 |
|
|
|
 |
 |
 |
Faudra-t-il
que je me suicide en avalant ma guitare sur le parvis de Notre Dame
après avoir convoqué la presse écrite, la télé,
les radios, les tueurs de la Villette, Jean-Michel Jarre et Sainte
Bernadette Chirac pour qu’enfin, ma vie achevée, vous
réalisiez qu’en effet j’avais envie de vous faire
plaisir ? Ah ! Peuple ingrat… Je vous connais ! Après
mon trépas, léchant ma pierre tombale, et versant
un pleur d’acide qui vous rongera la joue, vous direz : «
C’était un bon garçon, il ne méritait
pas une fin aussi pitoyable, nous aurions dû l’aider,
lui faire un chèque de 13 € qui lui aurait permis de
réaliser son ultime CD… » Ce n’était
pas grand-chose ! Treize Euros ! Nous pouvions le faire ! Nous en
dépensons ridiculement chaque jour autant pour nos clopes,
le Loto, le Quinté,… et nous ne l’avons pas fait
! Alors, battant votre coulpe, vous ajouterez en regardant votre
bracelet montre : « Merde ! Il est déjà cinq
heures, y’a Loulette qui m’attend et je n’ai pas
de préservatif ! »
Pour récupérer ces 13 € qui vous permettront
de recevoir un superbe CD tout neuf avec une photo de moi et des
trucs écrit au dos, que dois-je faire ? Que dois-je dire
? En quelle langue ? À quelle porte de votre cœur, de
votre cerveau, de votre âme, dois-je frapper ? Quelle est
la couleur de ma chaussette droite sachant que la gauche est mauve
? Autant de questions qui m’assaillent, autant d’interrogations
sous-jacentes qui m’interpellent et restent hélas sans
réponse ! Autant de points, de problèmes, de sujets,
sur lesquels les philosophes des siècles à venir n’en
finiront pas de gloser et qui me laissent sur le flanc ! Ah ! Je
pourrais bien sûr aller vous braquer, chez vous, les uns après
les autres, en me faisant aider par ces gamins bien plus habiles
que moi, qui ont depuis longtemps appris à racketter leurs
copains à la sortie des classes… Mais vue la lourdeur
des peines encourues, je ne me sens pas de faire la sortie des écoles…
Alors ?... Alors, je vais faire ce que je vous ai annoncé
: je vais bouffer ma guitare ! En entier ! Les cordes d’abord,
puis le bois, les mécaniques ! Le chevalet, les frets, le
sillet, la table d’harmonie, les éclisses et comme
dans le gruyère, le meilleur sera le trou ! Tout y passera
! Je ne laisserai rien ! Et lorsque mon âme aura quitté
mon corps, pendant la crémation, soyez sympa : passez mon
dernier CD. Merci !
|
 |
|
|
|
|
| |
|
|
|
 |
|
 |
Les water-closets sont des lieux charmants dans
lesquels on peut rêver à loisir, lire des revues, des
romans ou de la poésie en restant assis. Il est utile d’y
aller régulièrement…
Une année, à Boston, je me promenais dans les rues,
lorsque tout à coup une folle envie d’uriner me monte
à la gorge. Vous connaissez ça, je suppose. Je me
précipite chez un commerçant et, fort de mes trois
mots d’Anglais, je lui dis : " Where are your water-closets
? " Devant l’œil particulièrement arrondi
du commerçant, je me suis dit : " tiens, ça doit
pas s’appeler comme ça chez ces sauvages… "
Quand la vessie crie au secours, personne ne peut résister
! Faut que ça sorte ! Moi, dans ces cas-là, je suis
prêt à tout ! Et puisque cette andouille ne comprend
pas l’anglais, me voilà mimant dans la boutique mon
besoin de pisser en sautillant d’un pied sur l’autre
et bruitant : pss pss pss pss… Brusquement, sous son crâne
d’anthropopithèque la lumière jaillit ! "Restroom"
qu’il me dit ! Il m’aurait dit W. Bush que j’aurais
dit O.K. (quand la vessie est pleine, toutes les tinettes sont bonnes
à prendre). Malheureusement, il n’en avait pas, de
"restroom…". Alors, je l’ai quitté
un peu précipitamment, et j'ai foncé chez le commerçant
suivant ! Je suis certain que vous auriez fait la même chose
à ma place. Pas de pot, pas de chiottes là non plus…
Et chez les suivants, idem ! Chez les cinquante que j’ai visités,
en faisant chaque fois la danse du scalp, la main sur la braguette
et les genoux serrés, sautillant d'un pied sur l'autre en
bruitant le mime avec la petite chanson pss pss pss, la même
réponse m’a été fournie : "Ho yes
! Restroom ! Sorry…". J’ai fini par comprendre
que les commerçants de Boston ne pissaient jamais…
J’en aurais sans doute crevé si une idée de
génie n’avait traversé mon cerveau malade :
L’Ambassade de France ! L’Ambassade de France : c’est
la France ! Et en France, comme tout le monde parle français,
lorsqu’on dit : "water-closets " tout le monde comprend
! Au premier taxi qui a pointé son museau, j’ai dit
: « French Ambassy… » Le type m’a dit :
« O.K. ! » Il a mis le contact, il a fait douze mètres,
il s’est arrêté devant une grande bâtisse,
en disant : "Here !". Ce qui tendrait à prouver
que le chauffeur de taxi Américain est plus doué pour
les langues que son confrère Parisien puisqu'il parle Anglais.
