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Chaque fois que je me penche sur le clavier de mon ordinateur, je suis émerveillé par toutes ces lettres, ces chiffres, ces signes. Un ami auquel j'en faisais la remarque me signala qu'en plus, lorsqu'on pose les doigts sur ces petits carrés où sont gravées ces lettres, ces chiffres et ces signes, on peut écrire des mots... Je vous promets que je ne le savais pas et que j'en suis encore tout ébaubi... Alors, chaque fois que je me mets devant l'écran de mon ordinateur et que je me repose les doigts en les plaçant dans ces petits carrés, je vous écris ?... Ben ça alors ! Si j'avais su, je l'aurais fait depuis longtemps.
Moralité : on a toujours intérêt à parler des choses avec les autres. On apprend, on découvre, et plus on sait de choses, moins on dit de conneries. Ce mois-ci, je n'ai parlé à personne... c'est dire la quantité d'âneries que vous allez découvrir dans ce nouveau numéro du Petit Corbinou.
Venons-en aux choses essentielles : apprenez que les sachets de thé ne sont jamais waterproof et que c'est proprement un scandale auquel il faudra bien un jour remédier si nous voulons boire de l'eau chaude incolore. Sachez encore que cet état de fait perdure depuis des temps immémoriaux et qu'à l'époque les calamars n'étaient pas encore nés...
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(un magnifique feuilleton) Episode 1
Ça m'est tombé sur le coin du nez ! Bing ! Comme ça ! Boum ! Je ne m'y attendais pas. C'est arrivé le jour de mon anniversaire. Le 17 Octobre dernier. Paf ! Soixante ans... C'est pas mal pour un type de mon âge non ? Bref, j'ouvre mes cadeaux et qu'est ce que je vois ??? Un billet d'Eurostar pour glisser sous le tunnel... Wahou !!! J'ai jamais mis mes ripatons chez les grands bretons moi... C'est quoi cette affaire ?... Je remercie la famille, et dans le même temps je me dis : je vais y aller, ça me fera des vacances. J'en profiterai pour monter à la Tour Eiffel. Quand je suis à Paris j'ai jamais le temps.
Un Eurostar, c'est exactement comme un TGV, mais un TGV qui irait beaucoup plus lentement. Un TGL. Un train à grande lenteur... Jusqu'à Calais c'est bon y fonce. Sous le tunnel il ralentit, et dès qu'il arrive en Angleterre, il roule à deux à l'heure. J'exagère, mais à peine. Le tunnel, ce n'est pas du tout angoissant, sauf que tout le monde en profite pour aller boire un petit coup au bar et, une bière en appelant une autre, en moins d'un quart d'heure tous les passagers chantent les Beatles et ont le nez qui rougit. C'est très gai et très coloré. Un petit regret : il est en béton, le tunnel, et on voit pas les poissons. Donc on ne peut pas savoir si Renaud avait raison quand il chantait : "La mer c'est dégueulasse les poissons baisent dedans !"
A suivre...
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L'opération se poursuit tant bien que mal. Il semble que le principe ne soit pas très bien assimilé par tout le monde, mais je vous trouve tout de même très encourageants. Bon, pour l'instant, je continue la quête, et pour ceux qui débarquent j'en rappelle rapidement le principe.
Je vous propose de faire l'acquisition maintenant tout de suite d'un album qui ne verra le jour qu'en Août 2005.
L'opération s'achèvera le 31 Décembre. A ce moment-là, le Président et le Trésorier de la Cie de la Ruelle qui gèrent l'aventure feront les comptes. Si comme nous l'espérons l'opération est une réussite, j'entrerai en studio avec, si possible, quelques copains musiciens. En revanche, si nous n'avons pas rempli la tirelire, l'opération sera annulée et tous les donateurs remboursés.
Pour que ce projet se transforme en succès, il faudrait que vous soyez au moins trois cents à accepter le principe de la pré vente. Pour l'instant, vous êtes une soixantaine de vifs rapides qui avez réagi au quart de tour et je ne doute pas que sous peu la machine s'emballera : nous serons bientôt noyés sous un flot constant de chèques nous parvenant nuit et jour de tous les coins du monde... D'ailleurs, il me reste encore 45 jours pour vous convaincre de participer à cette opération, et je suis persuadé que celles et ceux qui depuis des mois m'ont réclamé ce nouvel album ne me laisseront pas exsangue au bord du chemin.
Rappel des tarifs : (Les prix s'entendent frais de port inclus)
Un album 13 Euros
Deux albums 25 Euros
Cinq albums 60 Euros. Un ancien album en cadeau
Dix albums 120 Euros. Un nouvel album en cadeau plus les deux anciens albums offerts
Les commandes doivent impérativement être passées avant le 31 Décembre dernier délai à :
La Compagnie de la ruelle, 3 Ruelle des pierres, 77 220 Presles en Brie.
