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Con
En voilà un mot ! Con ! Con ça nous vient de conil. Le conil, c’est le lapin. Le lapin c’est tout chaud et plein de poils d’où sans doute l’analogie… Ce qui est rigolo dans ce mot, c’est qu’il porte au dérapage. J’explique : Poser un lapin c’est ne pas se rendre à un rendez-vous ! Parfait ! Si on considère qu’il s’agit d’un rendez-vous amoureux, on se trouve dans la situation étrange d’une personne qui se rend au con et qui en est pris pour un. C’est cocasse. D’autant plus cocasse, que personne jamais ne se vexera d’être pris pour un lapin… Dites à une jolie femme : comment vas-tu mon lapin ? Vous ne la ferez pas fuir ! Et pourtant, on est au bord de l’insulte ! Essayez une autre fois de lui dire : comment vas-tu mon con ? … Je vous conseille de ne pas rester ensuite dans la portée de son champ de vision.
On voudra bien noter aussi que le mot con, n’en déplaise à nos amies féministes, ne peut pas se féminiser. Le faire est une totale hérésie ! J’explique. Si lapin peut faire lapine, con qui je le répète était à l’origine un lapin, est devenu une partie et non des moindres du corps féminin. Aurait-on idée de féminiser le bras, l’œil, le nez, le dos, le sein, le poumon ? Non ! On ne le fera pas ! On ne féminisera donc pas con, même lorsque passant de l’anatomie au vocabulaire de l’insulte, on voudra traiter une femme. L’appeler Con, c’est vouloir la limiter à cette partie basse, et en conséquence, la traiter de conne, c’est ne pas la traiter du tout puisque le mot ne désigne rien… À réfléchir !
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