Éditorial : le CéDéThon.
Vive le progrès
Une poésie
C'était dans mon courrier
Bichebochien
I was in London 2
Oh la belle info
Chanson flash
Un peu escrocs...
À bâtons rompus
Rendez-vous
Ca s'est passé à Calais
Hop, une chanson !
Site
Bye-bye


 
Editorial

Le CéDéthon.
Vous êtes magnifiques
Vous le saviez, et je n'en ai jamais douté.
Je n'irais pas jusqu'à dire que la Compagnie de la Ruelle croule sous l'avalanche de chèques, mais en tout cas, toutes celles et tous ceux qui s'étaient engagés à participer à la création de ce futur nouvel opus ont tenu leur parole. Pour certains même au-delà de leurs paroles. Je sais aussi que ça n'a pas été facile pour tout le monde. C'est pourquoi en mon nom comme en celui de Jean-Pierre, Pdt de la Compagnie de la Ruelle, je veux vous remercier. Toutes et tous. Maintenant la balle est dans notre camp. Le disque se fera ! Je continue à chercher des sponsors, et à la demande de plusieurs amis, l'Opération CéDéThon va se poursuivre encore jusqu'au 31 mars. Au-delà de cette date butoir et définitive, le Nouvel Album passera à 15 Euros plus les frais de port, mais d'ici là les tarifs pour ce nouvel opus à venir restent les mêmes :

Un album CéDéThon : 13 Euros, frais de port inclus
Deux albums CéDéThon : 25 Euros, frais de port inclus
Cinq albums CéDéThon : 60 Euros, frais de port inclus (un ancien album en cadeau).
Dix albums CéDéThon : 120 Euros, frais de port inclus (en cadeau un CéDéthon en plus et deux anciens albums)
Je vais à présent faire en sorte d'être digne de vos commandes et vous préparer un beau petit disque dont vous n'aurez pas honte et que vous pourrez sortir dans le monde.
Merci encore à tout le monde et maintenant, que le Petit Corbinou ouvre ses portes ! C'est parti !
 

 
Vive le progrès

Les Laboratoires Floralpina mettront prochainement sur le marché une boîte de pilules à base d'huiles essentielles. Grâce à elles,"les pétomanes pourront émettre des vents parfumés à la menthe ou à l'estragon"... (Marianne n° 394)

Me voilà rassuré. Je vais pouvoir aller dans le monde.

 

 
Une Poésie

Le missionnaire est au fond de la marmite
Et nous les anthropophages on est contents
Le missionnaire est au fond de la marmite
À Noël on va bouffer le bout d'un blanc... (1)

(1) depuis le temps que je vous dis que je suis un génie...

 

 
C'était dans mon courrier

J'ai pris l'habitude de finir mes courriers par la formule suivante :
Bisous à tout le monde pour moi chez toi
Corbier le chanteur anthume...

Je pensais bien faire...

Mon cher François

J'ai effectivement transmis des bisous à tout le monde chez moi de ta part. À part Josette ma compagne qui te connaît et t'apprécie, le chien de Juliette en pension durant quelques heures a carrément couiné son refus de baisers humains.

Mais surtout le plombier qui travaillait dans les tuyauteries intimes de l'appartement m'a regardé méchamment. Pourtant le baiser que je lui transmettais de ta part était dénié de ces ambiguïtés provocatrices auxquelles nous ont habitués les artistes de madame Arthur ou de chez Michou. Devant sa réaction, j'ai plaidé l'amitié entre les peuples, l'affection transcendant les professions puis j'ai abandonné le terrain de l'entente possiblement cordiale, car il voulait quitter les lieux de son labeur sans avoir terminé sa prestation.
En fonction de cet incident je te demande de n'envoyer des baisers chez moi qu'à des gens parfaitement identifiés, la notion "à tout le monde chez toi" incluant des chocs culturels comme celui qui précède. Une bonne nouvelle avant de clore ce mail : le chien de Juliette ne te garde pas rancune et semble décidé à signer un pacte de non-agression mutuelle. Il faut dire que je lui ai fait lire ton Petit Corbinou, ce que je n'avais pas fait avec le plombier.

