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SOMMAIRE
Éditorial
Chez les clowns
Rendez-vous
J'arrive chez Mc Do
On a tout essayé (préambule)
Chanson de la grosse souris dans la tempête.
On a tout essayé 1
Délicatessen
On a tout essayé 2
Manon
On a tout essayé 3
English song
La Flèche d'Or
Le livreur
Grand Jeu du Corbifête : Les résultats.
Réveillon à Lyon
Chanson du contorsionniste homosexuel et coléreux
Réveillon à Lyon suite et fin.
Une chanson inédite : Jean-Jean
Épilogue
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Éditorial
Après le premier de l'An, voici l'Épiphanie.
Vous aimeriez savoir ce que signifie ce mot, jeunes gens ? Vous avez frappé à la bonne porte : "C'est un mot grec qui nous rappelle que trente ans avant son baptême, le jour même de sa naissance, le camarade Jésus avait déjà transformé l'eau en boudin."
Ne me remerciez pas, je suis là pour ça.
L'année commence bien, on nous apprend que Mitterrand est l'homme politique préféré des Français devant le général De Gaulle. Voilà une information qu'elle est intéressante et que si j'étais Sarkozy, je me dépêcherais de mourir pour être sûr d'être élu !
Dans ce numéro, vous aurez le bonheur de lire le compte-rendu de mon passage chez Ruquier, vous saurez ce que j'ai fait pour mon réveillon, et je vous raconterai ma visite chez Mc Do...
Une chanson inédite dans ce Petit Corbinou de janvier, mais attention, car désormais je ne le ferai plus, ou seulement parfois de temps en temps, car personne ne m'en parle jamais... Je ne vois donc pas pourquoi je continuerais à vous donner des trucs qui ne semblent pas vous intéresser. S'il y a tollé général je réviserai ma position. Je ne suis pas un chien.
Une triste nouvelle pour celles et ceux qui n'avaient pas encore eu l'idée de faire l'acquisition de l'album live " Toi Ma Guitare Et Moi " Il est épuisé... et il n'y aura pas de re-tirage dans les mois à venir.
Cependant une mauvaise nouvelle en annonçant souvent une bonne, vous pourrez bientôt télécharger mes albums, dont Toi Ma Guitare Et Moi, sur les sites de la Fnac et de Virgin.
Attention : En ce qui concerne l'album Carnet Mondain, il n'en reste que 300 et ça part vite !
Le nouvel album Tout Pour Être Heureux sera bientôt dans les bacs, car il a été racheté par Jerkov-Mosaïc, une équipe jeune et dynamique qui a décidé de me faire travailler. Il se pourrait qu'en conséquence on me voie bientôt arpenter les rues sombres des quartiers chauds avec une minijupe sur le fion ! L'est pas jolie la vie ?...
Allez, avant de vous ouvrir en grand les portes du Petit Corbinou, voici une réflexion qui devrait vous rappeler qu'on est une sacrée société de machos :
"Le curé, oui, la curée, non !"
Bonne lecture.
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Chez les clowns
Un copain me signale qu'il y a un petit mot sur moi dans le magazine Voici. C'est gentil de leur part de parler de moi. Ils ne me téléphonent pas pour savoir ce que j'ai à dire, et hop ! ils en font un écho. Ça c'est du journalisme ! Je ne vais pas me plaindre, ils auraient pu ne rien dire du tout.
Dans le même papier, ils font parler Mougeotte (patron de TF1) à propos d'un retour éventuel de Dorothée. Mougeotte en profite pour dire que "si nous avons quitté l'antenne en 97 c'est parce que Dorothée en avait un peu marre et qu'elle voulait faire autre chose".
Ma réponse : Monsieur Mougeotte, vous avez tout à fait raison. J'avais personnellement pour projet de me laisser pousser la barbe que vos stratèges, dont on ne vantera jamais assez la finesse, m'avaient fait raser au prétexte que "ça faisait vieux". Enfin, nul ne peut douter que Dorothée avait envie de faire autre chose comme... heu.... attends... ça va arriver... Ah ! Oui ! Dorothée n'avait plus le temps de faire le ménage chez elle et elle s'est dit : "Tiens je vais arrêter de faire de la télé, comme ça j'aurai le temps de passer la serpillière et le plumeau sur mes bibelots ! "
Bien sûr tout le monde a applaudi surtout les cent cinquante types qui bossaient pour AB et sont allés, joyeux et ravis, s'inscrire à l'ANPE.
