Salut
Fête de la pomme
Cerveau
Guitare
L'arrêt du 118
Eh bien voilà
hein, quand même, y a pas de raison... (bon, là, y faut que j'arrête le titre parce que c'est manifestement trop long et comme vous n'avez sans doute pas que ça à foutre que de lire des titres à la mords-moi les jambons qui n'en finissent plus, attends, je reprends mon souffle... allez, j'y vais !)

C'était génial ! Gé-nial ! Deux soirées magnifiques. Comme vous vous en souvenez sans doute, je vous l'avais assez annoncé (par le Petit Corbinou et sur le site, sans compter ceux qui ont reçu un courrier personnalisé), nous avions avec ma prod, décidé de commencer la tournée 2003-2004 par Paris où je n'étais pas venu chanter depuis déjà deux années. Nous avions choisi un petit lieu d'excellente réputation, et nous avons bien fait, l'accueil y fut irréprochable. Et surtout, vous êtes venus. En nombre. Bien sûr, le lieu est petit, mais partout où je vais aussi... donc, tout était dans la normalité. Le Limonaire, puisque c'est de ce café chantant qu'il s'agit, accepte normalement 50 personnes à table, et une quinzaine debout au bar. Les deux soirs nous avons tourné à 80 ! C'est-y pas beau ça ? Certains étaient assis par terre entre les tables ! D'autres n'ont pas pu rentrer... C'était un mercredi et un jeudi, je n'ose pas imaginer ce qui se serait passé si nous avions opté pour une fin de semaine... Du coup, des gens de mon entourage commencent à se demander si on ne devrait pas organiser une tournée dans Paris... l'idée me plaît bien... Nous en reparlerons ! De toutes façons, je suis persuadé que je reviendrai au Limonaire, chanter. Merci à tous et une grosse bise à Noëlle qui s'occupe de la destinée de l'endroit, un big salut à tous les copains qui ont eu la gentillesse de venir à ces deux soirées, avec bien sûr une pensée particulière pour l'ami Christian Pacoud dont les avis furent, en l'occurrence, déterminants.
Allez ! Aut'choz'
En souvenir d'Adam (un gars dans le cou), depuis quelques années, un peu partout, mais plus particulièrement en Normandie, de braves gens ont décidé de célébrer la pomme et son pépin.
Cette fois, c'est à Presles-en-Brie, qui, comme son nom l'indique, n'est pas du tout en Normandie, mais qui, bizarrement, est justement située là où est domiciliée La Compagnie de la Ruelle... (Mais si vous savez bien ... la compagnie qui fait ma prod... ça y est ? vous dormez un peu aujourd'hui...) que je suis allé me promener. C'était très sympa ! Des tas d'exposants avec des trucs rigolos, jolis, intelligents, curieux (le calendrier des lunes... c'est curieux non ?) un type proposait des objets en ivoire végétal...très beau !) et puis bien sûr du cidre, du pain à la pomme, des bonbons à la pomme, des médicaments à la pomme, de la gelée de jus de cidre (excellent sur des mignons de porc), des sculptures en pommes, des peintures de pommiers réalisées avec des pigments de pommes importées du Haut Katmandou, des bonnets de ski (dans la Brie, il y a des montagnes éblouissantes) en épluchures de pommes traitées à la plasticine goménolée et badigeonnée au bouillon gras comme disait mon oncle René, le ciel ait son âme, et en prime la dame un peu forte qui présente à la téloche le jeu Le Maillon Faible. D'après des habitants du coin, cette animatrice est une bonne pomme ! Ça tombe bien ! Bref, c'était très sympa, le maire est tout à fait charmant, et j'y retournerai, surtout si ma femme continue d'y exposer ses œuvres en soie comme elle le fait depuis trois ans... Bon, vous pensez bien que si je vous parle de tout ça, c'est parce qu'il y avait autre chose... Pas sot ! C'est vrai que j'aime bien les pommes (surtout quand elles se transforment en calva) mais enfin, y a pas que les fruits dans la vie, y a aussi les gens.
En général, vous avez dû le remarquer, lorsqu'on porte un tee-shirt sur lequel il y a quelque chose d'écrit, c'est qu'on est en accointance avec ce qui est écrit dessus ! J'entends par là que si tu portes un truc sur lequel il est gravé à l'encre grasse: " Machin est un con ! " c'est sans doute parce que tu considères (à tort ou à raison) que Machin n'est, non seulement pas un génie, mais en plus un abruti, et tu as décidé d'en faire part au monde entier, en tout cas, à tous ceux qui passent devant ton buste arborant fièrement le slogan. Donc à la fête de la pomme, passe un type qui portait un sweat sur lequel il était loisible à tout un chacun de lire à hauteur des fesses (donc dans le dos du monsieur) en caractères gras : PARK. J'admets que mon anglais est rudimentaire, mais j'ai tout de même instantanément traduit : GARAGE. Et c'est là que ça m'a interpellé... Ce brave homme voulait-il nous signaler que son troufignou est un garage ! Pourquoi pas ? Mais un garage à quoi ? (Les filles me pardonneront)... Dépassant le monsieur, dans le sens contraire de la marche, pour être face à lui, je découvre non sans amusement que sur le devant de son pull était écrit à hauteur de la zigounette : EDEN.... Que j'ai bien évidemment immédiatement traduit par : PARADIS .
Donc, je me suis dit que je ne m'étais pas trompé, et que le monsieur était fier de signaler à ceux qui le croisent que non seulement son fion est un garage, mais sa bite la maison de Dieu.
S'il n'avait pas été aussi costaud et entouré de sa femme et de ses enfants, je lui en aurais sans doute parlé, mais là, je me suis senti un peu lâche ! Que voulez-vous, personne n'est parfait, pas même moi...
Allez, on enchaîne.
Le cerveau est, outre une gelée molle et dégueulasse à regarder quand elle sort de la boite crânienne d'un patron qui vient de se cogner accidentellement contre une clef de douze en acier trempé que tenait à la main un gentil ouvrier un peu excédé de perdre encore son emploi alors que l'entreprise fait des bénéfices..., le cerveau, dis-je, est un truc assez rigolo qui réagit vachement bien à des tas de sollicitations, même les plus neuneues...
Une sympathique internaute, m'a fait parvenir un message à peu près similaire à celui-ci, et qui viendrait de l'Université de Cambridge :
Puor ronnecatire un mot, le crevuea n'a bsieon que de la perermie et la drnirree ltrtee du mot cnocrene paceles la où il fuat les mrttee nrlamomenet. Il rmeet istnanetamnet les bnnoes lttrees au bon edrniot, et rprened sa lcterue cmmoe si de rein n'éatit...
Je ne connaissais pas ce truc, j'ai trouvé ça amusant, et j'ai tenu à vous en faire profiter !
Pevure que je ne sius pas un slae tpye !