Amitiés Claude
Mon cher Claude.
Je ne sais pas si je vais encore oser transmettre mes bises à tout ce qui bouge autour de toi. Je crains hélas que les murs, les livres, les tableaux, le linge et les vêtements ne se révoltent à leur tour... J'en suis tout abattu. Mais reprenant mon souffle, je m'empresse de serrer la paluche à celles et ceux qui autour de toi ne sont pas manchots et dont la religion autorise ce léger laisser-aller... sans bien sûr "laisser râler !"
À bientôt.
Corbier.
Mon cher François,

J'ai bien compris ta volonté d'apaisement dans le séisme qui traversa mon foyer à la suite de tes baisers pour tous, c'est ainsi que j'ai pu établir avec le chien de Juliette un modus vivendi de nouveau acceptable : Puis je lui ai tendu effectivement ta paluche (avec un sucre) et en réciprocité il m'a donné sa petite patte tout en grognant. C'est depuis ce moment une sorte d'entente cordiale!

Hélas avec le plombier ça c'est beaucoup moins bien passé. En effet tu te souviens qu'il avait pris ton embrassade générale pour une provoc à tendance homossessuelle (comme disait la Zazie de Raymond Queneau). Instruit par l'expérience et attentif à toute menace ambiguë, j'avançai donc vers lui très prudemment et lui signifiai mezzo voce :

"Mon ami Corbier ne vous embrasse plus... et il se sert maintenant de sa paluche pour vous signifier ses bons sentiments ceci permettant d'effacer le précédent quiproquo et la méprise accompagnatrice."

Tout en souriant, j'avançai ma main et mon bras comme tu me l'as indiqué sur ton mail. "C'est pas pour me faire un bras d'honneur"... éructa l'irascible ! Je le rassurai à nouveau :

"Mon ami François Corbier est incapable de cette sorte de démarche où le geste obscène prendrait la place du verbe"

Je réitérai vers lui l'avance d'une main pacifique et l'homme qui plombe dans les tuyaux nauséeux au même prix que mon dentiste dans les caries du fond grogna "bsgdrezldndhdnunc", introductif à une manifestation que j'imaginais de type humaniste... Tout indiquait donc le retour à un relationnel paisible et à la normale saisonnière.

Quand ça baigna apparemment et effectivement dans la conciliation, il sortit sa dextre d'une tuyauterie récurrente. C'est ainsi que ce voyou ricanant à la façon de Nosfératu essuya sa main dans la mienne tout en se débarrassant la paume d'une matière d'origine douteuse mâtinée de résidus fécaloïdes malodorants.
Je fermai ma gueule car les travaux étaient loin d'être finis et depuis (entre deux ricanements) la voix de mon plombier rythme les heures qui me séparent de sa facture et me lancent ... " Et alors, votre Corbier... il a plus d'message à transmettre concernant votre environnement ?"

Je reste digne mon cher François... Mais c'est dur !

Claude Chanaud
.

 

 
Bichebochien

Un autre copain m'a demandé des nouvelles du mouvement Bichebochien. Ça méritait un poème.

Charcutier. (1)

Lalalère...
C'est l'heure
Alors
À l'air
Et sans ire
Pour César
Je tire de l'art
Du lard
De l'or.
Délires !
Lalalère... (2)
(1) Je suis de votre avis, ce titre est pitoyable, et j'ai un temps pensé à en donner un autre, mais "Les mémoires d'un garçon rangé" était déjà pris, les "Feuilles mortes" aussi et "Le Rouge et le Noir" parfaitement inopportun, j'ai donc conservé Charcutier, mais je partage votre avis : Seul Alain Delon peut apprécier ça !...
(2) Outre le titre, je suis de votre avis, il s'agit une fois encore d'une merveille. Merci.
 