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Rendez-vous
Je serai du côté de Lille 4 février, plus exactement à Fretin, à la Ferme des Hirondelles.
Ainsi qu'à Albert les 24 et 25 février, à L'Escalier du rire
On parle aussi des 4 dimanches de mars à la Flèche d'Or
Retour au Thou Bout de Chant en mars aussi, le 28 pour être précis.
Surveillez l'agenda
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J'arrive
chez Mc Do
Il n'y a pas grand monde.
C'est vrai qu'il est un peu tard.
Quinze heures passées.
Le type qui est de service me regarde avec un sourire niais.
Il m'a reconnu mais ne parvient pas à mettre un nom.
Je le vois qui cherche et avec un peu d'attention je pourrais entendre les rouages de son crâne fouiller dans le fatras des neurones. "Je l'connais çui-là je l'connais !"
"Un menu best of avec un Big Mc, une frite et un coca plus un café !" que j'dis. Je le sens : Il panique...
Grouick-grouick que ça fait maintenant sous son crâne de piaf.
Il ne bouge plus.
Je ne sais pas s'il a compris que j'étais là pour me remplir l'estom' et pas du tout pour lui compter les dents, mais il ne bouge plus du tout. Alors je lui répète ma commande : "Un menu best of avec un Big Mc, une frite et un coca plus un café. S'il vous plaît ! "
J'ai ajouté "s'il vous plaît" par pure civilité mais en même temps je me dis : "Pourvu qu'ils n'aient pas une pâtisserie qui s'appellerait un "sivouplé"... Avec toutes les conneries qu'ils inventent dans ces usines à miam ça ne m'étonnerait qu'à moitié...
Il me dit : "Oui, oui"… et il tourne les talons... Je vois bien qu'il continue de réfléchir. Ah il est mal l'agrume !.. Il remplit le petit carton destiné aux frites. Il le pose sur un plateau. Il va chercher un petit pain rond. Il met les bouts de bidoche, la sauce... Tout en bossant, il me jette des coups d'œil en biais... Il cherche... il cherche... Grouick-grouick... Il prend le cône en carton destiné au coca et là, d'un coup, son œil s'éclaire.
Il se tourne vers moi et hurle en appuyant sur le gobelet de carton qui explose, répandant du coca partout : "Ruquier ! Je vous ai vu chez Ruquier ! C'est comment vot' nom ?" Qu'y fait. Je n'ai pas le temps de lui répondre qu'il s'appuie de la main sur le plateau posé en équilibre sur son comptoir et bonjour la frite qui vole avec le Big Mc et lui qui se casse la gueule... Je me penche un peu. Il est hilare, entouré de frites, le cul dans le coca, la viande sur le pif, le plateau sur le bide. Il me dit pointant le doigt vers moi : Jacky ! J'vous ai r'connu ! J'vous r'gardais tout l'temps quand j'étais p'tit : Dans Vitamine !
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On a tout essayé (préambule).
Lorsque j'ai su que j'étais invité chez Ruquier, j'ai fait circuler l'info. Ce n'est pas si souvent qu'on me voit dans la lucarne depuis dix ans, et je sais que vous êtes quelques-uns à le regretter. Or, à ma grande surprise, vos réactions n'ont pas été unanimes en apprenant que je revenais dans le poste... Voici une lettre qui reflète parfaitement ce que certaines personnes en ont pensé.
Je ne suis pas fana de la télé, encore
moins des décors de plateau très flash avec des gens
qui se font des délires entre eux devant une caméra,
des pouffes en fluo, les nibards et le cuisseau à l'air qui
gloussent derrière les présentateurs parce qu'elles
se voient sur les écrans de contrôle.
Je n'aime pas qu'on se foute de la gueule des gens, encore plus sur
un plateau de télé en leur faisant croire qu'ils font
un truc intéressant du style la dame d'un certain âge
qui était venue faire une démonstration de gestion des
relations de couples avec un foulard qui servait dans cette "thérapie"
à faire passer des sentiments sur de la soie.
