Si vous ne parvenez pas à lire le Petit Corbinou, cliquez ici
 

Éditorial
Tout pour être heureux ! 24 novembre 2005
Belgium Tour
Wavre
Poème annonciateur
Tournai
Poème pieux
Liège
Poème flottant
Belgium Tour fin ?
Metz
Sexe
Une chanson
Rendez-vous
Épilogue


 


Éditorial

La grippe aviaire ?

Un coup de pub génial pour les laboratoires.

Les pharmacies ne désemplissent plus, trop heureuses de se débarrasser d’un vaccin censé sauver l’humanité, mais qui n’est en fait qu’un pitoyable ersatz destiné aux moineaux... Merci à celles et ceux qui ont eu la gentillesse de foutre la panique dans les cervelles les plus désarmées ! Ils se reconnaîtront.

Le Petit Corbinou qui ne lâche jamais la proie pour l’ombre a voulu savoir ce qu’il en était de cette fichue grippe. Pour cela j’ai téléphoné à Vier, adorable petit village des Pyrénées-Orientales, où Monsieur le Maire m’a personnellement certifié qu’à ce jour, aucun cas de grippe à Vier n’avait été détecté.

Nous voilà rassurés !

Dans ce numéro encore plus beau que tous ceux qui l’ont précédé vous découvrirez le compte-rendu de ma tournée en Belgique, les nouvelles infos sur le CéDéThon qui s’intitule désormais Tout Pour Être Heureux. Bien sûr quelques poèmes et des sottises, plus une chanson à lire.

Un numéro normal me direz-vous ? Pas tout à fait, puisque pour la première fois je me suis laissé aller à vous parler de sexe... Je suis certain que ça vous plaira !

Allons-y, le Petit Corbinou ouvre grand ses portes.

Ne vous coincez pas les doigts dans le chambranle et bonne lecture mes jolies !

 

 
Tout Pour Être Heureux ! 24 novembre 2005

Alléluia !

Jouez fifres, résonnez musettes, Jésus vint au monde un 25 décembre, et désormais au calendrier des fêtes miraculeuses vous ajouterez le 24 novembre !

Ce jour-là mes chéries, mes belles amoureuses, vous serrerez entre vos bras ronds et sur vos blanches poitrines celui que vous attendiez toutes : L’ALBUM !



TOUT POUR ÊTRE HEUREUX !

Ce jour là, timides et rougissantes vous le poserez sur vos lecteurs de CD et, vif comme l’éclair, il vous basculera sur le divan, vous baisserez la garde et vous en prendrez plein les oreilles !

L’instant sera magique et l’orgasme géant !

Ah mes coquines !

Vous en rêviez depuis de longues semaines, vous faillîtes même, je vous connais, me trahir pour un vieux trente-trois tours de Patrice et Mario, qui traînait dans la discothèque de vos grands-parents, mais vous parvîntes à vous contenir : Vous fîtes bien !

Vous ne serez pas déçues !

Hélas, dans la précipitation, il se pourrait que le postier se brise une patte au moment de la livraison ! Ce sont hélas des choses qui arrivent...

... Ne vous inquiétez pas, l’homme est fragile mais le CD quasiment incassable ! Vous serez servies peut-être avec un peu de retard, mais vous ne le regretterez pas ! Je m’y engage !

Bon sang, qu’il vous en aura fallu, de la patience pour entendre ce nouvel opus ! Merci à vous tous qui m’avez permis de le réaliser.

J’attends vos réactions.

Je ne vous le cacherai pas, j’ai un peu la pétoche.

Dites-moi tout !

J’espérais pouvoir vous annoncer que nous allions vers une distribution normale, avec mise en place dans certains magasins, mais pour le moment les majors sont restées silencieuses... Je ne désespère pas pour autant, mais en attendant il faudra que vous continuiez de passer vos commandes à la Cie de la Ruelle... Et faire la promo de votre Corbier préféré par le bouche-à-oreille et en faisant courir le bruit sur la toile.

Ce nouvel album vous sera livré dans un boîtier cristal avec un livret de 12 pages dans lequel vous retrouverez tous les textes des quatorze chansons du CD. La jolie pochette a été réalisée par mon styliste préféré : Wilfried, mon fils.