 
I was in London 2

À peine quitté l'Eurostar, je me suis retrouvé dans le tube. Le tube c'est comme le métro, mais un tiers plus étroit. On sait qu'on est dans le métro parce que c'est à peine plus sale qu'à Paris, carrément vieillot, peu de stations, et pas régulier du tout dans les horaires. Cela dit le tube a tout de même un intérêt par rapport au métro Parisien : les banquettes sont confortables et en velours imprimé... C''est bleu et c'est joli. L'étrange, c'est que personne ne les dégueulasse à la bombe peinturlurante ni ne les ruine à coups de cutters. C'est vrai, on se fait une image des Anglais ravageurs punks et tout, ben rien du tout, oui. Tout le monde est vachement poli, gentil. Pas débraillé. Clean, quoi. Y a qu'un truc bizarre, c'est quand ils se mettent à parler. Je ne comprends rien. Enfin pas grand-chose. D'habitude, quand je suis chez moi, dans mon fauteuil, si quelqu'un parle anglais ou américain, il suffit que je lise en bas à hauteur de la ceinture de son pantalon pour comprendre ce qu'il raconte. C'est écrit ! Or dans le métro, j'ai beau chercher je ne vois rien. Je regarde à hauteur du bas de leur cravate : rien. À hauteur des genoux : rien. Bon alors je me dis : "comme on est en Angleterre, si ça se trouve, ils mettent les sous-titrages au dessus." Des sur-titrages, quoi. Alors, pendant que les gus me parlent, je regarde au-dessus de leur tête. Je dois forcément avoir l'air encore plus con que d'habitude, et malgré l'ouverture démesurée de mes mirettes, je ne trouve rien à lire d'intéressant qui leur servirait à me prouver qu'ils ont un discours cohérent. Rien ! Rien de rien ! C'est assez chiant, je ne vous le cacherai pas, d'autant que je sens bien que toutes ces personnes ont envie de me dire des trucs, mais je ne comprends pas. Ça ne fait rien, je reste stoïque et je leur dis : "yes !" Parfois même, pour faire vraiment plaisir, j'ajoute à mon "yes" un "yes yes" des plus persuasif, et je sens que ça leur fait plaisir. En fait l'Anglais est un type simple, et son tube est tout à fait sympathique. (Qu'ici les obsédés sexuels se calment) Dommage que les stations aient des noms incompréhensibles : King Cross St Pancras... Vous me connaissez, j'ai bien sur cherché à savoir ce que cela signifie, et au bout de quelques heures de nez planté dans les dicos j'en suis arrivé (si peu satisfaisant que cela soit) au résultat suivant : La Croix du Roi Glande-en-Arrière-de-l'Estomac.
On m'avait prévenu, mais franchement je ne pensais pas que nos amis Grands-Bretons fussent aussi étranges...



À suivre...

 

 
Oh la belle info...

Un canular concernant le retard dans la sortie d'une console de jeu s'est transformé en info sur France 2 et dans Libération... La blague émanait de XBox Mag :
"Libération" du 1er Novembre, dont l'information a été reprise par le service public nous a offert ça :
"En février 2003, l'annonce du report de la vente du jeu vidéo de combat Dead or Alive a traumatisé les otaku (fadas de jeux vidéo). Furieux, 147 d'entre eux, collégiens ou lycéens, se sont suicidés en gobant des poches de silicone."
La blague émanait d'Ed Warner qui dans XBox Mag ironisait sur les personnages de Dead or Alive manifestement siliconés ...Si ce genre d'info vous intéresse, je vous conseille de vous rendre sur
ce site

Vous aurez tous les détails. De quoi vous foutre de la tronche de nos journalistes dont on ne se permettrait pas de mettre en doute le sérieux et la bonne foi...

 

 
Chanson Flash

Le copain qui m'a demandé des nouvelles du Mouvement Bichebochien m'en a aussi demandé des chansons flash. Là aussi ça méritait un cadeau.