Elle faisait son truc et tous se foutaient d'elle.
Elle n'a même pas remarqué.
Applause
Je préfère jouer à SOS Ouistiti en attendant
le marchand de sable.
Je te fais des bises en attendant la prochaine fois en chair et en
chansons.
Je comprends tout à fait ce genre de réaction mais, pour celles et ceux qui n'ont pas vu le résultat à l'antenne, voici comment s'est passée l'émission, et pour celles et ceux qui l'ont vue... bien des surprises tout de même.
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Chanson de la grosse souris dans la tempête
Raoul (1)
(1) Ne cherchez pas, c'est nerveux |
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On
a tout essayé 1
Je suis arrivé au studio sur le coup de midi moins dix. On m'avait convoqué pour midi, donc j'étais tip top.
On me donne une loge. On me propose un thé. Je m'installe.
Vers 12 heures 30 on me traîne au maquillage. Tout le monde est très gentil.
Très poli.
Je n'ai pas encore vu un seul des chroniqueurs, ni même Ruquier.
Je sors mon appareil photo pour faire un reportage que je me propose d'inclure dans le Petit Corbinou mais on vient me dire que je n'ai pas le droit de faire des photos. Pas même une photo de l'écran pendant l'enregistrement d'une séquence. J'ai l'impression qu'on est dans un univers un peu parano...
Bon, je range mon oiseau.
L'enregistrement commence. Il y a une jeune chanteuse qui vend des millions de CD. Elle a l'air timide et sympathique. Je ne la connais pas. Je n'ai pas retenu son nom, mais les chroniqueurs sont gentils avec elle. Elle garde le sourire. Tout va bien.
On m'appelle.
Ruquier annonce qu'il va faire plus fort que Drucker qui a invité voici quinze jours Dorothée. Et il m'annonce.
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Délicatessen
Le charcutier le couteau dans la main
Dit : " Je vais aller mettre mes boudins
Au fond de la vitrine"
Et la charcutière entérine…
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On
a tout essayé 2
Les chroniqueurs me font face. Valérie Mairesse, Pierre Bénichou, Vandel (qui présentait autrefois le Journal du Hard sur Canal +) une jeune nana rouquine très dynamique que je ne connaissais pas et dont, honte sur moi le nom m'échappe... Il y a aussi Annie Lemoine journaliste, et Steevy Boulay, le fameux échappé du Loft... J'entre sur les choeurs de "C'était l'bon temps."
Gros applaudissements.
Je m'installe à côté de Laurent.
Il annonce que je viens de faire un disque auto-produit et me demande ce queça veut dire. J'explique en deux mots et là-dessus Steevy, profitant d'un trou de respiration, s'infiltre et commence à raconter que je suis un typeformidable, qu'il me regardait quand il était petit et que "cette 'salope' deSégolène Royal a fait interdire le Club Dorothée". Que cette bonne femme a privé tous les enfants d'une émission formidable que tous les gosses adoraient et que "c'est vrai, Corbier, on vous adore vous êtes un demi-dieu !"
Bien sûr j'éclate de rire. Et tout le plateau avec moi. Il est évident que Steevy est adorable et qu'il est sincère, mais comment faire pour ne pas signaler qu'il dit des sottises et qu'en fait le Club Do s'est arrêté parce que le contrat qui liait les deux parties, TF1 et AB Productions, était arrivé à terme et que personne n'a eu envie de le reconduire. Voilà tout. Pourquoi insulter pour ça Mme Royal ?
D'ailleurs ce bruit d'interdiction par Madame Royal ou des parlementaires, ou le CSA, circule en permanence sur le Web et il est temps de lui tordre le cou. En 1997, lorsque nous avons quitté l'antenne, Monsieur Chirac était au pouvoir depuis déjà deux ans... Mme Royal n'avait plus rien à voir avec le pouvoir en place, et je veux aussi rappeler que le CSA, qui contrôle le contenu des émissions de télévision, est un organisme indépendant du pouvoir et qu'il était (sauf erreur) déjà dirigé par une personnalité de droite !