Parlons un peu de la promo :

Si vous avez des plans pour que le CD passe sur les radios, d’état ou privées, France-Inter, Europe, RTL et autres, dites-le-moi !

J’aimerais bien qu’il soit programmé sur les radios « djeunes, » même si je n’y crois pas trop, mais si là aussi vous avez des plans, racontez-moi tout à l’adresse suivante : promo@francoiscorbier.com

De mon côté, j’ai envoyé le CD à pratiquement toute la presse et je vous tiendrai au courant de la réaction de nos amis critiques... Ça peut être rigolo, voire intéressant !

Pour celles et ceux qui pensent que ce nouvel album pourrait faire un chouette cadeau de fête, d’anniversaire, de Noël ou de Nouvel An, la Cie de la Ruelle acceptera vos chèques. Sympa, non ?

17 euros à l’ordre de la Cie de la Ruelle, 3 ruelle des Pierres, 77220 Presles-en-Brie. France.

Si vous êtes Suisse ou Belge, ce qui peut arriver (je le sais, j’en connais), vous pourrez passer vos commandes en utilisant un mandat postal.

N’oubliez pas de nous donner vos nom et adresse pour que le disque ne reste pas dans les armoires de la Cie de la Ruelle...

 

 
Belgium Tour

Wavre, Namur, Tournai, Lasne, Liège (deux fois ...)

Au total six spectacles au pays des bières d’Abbaye !

La gentillesse des Belges n’est pas surfaite. Je me suis pris un pied d’enfer à chanter sur la terre de mes ancêtres ! Comme je ne peux décemment pas tout vous raconter minute par minute, je vous ai concocté un survol de l’aventure en trois lieux, trois mouvements.

Wavre, Tournai, Liège.

 

 
Wavre


Dès la première heure du premier jour, j’ai eu le sentiment d’être chez moi. À Wavre, la responsable du centre culturel me saute dans les bras. Je suis attendu comme le messie. On m’annonce avec force sourires que la salle sera pleine, on me chouchoute, on me dorlote, on m’embrasse... Les yeux brillent et pour un peu je pourrais entendre les battements cardiaques de mes interlocuteurs.

J’attaque la répétition.

Rapidement je réalise qu’il va falloir que je m’adapte... La sono n’est pas puissante, mais c’est l’ami Piwi qui m’a dégotté cette tournée qui s’en occupe, et je lui fais totalement confiance. Surpris de ne voir aucun siège devant la scène, j’en fais la réflexion à la responsable du lieu qui m’explique qu’ici les spectateurs sont debout... Je ne suis pas très coutumier de cette manière de faire. Pas très rock and roll, le Corbier...En général, j’ai devant moi des gens assis... Ils seront debout ? Va pour debout !...

Le son fait, je demande les lumières... Il n’y en a pas. Là c’est plus ennuyeux... Surtout si le public veut me voir... Déjà que ces braves gens seront debout, si en plus ils ne me voient pas... Se pourrait-il que j’aie été annoncé pour un public aveugle et variqueux ! J’ai comme l’impression d’aller droit à la cata... En fait, pas du tout. À l’heure du spectacle, des projos arrivent, des rouges et des bleus, pas très puissants, mais bon sang c’est mieux que rien et lorsque les jeunes entrent dans la salle et se massent devant la scène, j’ai la pétoche de l’enfer ! Sans doute à cause des couleurs...

Pendant une heure trente, j’offre ce pourquoi on m’a demandé de venir. Ils m’écoutent, me répondent, participent, chantent, applaudissent, rient ou pleurent et rythment les chansons avec moi.

Au bout de ces quatre-vingt-dix minutes, lorsque je pose la guitare après trois ou quatre rappels, je suis trempé, épuisé mais ravi. C’est un triomphe ! Pas de standing ovation... et pour cause ! Mais du bonheur, du bonheur, rien que du bonheur. Et que je te signe encore et encore des autographes sur les disques qui partent comme des petits pains (des pistolets comme ils disent là-bas), mais aussi sur les ticheurtes que Piwi a pensé à faire imprimer pour l’occasion, et sur les affiches, et sur les bras, et sur les... non ! Pas là ! On m’embrasse, on me tape dans le dos, on me félicite. Pour un peu on me porterait en triomphe, à dos d’homme, à travers la ville. Je suis heureux ! Épuisé. Trempé. Les cheveux me collent au front. À la nuque. J’ai faim. J’ai soif. J’ai les jambes qui flageolent. Une adorable journaliste de « Vers l’Avenir » vient me rejoindre dans ma loge. Elle me fera un formidable papier. Merci Ariane.

