Éditorial en forme de promo
Je vœux, tu vœux, il vœux
Mon réveillon chez les Léandri
Intermède
Mon réveillon chez les Léandri (suite et fin)
Des nouvelles des cons
Un joli dessin de Babouse
Mauvaises nouvelles, bonnes nouvelles
Authentique
Une chanson : J'arrête de fumer...
et au revoir !


Allez hop ! Tout de suite, une bonne nouvelle ! Vous avez été contents de la promo sur les albums ? Bon ! Ben comme c'est les soldes, on continue comme ça jusqu'à Pâques. 21 euros les deux albums frais de port inclus. Merci qui ? N'oubliez pas, les commandes se font à la Cie de la Ruelle. 3 Ruelle des Pierres, 77220 Presles-en-Brie. Vous pouvez aussi commander une affiche à la même adresse, vous la recevrez dédicacée au prénom de votre choix, et ça vous coûtera 3 euros tout compris.
Maintenant que vous n'êtes pas loin de 500 abonnés au Petit Corbinou, maintenant que le bouche à oreille fonctionne, et que d'ici le mois de juillet je sens que nous serons un millier sinon plus, il va bientôt falloir que j'engage du personnel pour vous lire et vous répondre... Non, je déconne !
Ce qui me plaît le plus lorsque vous m'écrivez, c'est que votre bonheur à le faire est tout à fait perceptible. Vous redevenez des gamins ! Mais attention, pas des gamins idiots qui ressassent les vieilles histoires de la télé, non ! Des gamins adultes, qui se souviennent qu'ils ont été des enfants, et qui ont compris que je ne suis pas une fée... que je ne peux pas leur rendre leurs dix ans. Des jeunes adultes qui ont envie de me dire merci et qui sont contents de découvrir qu'on peut avoir bossé à la télé et en sortir indemne, pas prétentieux, mais qu' y faut quand même pas me briser les coucougnettes... Alors bien sûr, ça fait beaucoup de courrier et ça ne me laisse pas des kilos de plages pour chômer, mais, même si ça me prend de plus en plus de temps pour vous répondre, j'en suis heureux, et vous êtes vraiment sympas de me consacrer un peu de votre temps pour vous intéresser à ce que je fais aujourd'hui.
A ce propos, pour ceux qui ne m'ont pas vu en spectacle sur Paris et ailleurs :

Le 23 Janvier.
Retour au Roxiz 14 rue Claude Tillier 75012.
Tél : 01 44 93 01 31

Le 24 Janvier.
Chez Jean Louis. A Annecy Tél : 04 50 51 03 66

Du 27 au 31 Janvier.
A Lyon au Thou Bout de Chant 2 Rue du Thou. Tél : 04 72 98 28 22

Dimanche 8 Février à 18 H.
à Paris : au Caveau de la Bolée, 25 Rue de l'Hirondelle.
C'est au Métro St Michel, Tél : 0143 54 62 20 - Entrée : 8 € plus la consommation ! Allez, le Petit Corbinou n°9 : c'est parti !


Entre Noël et Jour de l'An, je me suis amusé à vous envoyer deux n° spéciaux du Petit Corbinou, et j'ai reçu quelques réponses surprenantes à mes vœux.., la plus inattendue, la voici.

Bonnes fêtes à toi, ô Corbier, doux Ménestrel ! Merci pour ton message... et à toi, que diable te souhaiter ?
Je ne souhaite pas une nouvelle voiture... Avec les nouveaux radars, un permis saute tellement vite.
Je ne te souhaite pas une bonne cuite... pour les mêmes raisons que précédemment...
Je ne te souhaite pas d'avoir trop d'amis... Puisqu'il est mal vu par les sales temps qui courent de se rassembler au bas de son immeuble...
Je ne te souhaite pas une minijupe et des talons...Le déconnage actif interdisant le racolage passif.
Je ne te souhaite pas un concert en pleine rue... La mendicité agressive armé d'une guitare, classée arme blanche de 3ème catégorie, ça va chercher loin !
Je ne souhaite pas un bon joint... Parce qu'après, on va te confisquer ton scooter !
Je ne te souhaite pas de vieillir... Au cas où il ferait un peu trop chaud cet été...
Je ne te souhaite pas de nouvelles chansons... Seule la médiocrité "Star Ac-Télé-ctuelle" ayant droit aux micros et aux ondes (ha ! ha ! ha ! elle est bien bonne celle-là !)
Je ne te souhaite pas d'être intermittent, prof, retraité... Bref, en résumé, je ne te souhaite pas d'être Français... Et je ne te souhaite pas non plus d'être étranger, surtout si tu as perdu tes papiers.
Je ne te souhaite pas d'être Américain (républicain)... Je ne le souhaiterai pas à mon pire ennemi !
Je ne te souhaite pas de croiser Sarkozy... Parce que je me réserve le plaisir de lui mettre une grande baffe dans la tronche ! (Eh oui ! Quand en moi la haine de Sarko naît, Sarko mence, je deviens Sarko phage !)
Je ne te souhaite pas une tournée mondiale... Ca risquerait de te plaire, et tu ne reviendrais plus... et comme tu aurais raison !
Non, je te souhaite simplement de ne rencontrer en 2004 que des gens comme toi. Ainsi tu enrichiras ton carnet d'adresses de vrais humains !
    Ronan
Des messages comme ça, j'en veux toute l'année. Merci Ronan. Tu es dans mon carnet d'adresse.