Qu'on se le dise !
Revenons sur le plateau de Ruquier.
La jeune femme rousse dont je ne connais pas le nom en rajoute une couche sur Steevy. À son tour elle raconte qu'elle travaillait déjà toute gamine pour une chaîne concurrente rue Cognacq-Jay, sur un plateau voisin du nôtre et qu'elle s'échappait de son émission pour nous réclamer des autographes. "Je vous adorais" dit-elle. Alors Bénichou dit : "Oui, ben moi... " Je le coupe et je lui dis : "C'est vrai, Pierre, que je t'ai bercé ? Hein que c'est vrai, Pierre ?
Il a l'oeil qui rigole mais il veut glisser une petite vacherie... il prend son élan et dit : "Oui ben moi je n'ai pas été bercé par le Club Dorothée et je m'en félicite..."
C'est un flop. Personne n'applaudit, personne ne rigole et je me retiens de dire : "De ton temps mon Pierrot, les mouflets étaient bercés par Bécassine et Pétain... on ne peut pas tout avoir ! "
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Manon
Elle était née à Luchon
Sous le signe astral du cochon
Et pour sa dix-huitième année
Dans son miroir elle a trouvé
Un groin d'beauté.
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On a tout essayé 3 (fin)
Je ne le dis pas parce que je pense qu'on en a assez fait sur le Club Do et qu'il serait temps qu'on parle de mon CD lorsque brusquement Valérie Mairesse hurle : Oui ben Corbier, c'est pas du tout ça ! Son disque est formidable, c'est un type bien qui ne se prend pas la tête et qui fait des bonnes chansons et moi, le Club Dorothée, je m'en fous ! Elle est rouge de colère et si elle le pouvait elle irait balancer des mandales à tout ce qui remue...
Alors je me lève, je me dirige vers elle en disant : "Valérie et moic'est une très longue histoire d'amour". Et je l'embrasse. Et tout le monde rigole sur le plateau. Et elle continue à pester contre les autres...
Là-dessus Annie Lemoine dit : "Oui... mais moi son album je n'ai pas aimé…" Je sens le malaise arriver... Avant qu'elle n'ait eu le temps d'ajouter quoi que ce soit je la bloque et je lui dis : "Attendez, je vais aller vous faire une bise et peut-être qu'après vous changerez d'avis, d'autant que j'ai reçu ce matin un mail de mon copain Gotlib, vous savez... le dessinateur, il m'a dit de vous dire qu'il n'avait jamais aimé que vous"... Et je me lève et je vais lui faire une bise et je reviens à ma place. Tout le monde rigole dans le studio et elle est troublée et elle voudrait être méchante, mais ce qu'elle dit part en couille, je ne comprends pas ce qu'elle raconte et au bout de quelques secondes elle réalise qu'elle parle de moi en tenant dans la main le CD d'une autre personne...
alors elle s'arrête de parler...
La pauvre aura été un peu ridicule et sa séquence sautera au montage.
Il n'en restera rien pour l'antenne.
Puis Vandel me fait remarquer que dans Belette je dis :
"Belette épouse-moi
Nous aurons des enfants,
Je t'en ferai cent trois
Ou plus évidemment
Les garçons à l'école
Fumeront la gandja,
Les filles se feront viol-
er au commissariat..."
Il me dit : "C'est grave ce que vous dites là. On viole dans les commissariats ?" Et je lui réponds : "Oh vous savez, moi je n'ai aucune imagination. J'écoute la radio, la télé, je lis les journaux et je me sers. Au moment où j'écrivais cette chanson j'ai entendu cette info... Je l'ai mise dans ma chanson et voilà tout... Alors Bénichou dit : "Et vous croyez que c'est comme ça qu'il faut faire des chansons ?" Ben oui, que je dis ! Alors il reprend : "Et d'après vous Gérard Lenormand il fait comme ça ? (Il est tout sourire) Je lui dis que je n'en sais rien. Il me répond que Lenormand ne le fait pas. Je dis "c'est dommage... il a tort!"... Il me regarde nous nous comprenons. Le second degré est passé entre nous.