Comme je n’avais pas de monnaie, je lui ai filé un
billet de dix dollars… (ce sont là les douze mètres
les plus chers du monde) Et je suis entré dans l’ambassade.
Une jolie brunette derrière un comptoir m’a dit : «
Yes ?... » Pipi j’ai dit. La voix étranglée,
l’œil exorbité, la sueur au front, la lèvre
molle, la douleur au ventre, et sautillant comme chez les commerçants,
mais de moins en moins haut. Forcément…
_Ah, qu’elle a fait, vous êtes français ? Moi
aussi, qu’elle a même ajouté. Je viens de Clermont
Ferrand, comme notre ancien Président de la République,
mais j’ai fait mes études à Paris, vous connaissez
le Boulevard St Mi…
_FAUT QU’JE PISSE BORDEL ! FAUT QUE JE PISSE ! C’EST
OU ?... J’ai hurlé ! La bave au bord des lèvres,
l’œil exorbité, le teint bistre et la voix blanche
! Je ne tenais pratiquement plus debout. Et j’ai même
ajouté : « VITE, OU JE VAIS ME PISSER D’SSUS
… » La demoiselle de Clermont Ferrand, elle a tout de
suite réalisé que c’était du sérieux…
Elle m’a fait passer de l’autre côté du
guichet et elle m’a emmené aux gogues… En fouillant
au plus profond de ma mémoire, je n’ai pas de souvenir
plus heureux que cet instant. Je me suis vidé avec une petite
larme d’hébétude au coin de l’œil
droit et en disant : « Vive Clermont Ferrand ! Son port de
plaisance et sa marine hauturière… »
J’ai pu obtenir par l’intermédiaire d’un
copain qui travaille aux renseignements généraux,
une photo de moi qui a été prise au moment où
je suis entré dans les toilettes de l’ambassade de
France à Boston. Le cliché n’est sans doute
pas excellent, mais il est tout à fait représentatif
de l’état d’esprit dans lequel j’étais
à cet instant…
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
 |
Monsieur Corbier,
Si votre haine n'a dégale que votre vanité et votre égo, je vous trouve bien pathétique. Le seul fait de vous avoir mie au coté de Lalanne et Renaud justifie une haine aussi grande, vous vous sur estimé.
Je vous signal que l'utilisation de media dans le but de faire de la diffamation et des insultes (très grave) sont répréhensible pas le code pénal. Je vous signale que les suporters du PSG viennent de tous les horisons et qu'ils sont a l'image de la capital, parmi eux se trouve des juifs, des noirs, des arabe et bien d'autre origine encore. Alors le fait de traité de nazi toute ces personnes "place plus enviable qu'à la droite d'Adolphe et de Benito" est très choquant, surement que certaine de ces personnes ont eu de la famille qui a été déporté durant le seconde guerre mondial.
Monsieur, ce que vous avez écrit est inadmissible et poura faire l'objet de poursuite judicière si vous ne faite pas d'excuse sincère sur votre site. Le fait d'avoir du vocabulaire ne doit pas vous empécher de réfléchir sur la violance de vos "écrit" et j'espère que la prochaine fois que vous tiendrez des propos aussi haineux, vous vous renseignerez au sujet de ceux que vous insultez et non découter des on dit.
