genève par l’ami Jean-Pierre Sculati. Je vous la livre en l’état !
"Une société cosmétique chinoise utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe."The Guardian" livre une enquête stupéfiante en matière d'industrie cosmétique, qui lève le voile sur des pratiques qualifiées de "traditionnelles" par des employés de la compagnie chinoise qu'il a interrogés. Il s'agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l'on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides. Toujours de même source, le journal note qu'en Chine, il est d'usage de récolter "la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de « biotechnologie » situées dans la province septentrionale d’Heilongjiang". Les produits sont exportés vers l'Europe via HongKong."
Si un jour on me demande à nouveau de venir faire l’andouille à la télé : si la maquilleuse est chinoise, je lui fous mon poing sur la gueule !!!
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Une bonne idée |
Nos amis de l’Union pour la Majorité Présidentielle ont décidé de nous contacter par courriel. On ne les connaît pas ces braves gars de l’UMP, mais ils possèdent nos adresses. Je présume que les personnes qui s’occupent de la Commission Nationale Informatique et Liberté, sauront s’émouvoir de ces pourriels politiques... En tout cas, si permission est donnée à un parti politique d’agir de cette manière, je ne vois pas pourquoi on pourrait m’interdire de faire la même chose... Il me suffira de récupérer un maximum d’adresses électroniques pour signaler au monde entier ma présence ici ou là !... Certes, les salles où j’officie ne contiennent que rarement plus de vingt-deux places, mais bon, s’il y a la queue dehors, ça finira forcément par intéresser aussi les Français qui vivent dans le coin... Mais là n’est pas mon sujet, j’aimerais vous faire part d’un truc que propose un copain. Lisez bien, ce n’est pas complètement stupide...
Et si on se mettait tous à jouer au con... Quand vous recevez de la publicité avec votre facture d'électricité ou de téléphone, joignez-la avec votre paiement. Laissez à la compagnie concernée le soin de s'en débarrasser. Quand vous recevez dans votre courrier ces lettres de pré-approbation pour des cartes de crédits, prêts automobiles etc., la plupart sont accompagnées d'enveloppes de retour pré-affranchies... Pourquoi ne pas en profiter pour vous débarrasser d'autres courriers inutiles, qui encombrent vos boîtes à lettres : coupons de rabais sur les pizzas, offres exceptionnelles de Carrefour, de Leclerc, pub pour du pâté, des lunettes, des slips, du papier-cul et autres offres du même genre ? N’hésitez plus. Prenez ces pubs, mettez-les dans les jolies enveloppes pré-affranchies, et postez tout ça ! Si vous voulez demeurer anonyme, pensez à vous assurer que votre nom n'est pas écrit sur l'un ou l'autre des documents que vous retournez.
Au bout d'un moment, si nous nous y mettons tous, il se pourrait que les banques, compagnies de crédits et autres marchands de pizza se voient débordées par la réception de toutes les cochonneries qu'elles ont envoyées. Elles seront du coup mieux à même d’apprécier le plaisir de recevoir toutes ces insanités... Le meilleur dans tout ça c'est qu'elles paieront elles-mêmes pour l'enveloppe et le timbre! (2 fois : l'envoi et le retour)
Pas beau ça ?
Personnellement je vois au moins deux raisons pour faire ça :
Un - Vous emmerderez ces connards qui n’en veulent qu’à votre porte-monnaie
Deux - Vous éviterez aux éboueurs les poubelles trop lourdes qui engendrent les tours de reins et développent l’absentéisme au boulot, provoquant la ruine de la Sécurité Sociale.
Renvoyer dans les enveloppes pré-timbrées les publicités que vous n’avez pas sollicitées, c’est faire un geste citoyen ! Ne manquez pas de le faire.
Faites circuler l’info... Pour une fois ça fera une chaîne un peu moins conne que les autres.... Merci !
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Épilogue |
Je
vous raconterai le mois prochain comment s’est déroulé
mon séjour outre-Quiévrain, et si l’ami
Jésus qui organise le Cassoulet Show (on parle d’une
troisième édition pour l’été
prochain) se décide à me faire parvenir des
clichés du Cassoulet Show 2, ,je vous en parlerai aussi.
Allez, je vais me laver les pieds, il paraît que ce
serait un bienfait pour l'humanité. Vous verrez
qu'un jour j'aurai le Prix Nobel du pied propre.
Bisous aux gars et une grande claque virile dans le dos des
filles. Heu à moins que ce ne soit le contraire...
Choisissez et n'en parlons plus !
Corbinou
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