Puis Ruquier dit :" Moi je voudrais raconter que si je suis à cette place c'est un peu grâce à Corbier car il y a quelques années Corbier travaillait au Caveau de la République et comme il avait trop de boulot avec la télé il a cessé ses activités chansonnières et c'est moi qui l'ai remplacé. Je lui dois un grand merci."
Il convient ici d'ouvrir une parenthèse.
(Je n'ai pas eu à l'antenne le réflexe de remercier Ruquier pour ses propos particulièrement aimables, mais je veux ici préciser que c'est surtout grâce à son talent qu'il est là où il est aujourd'hui et que c'est parfaitement mérité.)
Fin de la parenthèse.
Là-dessus Ruquier ajoute : "Et ce que vous ne savez pas, c'est qu'à l'époque Corbier chantait des chansons-flash. Allez Corbier, chante-nous une des ces chansons de l'époque ! "
Et me voilà chantant une flash... et tout le monde rigole. Ils en veulent une seconde, une troisième, une quatrième... et je m'exécute et ça rigole et tout le monde m'aime... Puis Ruquier montre encore une fois mon CD et ditque je suis en concert demain à Paris à la Flèche d'Or. Il me dit au revoir.
Tout le monde applaudit. Laurent et moi nous nous embrassons.
C'était une belle émission.
Ma présence sur le plateau aura duré un quart d'heure, et à l'issue du montage il en est resté six minutes environ.
Ensuite je suis allé au Buffalo Grill, juste en face du Moulin Rouge où s'était fait l'enregistrement. On a pris ma commande et comme 25 minutes après je n'avais toujours pas été servi je suis reparti le ventre creux jusque chez moi.
Il m'avait suffit de traverser le boulevard pour être passé du stade d'idole à celui de trou du cul… Vanitas vanitatum et omnia vanitas.
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English song
I have des blondes
I have des brunes
All the long of my vie
But I préfère
When they are auburns
It's better for the gâteries.
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La
Flèche d'Or
Quand on m'a dit : "Tu vas passer à la Flèche d'Or, c'est un endroit un peu mode et on peut y mettre 600 personnes…", je ne vous le cacherai pas plus longtemps : j'ai eu la pétoche.
La Flèche d'Or, c'est une ancienne gare du train qui ceinturait Paris autrefois. C'est vaste et c'est très beau. Il y a un bar central, on peut boire, on peut manger et on peut même y chanter.
Je l'ai fait et j'en suis encore sur le cul. Vous étiez là. Tous ou presque. La scène est grande, la sono généreuse, tout le monde était debout, ou assis sur la scène devant moi et je vous entendais chanter. Vous connaissiez toutes mes chansons. Pour un peu je n'aurais rien fichu. Il m'aurait suffi de donner le premier accord de chaque chanson pour que le spectacle se fasse. C'était magnifique. Qu'est-ce que vous chantez bien mes gorets ! Bien mieux que moi, mais comme le dit l'autre : " Pour chanter mieux que toi, c'est pas difficile !..." Même les chansons nouvelles vous les connaissiez déjà. La Savane, C'était l'Bon Temps, Belette, Règles bleues… et j'en passe. Vous connaissiez tout. J'en aurais pleuré de bonheur si je m'étais laissé aller.
Je suis resté sur scène à vous écouter pendant plus d'une heure et demie et lorsque je me suis arrêté, vous aviez vos beaux sourires, les bras en l'air et vous chantiez mon nom sur l'air des lampions… C'était beau. Vous m'avez gâté ! Merci ! On va remettre ça très vite je le sens.
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Le livreur
C'était un livreur de zan
Qui partait livrer son zan
Le livreur en cheminant
Est tombé : Paf !
Il est mort sous l'poids des zans.
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Le Grand Jeu du Corbifête (résultats)
Une erreur s'est glissée dans la rédaction de la question du jeu…
En effet il n'y a jamais eu 9 jours d'écart entre nos deux auteurs… J'en ai tenu compte dans les résultats. Pour gagner, il fallait donc répondre : Arthur Rimbaud, Alphonse Allais, mais ils sont nés le même jour.
À la question subsidiaire il fallait répondre au plus près de 67.