Mais il s'avère que cette histoire n'est qu'un canular, car ça ne fonctionne pas dans toutes les langues et la preuve du canular est apportée par Jonathan Grainger, chercheur du CNRS en psychologie cognitive à l'Université d'Aix-en-Provence :""À ma connaissance, il n'y a eu aucune publication sur ce sujet de la part de mes collègues de Cambridge".

C'est dmmogae, c'étiat mrrnaat. Et on cnotunie.
Vous avez été plusieurs ces dernières semaines à me demander quels sont les accordages que j'utilise sur mes guitares lors des concerts. Dans mon immense bonté, (si,si) j'ai décidé d'accéder à votre requête (Comme je suis généreux... . je ne me lasse pas de m'étonner !)
D'abord, sachez que j'utilise des cordes de la marque Elixir. Acoustic. Custom-light. 11/52. Elles sont un peu chères c'est vrai, mais je trouve qu'elles vibrent vraiment bien. En plus, elles ont le mérite de se conserver en état de sonner convenablement, trois fois plus longtemps que les autres. Il paraît que c'est dû à une molécule !... Parle à molécule... ma tête est malade.
Bref, si vous êtes pauvres et rats, faites vous-en offrir un jeu pour le Nouvel An, et testez-les à votre tour, vous ne serez pas déçus. Vous avez tout à y gagner. Réfléchissez un instant, vous qui ne changiez vos cordes que tous les deux ans, désormais un jeu acheté le Premier Janvier 2004 vous fera usage jusqu'au 31 Décembre 2009... Merci qui ?
Venons-en maintenant à ce qui vous occupe plus particulièrement : l'accordage des grattes.
Alors voilà : L'Adamas de chez Ovation (la guitare bleue, en fibre de carbone, qui est pratiquement la même que celle que j'utilisais à la téloche) est accordée en traditionnel (en partant de la plus grave vers la plus aiguë) :
MI LA RE SOL SI MI
La seconde guitare. Yamaha, modèle Silent-guitare-folk. (Pour ceux qui ne m'ont pas encore vu sur scène, il s'agit d'une guitare sans corps, tout à fait étrange et particulière). Celle-ci est accordée en MI
MI SI MI SOL# SI MI
Enfin, la dernière gratte (la noire) Aria modèle Elecorde, je l'accorde en LA
MI LA MI LA DO# MI
Si vous craignez que ce genre d'exercice ne martyrise trop vos chevalets, baissez d'un ton.
En RE : RE LA RE FA# LA RE
En SOL : RE SOL RE SOL SI RE
Ce dernier accordage est souvent employé par les joueurs de blues, et notamment par ceux qui se servent d'un Dobro. (Guitare en métal. Je précise à l'attention de ceux qui se demandent encore pourquoi ils sont en train de lire ce papier alors qu'ils sont inscrits depuis trois ans aux cours de trombone à coulisse.)
Ces différents accordages donneront à vos guitares un coup de neuf et à vos oreilles l'envie d'écouter autre chose que nos amis staracadémiciens !...De plus chaque fois qu'en vous accordant vous casserez une corde, vous penserez à moi ! Qui c'est le plus gentil ?
Et pis c'est pas tout !
(C'est une vieille, mais personne ne la connaît. Sauf bien sûr mes plus vieux potes, mais comme ce sont des amis, ils ne diront rien et feront comme s'ils la découvraient ! C'est ça les amis...En plus comme mon frelot il ne l'aime pas trop, ça lui donnera une raison de me bouder... Il ne le fait jamais, mais tout peut encore changer... hé hé hé. Elle a été composée en 82/83 alors que j'habitais à Vincennes en face, quasiment, de l'arrêt de l'autobus 118).