Et hop ! La vie continue...
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J'aime bien passer sur la place de la Bastille. Il y a toujours des flopées de véhicules, du bruit, des gaz d'échappement, des cris, des couleurs... Et puis ça me rappelle mon enfance, puisque j'y ai vécu jusqu'à mon mariage, le 30 Avril 1966 -c'est vous dire si je suis vieux. A ce propos, je veux remercier toutes celles et ceux qui ont eu la gentillesse de me souhaiter un joyeux anniversaire le 17 Octobre dernier. A ce propos encore, il y a un site à la gomme qui a été fait par des gens dont le sérieux n'est pas à mettre en doute, puisqu'ils annoncent que je suis né le 6 Juin... Je sais bien que c'est un jour où pas mal de personnes ont débarqué, mais pas moi -j'espère qu'ils me le pardonneront. Ils se reconnaîtront. Bref, revenons à nos moutons.
J'étais Place de la Bastille, lorsqu'un type en scooter me fait signe de baisser ma vitre. J'obtempère. Le gus me dit : "Vous êtes bien monsieur Richard ?" Ben non que je lui dis. "Ah bon !" Qu'y fait. "Excusez moi" et il remet les gaz à sa pétrolette. Monsieur Richard ? Monsieur Richard ? Ben qui c'est celui là ? Je rentre à la maison, j'en parle à ma femme, et là-dessus mon fils bien aimé vient me rendre visite. Je lui raconte mon aventure. Il me regarde... Et d'un coup il me dit : "Ben oui ! Il t'a pris, l'homme à la moto, pour Pierre Richard ! Maintenant que tu as du poil blanc, tu lui ressembles un peu ! ". Ah ben il ne manquait plus que ça. Attention, j'adore Pierre Richard, mais qui je suis moi ? Il y a quelque temps, Frémion, "Ecrivain et chroniqueur mondain" que les lecteurs de Fluide Glacial connaissent bien, avait écrit sous une de mes photos : Hugues Aufray ? Pendant des années, des gens me disaient : " Vous êtes Nino Ferrer ? " On m'a pris pour Johnny quand j'avais 18 ans ! J'ai des photos de moi : quand je les regarde, je vois Maxime Le forestier. Un ami dessinateur m'a vu avec la tête de Cavanna... et comme on continue à m'appeler, où que j'aille, Jacky, Cabu, Dorothée, parfois même TF1... Je me demande qui je suis et je commence à avoir la pétoche !...
Un matin, je vais me lever, et dans mon miroir il y aura Napoléon Bonaparte Empereur. Je m'entraînerai à mettre ma main dans mon gilet, je me ferai faire un chapeau stupide et je porterai des bas... Je serai parfaitement ridicule, mais je le sais, un jour au coin d'une rue, un type me regardera et il dira à sa copine : " Oh ! J'ai la berlue ou quoi ? Regarde le type là, avec son chapeau à la con et ses collants : c'est lui hein? C'est lui! " Et s'approchant de moi avec amour, il me dira : " Bonjour Monsieur Robin des Bois ! "
J'en ai marre...
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Un ami qui me veut du bien me fait parvenir ce truc :
Bon, je me dis : " ben oui tiens, pourquoi pas, c'est gratuit, et puis comme ça, les personnes qui veulent me contacter seront à tous les coups contentes que je leur réponde dans la seconde..."
Déjà, il est dans l'erreur, le gars... Je n'avais même pas réalisé qu'il fallait que je sois connecté en permanence pour que ça fonctionne bien, l'affaire... Comme je vis en pleins champs, entouré de bestiaux, j'ai fait mon deuil de l'ADSL. Je te raconte pas comment il filerait à toute vitesse, mon forfait, si je participais à cette aventure... Bon ça fait rien, je charge le Wanadoo Messager dans mon ordimini, et j'attends... Déjà ça me prend un peu la tête parce que ça n'en finit plus de charger, et d'un coup le machin me dit : voulez-vous nous confier votre carnet d'adresses ? Moi : Ben oui. Comme ça, je me dis, si un copain m'écrit pendant que je suis en train de rédiger le Petit Corbinou, je le saurai... Je n'avais, à ce moment-là, toujours pas assimilé qu'il faut être en ligne... Donc j'offre mon carnet d'adresse... Et c'est reparti pour une petite heure de téléchargement ! Je commence à m'énerver, et au moment où j'allais fermer la connexion, voilà qu'une foultitude de messages à mon nom arrive dans ma boîte à mails... Monsieur Wanadoo Messager (Messager, c'est son prénom), après avoir chargé dans ses neurones virtuelles mon carnet d'adresses, s'était mis en devoir d'envoyer sa pub à tout le monde. Ce n'aurait pas été très grave -on se remet de ces choses là- si Monsieur Messager, appelons-le par son prénom, n'avait ensuite eu l'idée généreuse de me faire parvenir, pour chaque personne contactée, un mail sans doute destiné à me prouver qu'il avait bien fait son travail...