Ça y est, cette fois, c'est parti ! On a eu beau freiner des deux sabots, à minuit et une seconde, on a basculé... Le monde entier, dans le même instant d'une même voix, avant de s'étreindre en un long baiser planétaire a hurlé : Bonne Année !
Enfin, quand je dis tout le monde... il faut que je vous raconte...

Nous étions chez nos amis : les Léandri.
C'est une vieille famille Corse. Émigrée dans la région parisienne suite à un douloureux revers de fortune consécutif à d'hasardeux placements dans une chaîne de restaurants paillotes de bord de plage... D'aucuns prétendent qu'en réalité on les a un peu poussés à partir, de l'Île de Beauté, suite à de sales histoires de détournements de fonds publics et d'abus de biens sociaux... Pour ma part, j'ai toujours pensé que s'ils avaient fui l'ancestral terreau, c'était à la suite d'une relation sexuelle inappropriée avec une huître, mais après tout qu'importe, l'amitié passe au-dessus de ces banalités. De plus, comme il se trouve que je suis propriétaire d'une somptueuse demeure de seize mètres carrés comprenant, entrée, cuisine, salle à manger, salon d'été, d'hiver, bar, fumoir, six chambres, quatre salles de bains, deux WC, dans le Cap, on comprendra que je ne désire pas en dire plus... Ces peuples-là ont le sang chaud, l'âme fière et la rancune explosive...
Pour faire bref, je dirais que nous étions chez les Léandri, nos excellents amis, lorsque la pendule se décida à claironner les douze coups fatidiques...
J'entends d'ici les puristes relever qu'une pendule ne claironne pas, mais qu'elle carillonne... qu'à la rigueur elle "coucoute" ! Hé bien messieurs, vous voici dans l'erreur ! Celle-ci joue bel et bien du clairon ! D'ailleurs, à chaque heure du jour et de la nuit, sous le cadran, une lourde porte en chêne s'ouvre sur un hussard à moustaches, en uniforme de parade, avec brandebourgs et bonnet à poils ! Le soldat chevauchant un superbe percheron bai, jaillit ! Puis il sonne la charge, salue et fait demi tour !... Les quarts et les demies, sont plus modestement tenus par deux fifres en tenue de drap bleu et bandes molletières. Le niveau sonore de la sonnerie pourrait à lui seul expliquer les difficultés rencontrées par les propriétaires pour louer l'appartement contigu à celui des Léandri ! Mais, je pense qu'hélas, l'odeur du cheval, compte aussi pour beaucoup dans la difficulté à trouver de nouveaux locataires, car la pendule, sans être gigantesque, est tout de même suffisamment importante pour abriter l'animal, un authentique percheron, dont il faudrait, à coup sûr, changer plus souvent la litière... Certains soirs d'été, notamment pendant la canicule, les effluves étaient particulièrement insoutenables dans leur deux pièces sous le toit zingué. Je ne voudrais pas non plus m'étendre sur le raffut tenu, derrière le cadran, par les collègues de chambrée du hussard et des deux fifres, mais enfin, si ces gens pouvaient mettre un bémol à leurs plaisanteries de caserne, passé vingt-deux heures, nul n'aurait à s'en plaindre. J'ai, par le passé, plusieurs fois proposé à nos chers amis Léandri, de les débarrasser de cette encombrante pendule, allant jusqu'à leur suggérer d'en faire cadeau à quelques pauvres trop désargentés pour s'offrir un bracelet montre, chaque fois, ils m'ont fait comprendre qu'en Corse, les objets de famille sont destinés à rester dans la famille... La dernière fois que j'ai voulu en parler, leurs pupilles s'étant brusquement rétrécies, j'ai préféré changer de conversation. Ces peuples-là ont le sang chaud, l'âme fière et la rancune explosive...