Un suporter du PSG fière de ne pas vous savoir parmis les suporters du PSG, car la haine n'a pas sa place dans un stade de foot. |
 |
|
|
|
|
 |
|
 |
Il est manifeste que mes paroles n'ont pas été comprises. J'ai à la suite de ce papier reçu plusieurs plaintes qui pour certaines m'ont semblé justifiées. Je veux donc revenir sur mes propos et dire qu'il n'a jamais été dans mes intentions d'insinuer que tous les supporters du PSG n'étaient qu'un ramassis de fascistes. Nous savons tous qu'à une époque, heureusement révolue, certaines tribunes du Parc des Princes ont connu des heures peu glorieuses de hooliganisme et de gestes déplacés. Il appert que ça n'a jamais été le cas de la tribune d'Auteuil, et nous devons nous en féliciter. Mon but n'était donc pas d'insulter les supporters en les associant aux bourreaux nazis dont je conchie vertement la mémoire. Je sais parfaitement quelle douleur peuvent ressentir les personnes qui ont eu à souffrir de la barbarie fasciste. Innocentes victimes de la sottise et des préjugés. Je veux donc ici présenter mes excuses sincères aux supporters de la tribune d'Auteuil qui se seraient à tort sentis visés. Afin de lever toute équivoque, le texte original publié dans le n°15 du Petit Corbinou a été repensé.
François CorBier le chanteur anthume pour Le Petit Corbinou. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
 |
 |
 |
Tout le monde en a vu. On ne les connaît pas sous ce nom là, mais on les connaît tout de même. Il s'agit des mouches bleues. Le xylocope, c'est la mouche bleue... Vous voyez ce que je veux dire ? Ces grosses mouches bleues, d'un bleu un peu mordoré avec de jolis reflets. Les spécialistes la classent dans la catégorie des insectes voisins de l'abeille. On l'appelle même l'abeille charpentière, parce qu'elle creuse son nid dans le bois. Bref, si je vous parle de cet insecte, c'est surtout parce qu'il y a une question que vous vous êtes sans doute posée et dont j'ai enfin trouvé la réponse. Pourquoi cet animal répugnant est-il bleu ? J'aime le bleu. Le ciel bleu, la mer bleue, les yeux bleus, comme près de soixante dix pour cent des Français, tout ce qui est bleu m'attire. Je suis comme ça. Le bleu est ma couleur préférée. Or, je déteste les mouches bleues... Et après avoir longuement réfléchi, j'ai trouvé la seule explication possible à la couleur de ces bestioles : si les mouches sont bleues, c'est pour que les merdes les reconnaissent !!!
|
 |
|
|
|
|
| |
|
|
|
| |
|
|
|
 |
 |
 |
Merci à celles et ceux qui m'ont fait parvenir leur chèque pour le nouvel album. Mon frangin qui s'occupe de la Cie de la Ruelle ma dit : "Ce n'est pas encore avec ce que j'ai reçu que je vais pouvoir aller passer mes vacances aux Bahamas... Mais comme on dit dans le showbiz, ça frémis. Je le sens."
Moi aussi je le sens, vous m'écrivez pour me dire des trucs du genre : dès que j'ai reçu mon chèque de fin de mois, je passe la commande... C'est vachement gentil, je le savais ! Vous êtes des amours. Bon, je n'aurai sans doute pas les moyens d'engager Michael Jackson comme choriste, ni Birelli Lagrene pour les solos de guitares... Mais ça fait rien, je me rabattrai sur Mireille Mathieu et Guy Béart, beaucoup moins chers. Cela dit, j'ai confiance, car comme pour le Téléthon... J'ai pas mal de promesses, et la souscription, c'est jusqu'au 31 Décembre. On saura tout le 15 Janvier. En parallèle je me remue le fion, et je cours partout pour trouver des sponsors... On ne sait pas... Si ça se trouve, je vais convaincre l'Elysée de me produire... Hé... On sait pas... En attendant, pour ceux qui n'ont pas suivi l'histoire, voici le protocole et les prix.
Les commandes se font à l'adresse suivante :
La Cie de la Ruelle, 3 Ruelle des pierres. 77 220 Presles en Brie.
Un disque : 13 Euros
Deux disques 25 Euros
Cinq disques 60 Euros. Un ancien album en cadeau.
Dix disques 120 Euros. 1 disque en cadeau plus 2 anciens albums.
Les prix s'entendent pour chaque commande Frais de port inclus.
La quête s'achèvera le 31 Décembre 04.
Au-delà de cette date, les disques passeront à 15 Euros.
La livraison est prévue pour le mois d'août.
On peut bien sûr toujours commander les anciens albums à la même adresse, toujours au même prix : 11 Euros l'album
21 Euros les deux,Frais de port inclus.
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
| |
|
| |
|
www.francoiscorbier.com
|