C'est les disciples d'Esculape
Qui nous font les jolis bébés
Et les disciples d'escalope
Qui nous font les bébés pas nés. (1)
(1) Le 20 Novembre dernier nous avons fêté la loi sur l'avortement j'aimerais qu'on n'y voie aucune malice.
 

 
Un peu escrocs...

Des jeunes gens du Bureau des Elèves de l'ESC de Rennes, entrent en relation avec la personne qui me représente, et lui proposent de m'inviter à manger, boire, frais de port payé et l'hôtel pour faire partie du jury de la 10ème Nuit des Wizards de la Communauté des ESC. Parfait. Pour une fois qu'on m'invite quelque part, j'accepte. Il est clair que je viens comme membre du jury, pas comme chanteur... Un contrat est même établi à cet effet.
Horreur ! Je suis attendu par une meute écumante d'étudiants bourrés et hurleurs. Le son est déplorable et je n'entends rien des dialogues filmés, tant le bruit est intense. En fait, je ne suis pas membre du jury, mais plutôt un peu le Président. On me demande de proclamer les résultats, ce qui, vu l'état d'ébriété avancée du public, comporte quelques risques... Ça ne fait rien je vais me rattraper sur la bouffe... Hélas... ce sera pour une autre fois... Une assiette de taboulé avec un œuf dur coupé en quatre (pour l'esthétique ?), et un verre de vin pitoyable qui s'est fait attendre car le tire-bouchon était cassé...
Pour la bouffe, les copains, il faudra revoir la copie...
Mais bon, tout ça est après tout plutôt sympathique sauf que pendant la projection, une jeune femme en uniforme de l'école vient me voir et me demande ce que je compte faire après l'interview qui me sera consacrée à l'issue de la projection. "Je compte aller me coucher" lui dis-je ! Elle me dit : "Non, mais sérieusement, vous allez bien nous chanter quelque chose ? Vous avez votre guitare ? Ça vous fera de la promo !..."
Bien sûr que je n'avais pas ma guitare puisque rien n'avait été prévu dans ce sens.

 

 
Une pause...

 

 
Un peu escrocs... (suite)

Je me suis donc retrouvé en porte-à-faux devant des étudiants venus de toute la France pour présenter à leurs collègues leurs œuvres cinématographiques, et j'ai dû passer pour un connard qui fait sa coquette et refuse de chanter sa petite chanson à la fin du repas... surtout que toute la salle scandait mon nom, puis s'est mise à chanter "Sans ma Barbe", et que je ne pouvais rien faire puisque ce n'était pas prévu.
Ni guitare, ni costume, ni son...
Je n'étais pas venu pour ça.
J'ai eu l'impression de me faire escroquer au sentiment. "Allez, venez m'sieur Corbier, on vous aime... ça nous ferait tellement plaisir que vous veniez à notre Nuit des Wizards... promis, on ne vous demandera pas de chanter, c'est seulement que vous avez bercé notre enfance et qu'on vous aime bien..."
C'est très désagréable.
D'ordinaire, lorsque des amis m'invitent chez eux à dîner, ils ne me demandent pas de venir avec mes outils de travail. S'ils désirent me voir chanter, ils font en sorte d'aller où je pratique. Sinon, ils organisent un spectacle.
L'ESC Rennes est une école de commerce... Ça augure mal de l'avenir. Si nos futurs gestionnaires ignorent l'accueil et le respect d'un contrat, je crains pour les entreprises qui prendront le risque de les engager dans les saisons à venir...
Tiens, ça me rappelle l'histoire du chrétien dans l'arène. On lâche le lion. Le lion se précipite, mais le chrétien dit un truc à l'oreille du lion et celui-ci retourne se coucher. Le chrétien est gracié et César le fait appeler : Chrétien, qu'as-tu dit au lion pour qu'il ne te dévore pas ? Je lui ai dit : Tu es invité ? Il m'a dit oui. Alors j'ai ajouté : Si tu es invité mon garçon, ne mange pas, sinon à la fin du repas on va te demander de chanter une petite chanson...