La chanson des archers

Sur cette terre
Les mammifères
Allaitent
Y sont pas seuls !
Dit mon aïeul :
Les arbres allaitent...


Nous étions chez nos excellents amis, les Léandri, lorsque la pendule claironna les douze coups. À cet instant, lancés que nous étions dans un passionnant débat sur les gisements de roches cristallophylliennes, que Léandri, le sot-têtu, voulait sédimentaires, alors que chacun les tient pour éruptives, en tout cas c'est ma position, et je n'en démordrai sous aucun prétexte, lorsque la pendule claironna, nous avions totalement oublié que nous étions réunis pour fêter ensemble le Nouvel An. Les bouteilles de vins fins étaient vides, celles des spiritueux passablement entamées, nos estomacs pleins, et nos cervelles chaudes. Le ton avait suffisamment grimpé pour qu'aucun de nous n'ait remarqué le hussard ! Dressé sur son cheval, à minuit, le brave militaire, cher au cœur du Général Hugo, était entré, jouant la charge. Il l'avait même jouée trois fois ! Dans l'indifférence totale. Nos hurlements couvraient son clairon. Assez désappointé, il avait alors décidé de changer son répertoire, et nous avait successivement interprété : "la Soupe", "le Réveil", "l'Extinction des Feux", "le Salut au Drapeau" puis "Viens Poupoule" et pour terminer, un rap tout à fait iconoclaste, puis une chanson de Lorie, mais, quand bien même se fût-il décidé à nous faire tout Django Reinhardt sur son clairon, que nous ne l'eussions point entendu, trop occupés que nous étions à hurler nos arguments pour convaincre l'autre de l'inanité des siens ! Alors, le bonhomme s'en était retourné, dans sa pendule, fêter le Nouvel An avec ses copains fifres.
Et, c'est à cet instant, (qui a commencé ? je ne saurais le dire), que les couverts se mirent à voler. Les fourchettes d'abord, puis les couteaux, les assiettes, les bouteilles... Les coquilles d'huîtres. Les restes de saumon fumé, de foie gras ! Le plateau à fromages. Les verres. La carafe en cristal de Bohême ne fut pas épargnée ! Elle se brisa avec un très joli son. Tout y passa ! Nappe, serviettes, chaises ! La lourde cocotte en fonte, qui avait servi à présenter le lapin en gibelotte, de Madame Léandri, une spécialité, remarquablement cuisinée aux herbes de Provence, dont nous avions fait nos choux gras quelques heures auparavant, la cocotte donc, fit un superbe vol plané, que n'eut point, en son temps, désapprouvé Saint Ex, et son périple s'acheva en un somptueux looping, du plus bel effet, avant de venir percuter, dans un premier temps, le lustre, qui s'effondra sur la table, puis le cadran de la pendule...

A partir de cet instant, mes souvenirs sont sassez confus... Je revois le régiment de hussards, précédé par les fifres auxquels s'était exceptionnellement joint un tambour, envahir la salle à manger avec chevaux, chiens, sabres, chassepots et canons...Je crois me rappeler que c'est le Chef d'État Major, lui-même, qui fit couper le chauffage... Je vois une cantinière ouvrir en grand les fenêtres. Puis un pioupiou qui allume le feu de camp avec les restes des chaises, de la table et de la pendule. On m'a donné une couverture et je me suis endormi contre un grand gaillard au bonnet poilu qui jouait "Clementine" à l'harmonica... Voilà... Je n'ai pas entendu les pompiers, ni police-secours, et le voyage dans l'ambulance ne m'a pas réveillé non plus...

J'adore les réveillons chez les Léandri ! On ne s'y ennuie jamais !!


Tout ce qui est là-dedans est authentique ! Ben oui ! Sinon ce serait moins rigolo.