La première personne à m'avoir donné la bonne réponse, signalé l'erreur, et donné le nombre le plus approchant pour la question subsidiaire est :
JB Mototeuf qui m'a envoyé son mail dix minutes seulement après l'arrivée du Petit Corbinou dans les boîtes à mails.
Bravo à JB qui recevra le CD dans les jours à venir !
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Réveillon à Lyon
C'est super de faire un réveillon entre amis.
Boire un bon coup; si possible un bon jaja, et rentrer dans son foyer pour jouer à maman-papa et au petit Jésus qui visite la crèche !
Cette année les copains du Thou Bout de Chant m'avaient demandé de venir chanter pour eux cette soirée du 31 décembre et bien sûr j'avais accepté.
Je ne saurais rien refuser à ces gens-là qui sont de parfaits amis, et je m'étais dit : "Tiens, pour ne pas m'emmerder à faire la route le jour du concert, je vais quitter ma petite Normandie parisienne la veille, sur les coups de midi et demie.
J'arriverai à Mâcon où mes amis m'attendent pour tester un Moulin à Vent des familles et je serai en pleine forme pour rejoindre Lyon le lendemain après une bonne nuit.
Quand je pars de chez moi il fait moche. La neige s'est accrochée sur les champs autour de ma maison… Le brouillard poisse. Comme le disent les sudistes : ça pègue … Pour faire les trente kilomètres qui me séparent de l'autoroute je vais mettre une grosse heure, mais je suis confiant ! Je me dis qu'une fois sur l'autoroute les gus de la DDE ont dû faire leur boulot et que forcément ça roulera beaucoup mieux. Et en effet, ça roule beaucoup mieux. Surtout du côté d'Alger où il fait un temps superbe exempt de neige, ciel comme autoroute dégagés. En revanche, pour atteindre Mâcon je vais mettre 10 heures…. Dix heures, vous avez bien lu, pour faire 480 Km... sympa non ?...
48 kilomètres de moyenne, mes gorets ! Quand ce n'est pas la neige qui tombe ou qui n'a pas été dégagée de la voie, c'est la flotte qui frappe tellement fort qu'on ne voit plus rien au-delà de dix mètres… Galère !
Quand j'arrive chez les potes, je suis cassé. J'ai les yeux en trou de pipe. Les reins en capilotade, les bras tout mous, je ne sais plus comment je m'appelle et je n'ai pas une grosse faim… Nous réveillonnons tout de même et je vais me pieuter pour un sommeil mérité et réparateur.
Le lendemain par chance, la pluie a tout nettoyé et les routes sont clean. J'arrive à Lyon.
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Chanson du contorsionniste homosexuel et coléreux.
Le missionnaire est au fond de la marmite
Et nous les anthropophages, on est contents
Le missionnaire est au fond de la marmite
À Noël, on va bouffer le bout d'un blanc ! |
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Réveillon
à Lyon (suite et fin)
La
dernière fois que j'ai mis les pieds à Lyon c'était
sur une plaque de verglas… Quand j'arrive au Thou Bout de Chant
il doit être 17 heures. Il fait doux. Je trouve une place facilement.
J'installe le matos avec la complicité du preneur de son, un
type gentil, calme et compétent. Une petite répétition
rapide.
Un coup de champagne. Il est déjà 21 heures, le public
arrive. On se serre. On se serre. La salle est bientôt pleine
à craquer. Il fait une chaleur du diable. Des jeunes, des vieux,
des gens que je connais, d'autres qui ne savent pas du tout qui je suis
ni ce que je chante. Des couples, des célibataires, hommes et
femmes… Un véritable public, quoi. Pas une foule de fans,
mais des gens qui veulent passer une bonne soirée en écoutant
des chansons, et qui n'ont pour la plupart pas d'idée réelle
de ce qu'ils vont écouter. C'est l'idéal.
J'entre sur scène à vingt-deux heures. J'ai prévu
de chanter une heure quinze comme chaque fois. Je t'en fiche. Ils ne
me laisseront sortir de scène que 105 minutes plus tard ! Une
heure quarante-cinq de concert dans des conditions idéales. Un
excellent son. De belles lumières. Un public averti et attentif.
