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Notre ami Pierre Perret, dont j’ai l’œuvre complète à la maison (CD et bouquins), pour lequel j’ai une véritable admiration (comment ne pas en avoir pour l’auteur de Blanche, de Lily, de la Petite Kurde, de Mon p’tit loup), s’est mis à yoyoter ! Voilà ce qu’il raconte partout, dans ses bouquins, à la radio, à la télé, dans les journaux français et étrangers, à propos de Georges Brassens. Je le cite :
« Je crois que mon succès l’a fait chier. Du jour au lendemain, c’était fini. Il ne m’a jamais cité et il ne m’a jamais parlé d’aucune de mes chansons. » (Ouest-France du 08/01/09) ».
  


Comment le succès de Pierrot aurait-il pu faire chier Georges ? C’est parfaitement ridicule. Pour remettre un peu les choses en place, voici trois témoignages de personnes ayant vécu dans l’intimité de Brassens. Ces témoignages viennent de Jean-Paul Sermonte, rédacteur de la revue Les Amis de Georges.

Sophie Duvernoy, gouvernante du poète pendant 15 ans :

« Georges pouvait avoir des défauts comme tout le monde mais qu’il puisse s’irriter du succès d’un artiste, ce serait bien mal le connaître. Il était exactement le contraire et chaque fois qu’il pouvait aider un chanteur ou une chanteuse il le faisait spontanément. »

Püppchen, la compagne de Brassens :

« Georges aimait beaucoup Pierre Perret mais pendant plusieurs mois celui-ci était tellement omniprésent chez lui que Georges a été contraint de prendre ses distances. Il ne voulait pas le froisser et essayait de le lui faire comprendre en s’éloignant un peu… »

Agathe Fallet l’épouse de René Fallet, dans une lettre envoyée parallèlement à Pierre Perret et à Jean-Paul Sermonte :

« Brassens, qui n’est pas là pour vous répondre, n’était pas jaloux de votre succès. Lui, au sommet de sa gloire, respecté, admiré, aimé, comment aurait-il pu prendre ombrage de la vôtre ? Agathe conclut sa lettre par une phrase très touchante : « Je me souviens de vous chez Jeanne, si charmant, si poli, atrocement sympathique, dira Georges. »

Pour que ce tableau soit complet et qu’on comprenne mieux ce que je raconte dans ma chansonnette, je veux citer aussi les propos de Pierre Schuller, rédacteur de la revue web "Auprès de son arbre" dans son numéro 177 du 28 novembre 2008.

"... j’ajoute que Pierre Perret a été aussi un peu "gonflé" quand il a sorti il y a quelques mois un CD de reprises de chansons paillardes en indiquant sur la pochette : "Avec un inédit de Georges Brassens, "Le petit-fils d’Oedipe". En fait d’inédit, cela faisait 6 ans que Jacques Muñoz l’avait enregistrée sur son CD aujourd’hui épuisé "Les bacchantes" (déposé à la SACEM), sur une musique de sa composition, que je trouve d’ailleurs bien meilleure que celle de PP.
Lorsqu’on est aussi féru de mots que l’est Pierre Perret on n’emploie pas le vocable "inédit" pour un texte qui ne l’est plus depuis longtemps, sauf si l’on veut se faire mousser ou tromper le quidam, ou pire, se servir du nom de Brassens."

Voilà je n’ai rien à ajouter. Je suis triste pour Pierrot. Je ne comprends pas sa démarche, je n’en vois pas l’intérêt. Il me fait de la peine. Corb.

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