  • En Grande Bretagne aussi, ils ont installé des nouveaux radars. Et ça marche bien. Une voiture conduite par une mummy a été flashée à 657 Km/h sur une route de campagne !
  • Aux Etats-Unis. Un cambrioleur force la porte d'un magasin de photo vidéo. Il embarque plusieurs caméras et laisse sur place un appareil numérique avec lequel sa copine venait de le photographier...
  • La Thaïlande qui n'a plus d'argent souhaite négocier avec Boeing : "Nous serions prêts à troquer des crevettes contre un avion."
  • En Nouvelle Zélande, un sauteur à l'élastique s'aperçoit 47 mètres plus bas qu'il n'avait pas d'élastique...
  • France. Les Buralistes réclament au gouvernement une prime de risque. Ils vendent du tabac : ça donne le cancer. Ils vendent de l'alcool : ça donne la cirrhose. Ils vendent des timbres fiscaux : ça vide les goussets. La prime c'est pour les clients ?

Merci Babouze pour ce joli dessin

Au retour des fêtes de Noël et Jour de l'An, un avion charter s'abîme sur les côtes d'Égypte. Les familles disparues n'auront pas à rembourser les crédits contractés pour acheter des jouets à leurs moutards.

Un terrible tremblement de terre raye de la carte un village d'Iran. Quarante mille morts. Les disparues ne sont plus tenues au port du foulard islamique.

Les enfants violés par Michaël Jackson ont de la chance, ils ne l'ont pas été par un Black.


Qui n'a jamais vu Honfleur un trois janvier n'a jamais rien vu !
Il faisait beau, je dis à Doune : Et si nous allions à Honfleur ? Comme Doune est toujours partante pour partir, nous voilà partis...
Exceptionnel, le ravissant petit port d'où Champlain s'est embarqué pour le Canada n'était pas envahi par les touristes. Je me gare facilement, et nous nous dirigeons du côté de cette église entièrement en bois, superbe ! On voudra bien me pardonner d'avoir oublié son nom... Ste Bidulette ira très bien ! Là, il y a le marché avec les poissons multicolores, les fruits exotiques, les légumes, la viande, les slips et les chaussettes, les gens qui se marchent sur les pieds, les camelots et les fleuristes... bref le marché, quoi ! Ha ! Ça y est ça me revient : Ste Catherine ! J'en profite d'ailleurs pour embrasser à pleine bouche toutes les Catherine qui me connaissent, et comme je ne suis pas un Saint, le Vatican n'aura rien à me reprocher ! Bon ! Alors, j'étais là, devant Sainte Catherine avec mon sourire niais et ma vue basse, plus la goutte au nez, parce que même au soleil de midi, à Honfleur, un trois janvier, on se pèle grave, et c'est alors qu'une charmante jeune Anglaise, d'environ 25 ans me tapote gentiment l'épaule et me dit :
"Jyeu vœu vô dair marzi ! Because quon j'avais petit' zé graisse à veau qui jé apprus la fronzé..."
Hé bien, je vais vous dire, rien que pour ça, ça vaut le coup d'avoir fait de la télé.


Ça gazoline dans les artères
Ça transgénique dans l'potager
J'ai d'l'acarien dans les waters
Y faudrait qu'j'arrête de fumer

Ça mercurise dans les rivières
Ça josacyne dans les procès
Ça sectarise dans les prières
Y faudrait qu'j'arrête de fumer

Ça plaquedefuel dans les bains d'mer
Ça plaqued'amiante sous les greniers
Ça plaquedentaire dans les soupières
Y faudrait qu'j'arrête de fumer

Ça stéroïdes dans les champions
Ça hooligans sous les ballons
Ça Jean-Marise dans les télés
Y faudrait qu'j'arrête de fumer

Y a du sida dans mon cancer
Et dans une heure on va fêter
Mon 115ème anniversaire
Y faudrait qu'j'arrête de fumer...


Le Petit Corbinou n° 9 s'achève. Le mois prochain vous aurez un n° neuf qui sera le n° dix. C'est con la vie ! Merci à Michelle qui m'a corrigé. Merci à Willy qui a fait la mise en page. Merci à Strygge et à Babouse pour leurs dessins, merci à Ronan pour son amitié. Merci à Jean-Pierre qui malgré toutes les emmerdes continue à gérer la Cie de la Ruelle et merci à vous toutes et vous tous qui avez détourné un peu de votre temps pour lire mes sottises. Continuez à m'écrire. Je vous aime. A bientôt.


www.francoiscorbier.com