À l’heure de rejoindre mon lit j’ai la tête pleine de rires, de cris, de musiques, de couleurs, de rêves. Je suis heureux.

Ce sera comme ça tous les soirs ! Je ne mens pas. Et chaque fois, quel que soit le lieu, cette volonté de bien m’accueillir, de m’écouter, de partager, de faire la fête. Un goût du bonheur rare et communicatif.

 

 
Poème annonciateur

Révolte de la racaille
Grève des traminots
Grippe chez la volaille
Et beaujolais nouveau

 

 
Tournai

À Tournai, je ne chante pas seul.

Des amis suisses ont fait la route de Genève jusque là pour faire ma première partie. Ils sont deux. Zam-Zam qu’ils s’appellent. Ils chantent bien. Ils jouent de la guitare avec élégance et leurs chansons ne manquent ni d’intelligence ni de rythme. Ils emballent le public sans forcer leur talent. C’est agréable de les avoir en ouverture de programme. À Tournai nous nous garons le long de ce qui semble être un canal. Près du pont « qui monte et qui descend »... Des travaux enlaidissent copieusement le paysage, qui en temps normal ne doit déjà pas être d’une gaîté folle... On se croirait dans un bouquin de Simenon... L’assassin sera peut-être parmi nous ce soir au Phare...

Le Phare c’est un bistrot. C’est là que nous allons chanter. C’est minuscule. Le patron est un habitué des spectacles. Il en organise un chaque semaine. Il m’annonce que le record de clients présents pour un concert dans sa petite salle a été de soixante-quinze. Il m’avoue tout de go qu’il ne pense pas que le record soit battu ce soir ! Je suis de tout cœur avec lui, car vu l’étroitesse du lieu, j’imagine mal ce que pourraient faire là quatre-vingts personnes ! En fait le record sera pulvérisé. Si j’en crois les chiffres qui m’ont été fournis, plus de cent cinquante personnes se sont massées autour de moi ce soir-là. Elles venaient de Tournai bien sûr, mais aussi de Lille qui n’est qu’à vingt minutes. Les amis du groupe grind «Gronibard » étaient venus en famille ! Et l’ami Stygge aussi (c’est lui qui a dessiné avec talent l’en-tête du Petit Corbinou). J’ai chanté pour des gens assis sur scène autour de moi. On ne pouvait plus bouger. Tout ce joli monde était serré comme harengs en caque. Il devait faire au moins deux mille degrés dans le bistrot, et ça chantait, ça riait. Qui n’a jamais côtoyé le bonheur l’aurait vu danser dans les yeux et sur les lèvres des copains ce soir-là ! Du bonheur affiché sur les visages et bondissant dans les poitrines !

Deux types de Tournai étaient passés, avant le spectacle, nantis de leur ukulélé. Nous avions devisé et je leur avais proposé de m’accompagner sur Règles Bleues que j’interprète justement au uku... J’avais dit ça un peu en l’air en n’y croyant pas trop ! Ils sont montés sur le plateau, se frayant un chemin entre les bras, les cuisses, les épaules, les verres de bière jusqu’à moi et comme un bonheur ne vient jamais seul, les potes de Zam-zam sont revenus sur scène pour faire les chœurs dans la même chanson !!! Un pur moment de délire ! Ils avaient en cachette répété une mise en scène, et la chanson qui marche bien d’ordinaire est devenue ce soir-là un moment d’anthologie... Si vous étiez présents avec un appareil photo, si vous avez pensé à immortaliser ces instants, soyez sympas, faites-moi parvenir vos clichés à promo@francoiscorbier.com . Je veux revoir ça !

