Hercule
Hercule est jardinier
Il travaille à Paris
Il s’occupe des marronniers
Autour de la Mairie.
Du matin jusqu’au soir
Il compte les bourgeons
Et s’il en manque un, par hasard
C’est lui qui a les boutons.
Hercule cet été
N’est pas resté au lit
Pour la Mairie, il a planté
Des palmiers, c’est joli.
Des berges de la Seine
Il a fait Hawaï
Le sable était chaud érogène
Y a eu un Tsunami.
Mieux qu’un tir d’artillerie
Dans une guérilla,
La vague a détruit la Mairie
Et le commissariat.
Sa mission salvatrice
Ne s’est pas arrêtée
Avant qu’tombent le Palais d’Justice
La Chambre des Députés.
Comme saisie de remords
A l’instant de quitter
Paris, la vague a fait encore
Un tour dans les quartiers.
Brisant le Sacré-cœur,
Le Sénat, l’Elysée,
La vague a fui laissant le cœur
De Paris nettoyé.
Depuis la capitale
Où je respire pénard
J’écris cette carte postale
Assis sur le boulevard.
On m’apprend à l’instant
Qu’Hercule que rien ne lasse
Ira sous peu travailler dans
Les écuries d’Augias.
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