Quand tu as dix, vingt, cinquante copains, ton carnet de contact passe, mais moi j'en ai sept cent soixante huit... Les copines, les copains, imaginez ça... Je vois 768 fois le même message arriver : Monsieur Corbier, votre ami Machin a été prévenu qu'il peut en se branchant lui- même sur le Messager entrer en contact direct avec vous... C'est chouette non ? Je laisse entrer ce fatras de singeries. Je ferme la connexion. Et j'efface les messages. A la fin de l'opération, je remets le contact... Et voilà que Messager me refait le coup : il me redonne les 768 messages de confirmation concernant son job ! Ah, l'enflé !
La colère me monte. Je laisse entrer les messages. J'efface à nouveau. Je me connecte encore un coup pour voir s'il n'y aurait pas un copain qui m'aurait envoyé un mail ordinaire avant d'aller se mettre au dodo et là... là... ! Messager une troisième fois me fait son cirque... J'ai tout laissé rentrer. J'ai éteint. J'ai effacé les mails. Puis j'ai viré Messager de mon ordimini. Si vous avez reçu mon message, je vous prie de m'excuser, je ne suis plus abonné à ce truc, je l'ai désactivé à trois heures du matin, heure à laquelle je suis allé me coucher... Fâché, cassé, épuisé, mais ravi de m'être débarrassé de ce machin.
Promis : je ne recommencerai plus.
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 Chez les saints, les noms à la mord moi le coude, ce n'est pas ce qui manque. Bésas, Bicot, Béton, Bitée, Caranus... Le 5 Septembre dernier, on a fêté Saint Vit. Prononcez "vite". Ce saint homme, moine Bénédictin qui mourut en 1095, était à n'en pas douter un brave type, mais on ne peut pas dire que son prénom ait fait florès dans les maternités, ni sur les registres d'Etat Civil... Personnellement, je n'en connais pas. Jamais croisé. Même pas dans mes lectures. Je le regrette. Ca m'aurait plu. Sans doute que les Vit, c'est comme les fées. On en parle, mais on n'en voit pas... Pourtant, hein ? Une fée qui s'appellerait Vit, ce serait un bienfait non ? "Vit fée bien fait !" Hé hé hé ...
En tout cas, si vous avez envie de faire des calembours à la gomme avec des prénoms qui sortent un peu de ceux des calendriers traditionnels, je vous conseille Dix Mille Saints, dictionnaire hagiographique aux éditions Brepols. Une mine. ...De quoi passer l'hiver à rigoler pour pas cher.
Ne vous trompez pas: Dix Mille Saints, ce n'est pas Les Onze Mille Verges. Ca n'a rien à voir, et vous risqueriez même de vous faire mal voir à la messe de minuit, à vouloir raconter les aventures de Vibescu pendant la distribution des hosties.
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Quand je vais à Annecy, tout peut arriver. C'est exactement ce qu'il s'est passé. La salle était pleine. Pleine de gens sympathiques qui savaient ce qu'ils venaient entendre. C'est formidable dans ces cas-là, parce que moi je ne fais rien, c'est le public qui travaille. A ma droite, une table géante de fonctionnaires de police et leurs épouses. Je me suis dit : si ce que je vais leur raconter ne leur plaît pas, je suis bon pour la prison à vie ! Ils ont ri et m'ont applaudi. Je ne dirai plus jamais de mal des policiers. Enfin, de ceux d'Annecy. Enfin, de ceux d'Annecy qui sont venus ce soir-là.
J'ai retrouvé mes amis suisses de Genève. Ils ont fait fort. Voici leurs cadeaux. Là, vraiment, c'est trop. Merci les copains. Ils ont même fait une BD avec ma tronche. Je ne sais plus quoi dire.
Franchement, c'était une belle soirée. Un autre copain m'a offert un bouquin de poèmes, tout le monde m'a payé à boire, et lorsque bien cassé je suis allé me coucher, comme ils en voulaient encore, ils se sont passé le disque, et en m'éloignant je les entendais chanter "Sans ma barbe, quelle barbe..." Je retourne chez Jean Louis le 22 Janvier.
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Un copain m'écrit sa révolte à propos de l'abattage d'une louve, animal protégé et rare dans nos régions. Je partagerais volontiers son indignation si le copain en question n'avait terminé son mail par un truc du genre : "on ferait mieux d'abattre les pédophiles, les violeurs, et les tueurs qui encombrent nos prisons !"
Ça m'a fait un choc !