Après le concert, la cérémonie des dédicaces et autographes s’est éternisée et j’ai dû m’enfuir pour ne pas mourir aveuglé par les flashes des fans en casquette et en jupons...C’est Olivier Laage, le chanteur-auteur du groupe Marie M, qui a eu la gentillesse de me ramener chez moi. J’étais ce soir-là encore épuisé, mais bon sang, des soirées comme ça, j’en redemande ! Merci au patron du Phare. J’ai battu le record ! Ce sera difficile de faire mieux.

 

 
Poème pieux

L’abbé Pierre est un saint
Un noble cénobite.
Il confesse à dessein
Qu’hélas Satan l’habite !

 

 
Liège

Deux soirs d’affilée à Liège.

Liège, c’est là que vit ma fille. Le jour où j’arrive, c’est la grève nationale... Le coquin de ma gamine travaille pour un hyper. Ce n’est pas le bon jour pour prendre du bon temps. On se voit vite fait. On dîne vite fait. Et hop, au lit ! Le boulot la grève, les soucis... Mauvaise période !

Le lendemain je suis attendu dans une radio d’étudiants.

Piwi leur a fait la leçon : « Foutez la paix à Corbier avec le Club Dorothée. Il ne se sent plus du tout concerné par ces années-là, et il a d’autres actualités qui lui tiennent à cœur. Il ne refusera pas de parler de ses anciens collègues, mais au bout de bientôt dix ans, il aimerait qu’on l’entretienne d’autre chose ! » Pour les aider dans leur job, il leur a donné l’adresse de mon site. Il leur a expliqué qu’il y a trois cents pages de renseignements à consulter, des articles de presse, des trucs que j’ai écrits, les "Petit Corbinou" à lire, des documents sonores, des photos rares etc., et les types avaient répondu qu’il n’y aurait pas de problème.

Parfait !

Je déboule à la radio.

Les deux types qui me reçoivent sont jeunes et sympathiques. Ils ont l’air vifs. Je ne suis pas inquiet ! Après trois minutes d’antenne je leur offre, pour qu’ils la diffusent, une chanson du nouvel album. Une avant-première ! Un geste généreux. Personne à ce jour n’a encore pu entendre la moindre chanson de ce nouveau disque, et connement je me dis que je leur fais là un chouette cadeau.

Pendant la chanson, ils vont pisser, discutent entre eux de choses et d’autres et à la fin de la chanson, ils reprennent le crachoir sans me dire merci, sans relever ce que je raconte dans la chanson, sans s’étonner qu’il y ait plein de choristes, des instruments étranges comme l’ukulélé et le charengo... Bon... Je me dis qu’ils sont peut-être un peu sourds, et j’attends la suite des événements. La suite, ce sont des fausses pubs lamentables, pas drôles pour un rond, et la suite de la suite, une parodie pitoyable d’Hélène et les Garçons, comme si ça pouvait encore concerner qui que ce soit... Bref, une émission sans grande passion, un travail bâclé, mal torché, qui à coup sûr ne pouvait intéresser personne. Un bon point cependant qu’il serait dommage de passer sous silence : entre deux questions ridicules, ils m’ont fait goûter une pâtisserie locale arrosée d’un jus de sirop d’érable. Un régal.

Quand je fiche le camp de la station, je suis un peu découragé, mais ça aussi, ça fait partie du jeu. Rencontrer des animateurs qui ne comprennent rien à ce qu’on leur demande c’est monnaie courante, depuis le temps je devrais être blindé, mais il n’y a rien à faire : Chaque fois la connerie me noue la rate !

Le lendemain les deux gus débarquent au concert. Comme ils sont censés nous avoir donné un coup de main pour la promo du spectacle, ils sont invités. Le concert se passe très bien : très, très bien. Je veux insister là-dessus parce que ça a tout de même une certaine importance. La salle était pleine. Les gens m’avaient laissé partir avec regret, j’avais fait la séance de dédicaces, les photos etc. et voilà qu’un des deux gus de la radio vient me dire au revoir. Ce qui est gentil de sa part. Je lui demande par politesse s’il a été content, en fait son avis m’est plutôt équilatéral et s’il avait été moins con, il aurait opté pour la même attitude, mais voilà qu’il me répond avec une moue dubitative : « Ouais... c’était pas mal ! ».