 

 
Propos à bâtons rompus

Elle : C'est pas parce que j'ai un cancer que je vais crever !
Lui : T'as pas intérêt, sinon je ne te parle plus !...

 

 
Rendez-vous

Avant de vous donner les dates à venir, je veux présenter mes excuses à celles et ceux qui avaient décidé d'aller à la soirée du 16 décembre (demain) organisée par Le Pirate Rue Pigalle. Ce concert est annulé pour des raisons de conformité du lieu. (Pas d'issue de secours). J'ai fait le maximum pour prévenir tout le monde. J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Je ferai en sorte de programmer une nouvelle soirée sur Paris, mais hélas je suis incapable pour l'instant de vous dire quand et où elle aura lieu.

21 Janvier : Genève (Café Le Roi)
22 Janvier : Annecy (Chez Jean-Louis)
26, 27,28,29 Janvier : Lyon (Thou Bout de chant)
12 février : Braine-l'Alleud (centre culturel / Belgique)
le 16/02/05 : Namur (Belgique)
le 18/02/05 : Wavre (maison des jeunes / Belgique)
4 Mars : Rouen Villa Césane.
11 Mars : La Sorbonne, Printemps des Poètes.
Rendez-vous sur le site pour plus de précisions... Rubriques "Actus & Concerts"
 

 
Ça s'est passé à Calais.

L'ami Babouse à l'occasion de la parution de son album des "Chroniques des Calais..." dont je vous recommande la lecture, s'était débrouillé pour m'inviter à venir chanter au Centre Gérard Philipe. J'arrive à Calais où je n'avais pas mis les pieds depuis presque 30 ans... et je demande mon chemin à la première Calaisienne que je croise, laquelle attendait un lent et frileux bus qui tardait un peu : "Oh ! Corbier !" qu'elle dit en me voyant. Je me dis ça marche fort pour moi... elle sont toutes folles de mon corps... En fait, c'était seulement parce qu'elle avait vu ma photo dans le journal, et un peu aussi parce que son mari avait travaillé avec moi à l'Oasis. (Haut lieu nocturne du coin où j'ai usé ma belle jeunesse). Comme elle se rendait à l'hôpital pour tenir la manche à son gentil mari qui a eu la pitoyable idée, voici quelque temps, de se choper un cancer mal placé et que justement l'hôpital était sur la route qui même au Centre Culturel, je l'ai déposée.
Il faut retenir de cette anecdote deux choses importantes.
La première : Vous avez tout intérêt à prendre l'autobus si vous habitez Calais, car lorsque je passe, je vous prends en stop même si vous ne me le demandez pas.
La seconde : Comme je ne vais à Calais qu'une fois tous les 30 ans, au bout d'un moment, si vous ne me voyez pas arriver : prenez le bus.
À part ça j'ai fait un triomphe, j'ai eu droit à une standing ovation, et j'ai vendu plein de disques, mais j'évite d'en parler parce que ça fait un peu type qui se vante. C'est dommage, parce que si je n'étais pas aussi réservé, je vous aurais dit qu'avant moi il y avait le grand orchestre de Carali (Le Petit Psychopathe Illustré), Copains comme cochons qu'il s'appelle, et que la soirée s'est terminée avec un orchestre Norois qui a fait bal folk. Tiens, si j'étais encore moins réservé, je vous dirais aussi que dans la salle il y avait mes copains Gronibards qui avaient fait le déplacement de Lille exprès ... C'était pas sympa : c'était vachement sympa ! et je plains sincèrement les copains qui vivent à Marseille, Bordeaux, Nancy, La Souterraine, Brest, et Perpignan, qui pour des raisons sans doute liées à la grève du métro n'ont pas pu venir à cette remarquable soirée de chansons d'humour et d'amitié.

 

 
Et hop, une chanson !