Pas d'emmerdeurs comme j'en ai si souvent rencontré les nuits
de réveillon en cabaret parisien, où il faut, pour couvrir
la viande soûle, hurler des chansons de cul et des blagues salaces.
Je me souviens d'une nuit de réveillon où des amis m'avaient
servi de chauffeur, pour aller le plus rapidement de St Germain des
Prés à la Butte Montmartre, de la Butte à l'Étoile,
de l'Étoile à St Michel, de St Michel à la Mouffe
et repartir sur la Butte… Cette nuit-là j'avais fait onze
passages… Jamais plus de vingt minutes. J'arrivais, je disais
bonjour au patron, je grimpais sur scène, je débitais
mes salades, je redescendais de scène, j'empochais mon fric et
hop ! au suivant... Après le cinquième passage, je ne
savais même plus ce que je racontais...
Plus la nuit avançait et moins les gens écoutaient…
J'étais même passé dans une boîte, coincé
entre un mur d'amplis et le mur de l'établissement. J'avais fait
ma prestation sans voir le public qui hurlait et j'entendais, tandis
que je chantais, les verres qui venaient se briser sur les amplis…
Quel plaisir…
Épuisé, lorsque j'étais arrivé
chez moi vers quatre heures du matin, aphone, cassé, tremblant,
je m'étais précipité sur l'assiette de saumon fumé
qu'avait préparée mon épouse pour les copains et
pour moi, et je me l'étais foutu sur la tronche !!!
Mais cette nuit-là, quand j'ai quitté le Thou Bout de
Chant et Lyon, j'avais la banane. J'étais fier de moi, de mes
amis, du public, et coup de pot, en allant récupérer ma
bagnole… je ne me suis même pas cassé la gueule !
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Une chanson inédite
Jean-Jean
Sur le frigo, elle a posé
Une photo d'Jean-Jean bébé.
Une photo d'elle en sari
Quand elle avait l'même âge que lui
Sous la lampe qui tremble au plafond
Y a deux chaises une table un napp'ron
Côté déco, c'est pas gagné !
Le p'tit Jean-Jean dort à côté.
Le p'tit Jean-Jean, ça fait 15 ans
Qu'y fait légume chez sa maman
Quinze ans qu'y bave qu'y geint qu'y crie
Douze heures par jour, quinze heures par nuit.
Quinze ans qu'y pleure, qu'y faut l'bercer
Toutes les deux heures y faut l'changer
Hier pour son anniversaire
Il a vomi sur son dessert
Le p'tit Jean-Jean c'est quand y dort
Que sa maman peut vivre encore
C'est quand y dort qu'elle peut souffler
Qu'elle peut s'asseoir, qu'elle peut rêver
C'est quand y dort comme un ang'lot
Qu'on dirait presque un vrai marmot
Qu'elle pense au Jésus de son curé
Le Jésus qu'elle veut plus saluer
Elle n'en peut plus, elle ferme les yeux
Elle aim'rait bien dormir un peu
Dormir, dormir et tout un jour
Qu'un beau gars vienne lui faire l'amour
Un gars gentil et plein d'épaule
Qui saurait quand y faut être drôle
Mais y a Jean-Jean qu'est à côté
Les mecs ça les fait pas bander.
Demain comme hier, comme aujourd'hui
Elle s'ra toute seule à côté d'lui
Tout' seule pour lui dire des histoires
L'aider à manger, à s'asseoir
Elle dit j'vais mettre du papier peint
Un coup d'peinture ça f'ra du bien
De la déco pour tout changer
Le p'tit Jean-Jean dort à côté.
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Épilogue
Au revoir mes belles amoureuses. Aux dernières nouvelles il semblerait que je sois susceptible de refaire tous les dimanches après-midis du mois de mars la Flèche d'Or. C'est en pourparlers. Rien n'est signé, mais si ça se fait ce sera en plateau partagé. Un goupe ou deux avant moi et je passerai en fin de programme. Notez donc ça sur vos tablettes. Des nouvelles arriveront dans les jours à venir.
Une bise aux filles, une claque virile dans le dos des gars.
Je vous aime : Corbinou.
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