J’ai hésité. Devais-je éclater de rire ou me foutre en pétard ? Cette fois encore j’ai su conserver mon sang-froid. Mais quand même ! Voilà un type qui a l’air presque normal qui se met à jouer au con, et on aurait pu redouter qu’il se plante, eh bien pas du tout : il y est parvenu avec beaucoup de talent.

« Ouais... c’était pas mal ! »

Ça, c’était la réponse du plus vif des deux... L’autre n’a même pas daigné venir me remercier du tout. Pas de serrage de paluche, pas de merci, pas d’au revoir !...

J’invite des « nez-de-bœufs » qui n’ont strictement aucun sens de la dérision, aucun sens de l’humour, qui pensent que le second degré c’est manier l’insulte gratuite. Connement, je leur fais cadeau d’une avant-première musicale, je les invite à mon spectacle, je leur donne un album, je signe pour eux une affiche dans leurs locaux, je me prête au jeu des photos, et la seule chose que ces connards parviennent à dire pour me remercier c’est : « Ouais ...C’était pas mal ! »...

J’aime la Belgique, je me sens bien avec les Belges. J’ai ri et j’ai rencontré là des gens formidables qui sont venus en famille à trois des six concerts en payant chaque fois leurs places, des gens qui voulaient m’aider dans mon boulot, j’ai rencontré des intellectuels, des journalistes, des musiciens qui sont venus boire un verre avec moi et ont su trouver les mots pour me remercier d’avoir chanté pour eux. Je me suis senti en phase avec ces personnes. J’ai pu parler de tout sans gêne, sans contrainte, sans prétention. Je pense que ces deux jeunes cons méritaient de se faire botter le cul ! Je regrette de ne pas l’avoir fait !

 

 
Poème flottant

Bravant le vent la neige,
Nous marchons
Sur le gris quai de Liège
Mon bouchon

 

 
Belgium - Tour fin ?

Je sais qu’une seconde tournée est en train de se mettre en place. Les personnes qui m’ont fait venir pour ces concerts m’ont déjà redemandé. Je reviendrai.

Je me suis fait, là-bas, des amis qu’il me sera difficile d’oublier. On m’a nourri, on m’a logé, on m’a traîné à Waterloo et j’ai regardé le lion britannique droit dans les yeux. J’ai visité Louvain la Neuve, ses bistrots, ses étudiants. J’ai goûté l’Orval et à l’issue du concert de Namur un type aux anges m’a dit : « Ah Corbier ! Corbier ! Comme vous m’avez fait rire et pleurer aussi ! Bravo ! Bravo Corbier ! Je ne sais comment vous remercier ! » Et puis prenant ma main dans les siennes et me regardant droit dans les yeux, il a ajouté : « Ah tiens ! Vous êtes trop con, vous mériteriez d’être Belge ! » Si ça ce n’est pas du compliment !!!

À bientôt !

 

 
Metz


J’ai eu la chance en quittant la Belgique de passer deux soirées délicieuses à Metz dans un petit Bistrot chantant où le public était venu en foule. J’ai chanté là pour des personnes qui me découvraient pour la plupart, et sauf avis contraire, il semble bien qu’elles en aient été ravies : moi aussi !

Metz est une ville magnifique et la Moselle qui la traverse est superbe. Il faisait un temps à faire pleurer d’envie les méridionaux et les boulistes du monde entier. Soleil, chaleur, douceur de vivre, jolies filles... On m’avait pour l’occasion logé dans un hôtel étoilé à la literie généreuse et j’y serais volontiers resté plus longtemps, mais l’évêché en avait décidé autrement. Impossible de faire la grasse matinée (même pas la grâce mâtinée...) : hélas, lors des deux nuits passées là-bas, j’ai eu la douleur d’être réveillé par les cloches de la cathédrale sonnant à la volée et me chassant hors de l’hôtel à la recherche d’un peu de calme...

Si je reviens chanter à Metz, comme il en est question, je serais heureux que l’évêque ait l’amabilité de mettre une sourdine à son clocher. Les trompettistes de jazz le font, je ne vois pas pourquoi les sonneurs de cloches ne le feraient pas. Ne pourrait-on pas imaginer d’autres cloches, beaucoup plus silencieuses ? En drap ? Sur lesquelles viendraient buter des marteaux de feutre ?