Pauvre monde

L'annonce était collée
En haut de la vitrine
Message rédigé
À l'encre bleue marine :
"Recherchons c'est urgent
Deux heures chaque jour
Balayeur débutant
Pour nettoyer la cour"

J'emprunte à ma maîtresse
Trois sous plus un balai
Et je fonce à l'adresse
Que l'annonce donnait
Mais comme je n'avais pas
De diplôme, de brevet
Et pas le bac plus trois
Ils m'ont remercié

Pauvre monde, où vas-tu
Pauvre monde que dis-tu
Pauvre monde, pauvre monde
Pauvre monde que veux-tu

En suivant mes deux pieds
J'entre dans un studio
Télé-réalité
On me tend un micro
On me dit qu'à loisir
Et sous les projecteurs
Je peux dire mes soupirs
Mes rêves, mes bonheurs

On me poudre on m'assoit
On me peigne on m'habille
On me teste la voix
Je raconte ma vie
Mais comme je n'avais pas
Eu l'idée de violer
Mon frère, ma mère, papa,
Ils m'ont remercié

Pauvre monde, où vas-tu
Pauvre monde que dis-tu
Pauvre monde, pauvre monde
Pauvre monde que veux-tu

M'en retournant chez moi
Les larmes au bord du coeur
Quelqu'un me prend le bras
C'était un producteur
Votre voix m'interpelle
M'avoue-t-il au bistrot
Venez sous mon label
Vous y serez au chaud

Mais pour booster les ventes
Et pour séduire la presse
Il fallait que je chante
Une fleur dans les fesses
Alors adieu les tubes !
Je n'ai pas accepté
Leurs jeux, leurs turpitudes
Ils m'ont remercié

Pauvre monde, où vas-tu
Pauvre monde que dis-tu
Pauvre monde, pauvre monde
Pauvre monde que veux tu

Écris donc tes mémoires
Me souffle un bon copain
Moi j'écris des histoires
Me dit-il tiens toi bien
Sans style et sans saveur
J'ai rien à raconter
Jamais un éditeur
Ne m'a remercié

Pauvre monde, où vas-tu
Pauvre monde que dis-tu
Pauvre monde, pauvre monde
Pauvre monde que veux-tu ?

 

 
Site

Précipitez vous : une surprise vous attend au www.francoiscorbier.com . En effet, Wilfried a eu l'extrême amabilité de rhabiller mon site. Plus simple, plus beau, plus amusant, plus ludique, il vous plaira j'en suis persuadé.
Et surtout, pour celles et ceux qui se demandent ce que je peux bien chanter aujourd'hui, il y a la possibilité d'écouter 30 secondes environ de chacun des titres des deux albums (Carnet Mondain, et Toi ma Guitare et Moi) qui sont d'ailleurs toujours en vente à la Compagnie de la Ruelle, 3 ruelle des Pierres, 77 220 Presles-en-Brie, au tarif dérisoire de 11 Euros l'unité, 21 pour les deux, frais de port inclus, chèque à l'ordre de la Cie de la Ruelle.
Précipitez-vous sur mon joli site, et dites-nous ce qui vous a déplu, pour qu'on fasse les modifications le plus rapidement possible... enfin, si c'est possible. Merci.

 

 
Bye-bye

Il faut hélas que nous nous quittions. Le Petit Corbinou referme ses volets. Soyez sages petits amis, sinon le Père Noël pourrait bien aller voir chez les autres si j'y suis. Ne laissez pas traîner vos chaussettes sales, peignez-vous et lavez-vous les dents ! Car n'oubliez pas que c'est ce qui se voit qui compte ! Par exemple, le cancer du foie que vous avez chopé en refusant de vomir le trop-plein de Kro, eh bien ça n'a pas d'importance puisqu'on ne le voit pas !!! Pensez-y !
Bises aux filles et bourrades viriles aux gars.
À bientôt
Je vous aime.
Le Petit Corbinou.

 

 
   

www.francoiscorbier.com