Je lui ai gentiment et poliment répondu qu'il y avait glissement dangereux au niveau de la réflexion et que la vie d'un homme valant bien celle d'un animal, il n'était pas souhaitable qu'on en revienne aux temps archaïques où la vie du pécheur n'était que crotte de bique et poussière d'étoile.
On le sait bien, la peine de mort n'est jamais un exemple. De tous temps, à chaque époque, les censeurs, les juges, les religieux, les gouvernants ont tenté de nous expliquer qu'en pratiquant l'éradication du méchant pas beau, on débarrassait en même temps la planète des idées malfaisantes que répandait ce dernier. Or, on sait depuis belle lurette qu'il n'en est rien.
Il y a une soixantaine d'années, on pouvait encore condamner à mort où à la prison à vie une femme, parce qu'elle en avait aidé une autre à avorter, un pédé parce qu'il s'était acheté un tube de rouge à lèvres, ou un juif parce qu'il aimait la musique tzigane... Par chance, tout ça s'est bien calmé. Ouf et merci, mais ça ne doit pas nous empêcher de rester vigilants...
Notre copain, énervé par la mort du loup, en vient à souhaiter l'exécution des pédophiles... Personnellement, je ne vois pas bien le rapport, mais c'est pour ça que c'est intéressant. Nous connaissons tous de braves gens qui seraient d'accord pour qu'on remonte la guillotine. Nous n'ignorons pas que de braves types sont prêts à crier hourra devant les pelotons d'exécutions. Nous savons que la pendaison fait bander le mollasson du zigouigoui, mais sans doute aussi le spectateur... Quant à nos braves amis intégristes, je suis persuadé qu'ils regrettent l'heureux temps de la bûche purificatrice... Il est d'ailleurs bien connu que toutes les salopes qui se font lapider l'avaient bien cherché et que depuis la première édition du coran, il serait vain d'espérer trouver dans les pays islamiques une femme adultère...
Si la peine de mort devait être un exemple, il y a belle lurette qu'il n'y aurait plus de violeur, de pédophile, de tueur, d'exhibitionniste, de voleur, ni tout ce qui nous emmerde ou nous interloque... Nos sociétés sont loin d'être parfaites, mais les déviants ont toujours existé. Pour s'en convaincre, il suffit de lire la Bible ou l'histoire de la Rome antique, par exemple. On le sait bien, ce n'est ni un arsenal de lois répressives, ni des exécutions plus ou moins sommaires qui feront disparaître les bizarres, les obsédés et les zinzins ! S'il fallait abattre tous ceux qui ne pensent pas comme la majorité, tous ceux qui n'agissent pas comme le prescrit la morale, tous ceux qui ont des pulsions étranges et incontrôlables, tous ceux qui ne redoutent pas l'immanence du Seigneur, en un mot tous ceux qui ne sont pas comme nous, le job de bourreau serait vachement demandé et il n'y aurait pas de chômage dans la branche...
Je sais que je ne parviendrai pas à convaincre les plus farouches partisans de la peine capitale, mais je tiens à dire que si nous nous mettons a appliquer la loi du talion.... vous savez, ce truc qui dit : "Œil pour œil, dent pour dent", si nous nous mettons à penser comme ça, il y a danger... Suivez moi, je fais le guide et la visite sera courte. Lorsque la société se fait juge et qu'elle condamne un type en notre nom, nous devenons tous, de ce fait, des assassins ! Dès lors, en toute bonne logique, nous devrions à notre tour être exécutés... Et dès cet instant, ceux qui nous auront fait ça n'auront de cesse que de passer par les armes à leur tour, et si on se démerde bien, on peut rendre très rapidement la planète à dame nature pour laisser cavaler en paix les loups, les louves et les louveteaux... Ce qui soit dit au passage ne me gênerait pas du tout.
Y a tout de même un truc bizarre là-dedans...
Tous les religieux, tous les politiciens, tous les philosophes nous expliquent que la vie est sacrée, et nous, braves connards, au nom de dieu, de la politique et de la morale, on est tous d'accord pour balancer un petit coup de latte par ci, une petite pierre par là, un gros crachat bien gras bien dégueu pour noyer, écorcher, émasculer le vilain petit canard jusqu'à ce que mort s'en suive ! Ben les copines et les copains, faudra faire sans moi, parce que si un jour vous vous décidez à faire marche arrière sous le prétexte que "la mort du loup" vous invite à massacrer vos semblables, je vous demande de faire en sorte de ne pas m'associer à vos crimes, qu'ils soient rituels, religieux, d'Etat ou d'état d'âme.
Je ne me sens pas l'âme d'un assassin. Même si le crime est partagé entre soixante millions d'individus. Même à dose homéopathique, ça ne m'intéresse pas !
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