D’un autre côté avoir été réveillé tôt m’a permis d’aller visiter cette superbe cathédrale dans laquelle voici quelques années, à la demande de l’évêché local, un régiment de drag-queen en tenue d’apparat était venu danser pour le plaisir des grenouilles de bénitiers et des jeunes fumeurs de joint enfin réconciliés. Je n’ai pas de documents photographiques de cette fête profane à vous offrir, mais voici un haut-relief, ornant une façade de la cathédrale, qui ne manquera pas de vous intéresser et vous démontrera, s’il en est besoin, que depuis longtemps le pieux Messin sait rigoler !

 

 
Sexe

Depuis quelque temps, je suis envahi de publicités émanant de personnes qui me proposent de me faire allonger la verge jusqu’à 33 centimètres et parfois même d’en augmenter le diamètre pour le porter à 6 centimètres.

Ces publicités me dépriment car elles sous-tendent que, pour être dans la norme, je vais être obligé de me faire raboter la bite !

 

 
Une Chanson


Le Corbeau et le Lapin

Maître Corbeau, affalé sur sa branche
Ne fichait rien du lundi au dimanche.
Vient un lapin qui lui dit tout de go :
"J'envie votre vie Monsieur du Corbeau.
Comme vous, j'aimerais bien ne rien faire
Garder mes pattes pliées sous mon derrière
Comme vous, goûter aux joies du repos"
"Essayez-donc", répondit le corbeau.

Notre lapin s’assied alors par terre
Moustaches au vent il baisse les paupières
Bâille et s’endort en rêvant d’un bistrot
Où les carottes seraient des cadeaux.
Passe un renard affamé qui se jette
Sur le lapin et de la pauvre bête
Il fait bombance, laissant sur le carreau
Les quatre pattes, les oreilles et la peau.

Maître Corbeau émergeant de sa sieste
Secoue ses plulmes, et découvrant les restes
Du pauvre lapin, il ferme illico
Ses mirettes et se rendort aussitôt
Moralité : Monsieur de La Fontaine
Apprenez à nos lapins de garenne
Que pour passer sa vie sans rien branler
Il est préférable d’être haut perché.

 

 
Rendez-vous



TOULOUSE (31) :
24 novembre Le Baratin
44 rue Michel Ange (quartier Bonnefoy)
05 61 99 88 84

25 novembre Salle Chapou
Cité Universitaire de Chapou

ANNECY (74)
10 décembre Chez Jean-Louis
avenue de la Mandallaz - 74000 Annecy -
Tél : 04 50 51 03 66

CALAIS (62)
23 décembre Salle Paul Caron,
2 Rue du Général Margueritte
Renseignements Association CLEF
Melle Batilliot 06 63 41 74 86

LYON (69)
31 décembre au Thou Bout de Chant
Tél : 04 72 07 63 81

ALBERT (Près d'Amiens - 80)
Vendredi 24 et Samedi 25 février 2006
Café-Théâtre L'Escalier du Rire
43 Rue de Birmingham - 80300 Albert
Tél : 03 22 75 02 34

LYON (69)
28 mars 2006 au Thou Bout de Chant
Soirée exceptionnelle
Tél : 04 72 07 63 81

LYON (69)
14,15, 16 et 17 juin 2006 au Thou Bout de Chant
Tél : 04 72 07 63 81

 

 
éPILOGUE

Je m’étais promis de vous raconter dans ce numéro une anecdote réelle et incroyable et passionnante et décoiffante qui m’est arrivée lorsque j’ai perdu ma première prémolaire en 1951 alors que je traversais la rue dans les clous au feu rouge en rentrant de l’école communale, et que j’avais dit « aïe » en la voyant tomber. Un truc qui vous aurait laissés sur le flanc, mais franchement il se fait vraiment trop tard et je vais aller me coucher.

Celles qui m’aiment vraiment sauront me pardonner ! Quant aux autres... s’ils peuvent éviter de m’en garder une dent !...

Bises aux filles et poignée de main virile aux velus !

Je vous aime.

Corbinou.

 

 
   

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