Brassens (Georges)
Je n’ai pas une once de voix ! et je n’aurais sans doute jamais fait ce métier si Brassens ne m’avait encouragé à le faire. J’avais 16 ans et comme tant d’autres j’étais allé le voir en coulisse. Il m’avait prêté une guitare et je lui avais chanté trois ou quatre de mes chansons. Patient il avait écouté. Puis il m’avait donné des conseils et dirigé vers Claude Dejacques (D.A. chez Philips), que je me suis empressé de ne jamais aller voir…
Brassens c’est encore à ce jour tout ce que j’aime. L’intelligence du texte, la simplicité des mélodies, la richesse harmonique, n’en déplaise à mes camarades rockers.
Les années passent. Un jour devant le T.N.P où il était en spectacle, je l’ai revu… Il marchait face à moi et quand il m’a aperçu, il a positionné ses bras en guitariste et fait un clin d’œil…
Le Maître m’avait reconnu : Plus rien n’avait d’importance !
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