A l'arrêt du 118
Son p'tit nez avait des fuites
Ses pieds pataugeaient dans l'eau
C'est vrai qu'il pleuvait à flots
A l'arrêt du 118

Pour pas la laisser s'mouiller
J'y ai passé mon ciré
Sous lequel j'avais qu'un slip
Preuve que j'suis pas un sale type

A l'arrêt du 118
Comme elle tremblait la petite
A son cou j'ai accroché
Mes bras pour la réchauffer
A l'arrêt du 118

Puis d'un coup d'langue amical
J'y-ai lavé les amygdales
Au risque d' choper sa grippe
Preuve que j'suis pas un sale type

A l'arrêt du 118
Ses p'tits seins machiavéliques
Aussitôt s'mirent à chercher
Où mes mains s'étaient cachées
A l'arrêt du 118

Et pour pas qu'elle ait bobo
C'est moi qui m'suis mis su'l'dos
Au risque d'faire une phlébite
Preuve que j'suis pas un sale type

A l'arrêt du 118
Quand l'bus a ram'né sa frite
Sans un mot sans un baiser
La petit' s'en est allée
De l'arrêt du 118

Et bon sang si j'ai pleuré
C'était pas pour mon ciré
Mais pour qu'elle me revienne vite
A l'arrêt du 118
C'est tout pour ce mois-ci. Merci à ceux qui continuent de m'écrire sur le site. J'essaye de répondre chaque fois que c'est possible. Merci à toutes celles et ceux qui ont eu la gentillesse de s'inquiéter de ma santé. (Je ne me sens pas trop mal en ce moment) et puis comme un peu de promo ne fait jamais de mal, je suis en mesure de vous annoncer (si je me trompe, il y aura un rectificatif dans le Petit Corbinou de novembre) que l'album CARNET MONDAIN est en voie d'épuisement, et qu'on ne pressera pas de nouveaux exemplaires. C'était un avis destiné aux fans et aux collectionneurs qui n'en auraient pas encore fait l'acquisition. Pour plus de renseignements, c'est comme d'habitude : Cie de la Ruelle, 3 ruelle des Pierres 77 22O Presles en Brie.

Et puisque nous parlons de disque, le nouvel opus TOI MA GUITARE ET MOI, marche fort. Youpiiiii.
Je vous aime. Corbinou !

PS
Allez vous balader sur le site : Guitariste.Com. Normalement, ils ont prévu de me consacrer un article... Chance ! A propos d'article, dans le N° de décembre de Guitare et Bass, il y aura aussi un papier sur moi... Joie !

PPS
Comme il nous reste de la place, et que le rédacteur en chef n'est pas pressé d'avoir le papier pour la mise en page, j'en profite aussi pour vous signaler un disque tout à fait sympa, et bien réalisé. Le style est dans la lignée des chansonniers anars, il s'agit de LOBO et MIE. Leur album s'intitule : DES CAILLOUX DANS LES POCHES. Ce sont deux garçons bien fondus, mais qui n'en oublient pas pour autant d'être tout à fait allumés. Très rigolos et pas con ! Ça va vous changer de la télé et de la radio... Tiens, à propos de radio, si vous avez des nouvelles d'Arthur, prévenez moi. Son équipe radio a eu la gentillesse de me faire bosser à l'œil, et j'attends toujours le renvoi d'escalier... (L'ascenseur doit être trop rapide.) Pour en terminer avec Lobo et Mie, vous pouvez leur écrire à : lobomie@wanadoo.fr et vous pouvez aussi aller sur leur site

PPPS
Je ne sais toujours pas quand passera la dramatique enregistrée pour France Culture. Il s'agit d'une fiction radiophonique intitulée : STUDIO LEVIATHAN de Farès Khalfallah. Cependant, aujourd'hui même, l'adorable Myron Mersen, réalisateur de ladite fiction, m'a téléphoné en m'annonçant que ça devrait passer dans peu de temps, quinze jours, trois semaines ... Restez attentifs, je sens qu'ça va viendre.

www.francoiscorbier.com