Résumé des chapitres précédents.
Au moment de monter dans l’avion, un vigile me confisque la petite bouteille d’eau minérale que j’avais pratiquement vidée en m’expliquant que c’est la loi ! Sous-entendu, ce genre d’objet peut créer du désordre à l’intérieur d’un avion…
En fait ce qui m’a crispé dans le comportement du vigile ce fut comme chaque fois d’être confronté à la sottise. Je comprends tout à fait que le bonhomme soit tenu de faire respecter les directives qui lui ont été données mais, de vous à moi, je ne vois pas bien ce qu’on peut faire avec une bouteille d’eau de vingt-cinq centilitres, surtout si elle est quasi vide…
Suivez-moi. Je vais vous montrer qu’il y beaucoup plus dangereux… mine de rien. Et que ce n’est pas interdit.
On n’interdit à personne de lire le journal dans un avion. Mieux, on en propose aux passagers lorsqu’ils pénètrent dans la cabine… Vous allez me dire, je vous connais, que vous ne voyez pas bien le rapport entre un journal et le danger que peut potentiellement représenter une bouteille d’eau… Je vais tout vous expliquer !
Un jour, quand vous aurez le temps, récupérez donc le journal qui sert d’ordinaire à recevoir les épluchures de pommes de terre et faites ce que je vais vous raconter. Vous verrez, c’est édifiant.
Gardez toutes les feuilles du journal. Plus il sera épais plus le résultat sera spectaculaire. Roulez-le en bandes de deux centimètres que vous écraserez à chaque tour. Lorsque vous arriverez au bout du journal, si vous avez bien serré les pages, vous aurez en main une sorte de règle de papier de la taille de deux feuilles. Environ un mètre. Pliez en deux cette règle. Tenez fermement ce pliage du côté des deux bouts qui ne se touchent pas.
À l’endroit du pliage vous avez alors une arme quasi aussi dure qu’un morceau de bois. Un redoutable casse-tête. Avec un magazine c’est encore plus dur ! S’il vous prenait l’idée lamentable de vous en servir pour taper sur un crâne, un nez, une tempe ou la gorge d’un voisin, vous auriez toutes les chances de vous transformer en assassin et la préméditation serait retenue !
Je vous déconseille vivement de le faire, mais si vous êtes chez vous et que vous désirez tenter l’expérience de cette massue, tapez avec elle sur une chose vous appartenant, la table par exemple. Je vous garantis une jolie marque sur le meuble !
Alors je demande aux personnes qui ont eu l’idée ridicule de bloquer une mini-bouteille d’eau, eu égard à la dangerosité qu’elle représente, de songer à cesser de distribuer des journaux dans les avions. Objectivement je suis intimement persuadé que le journal plié est hautement plus dangereux qu’une fiasque de plastique vide…
Mais si je me trompe, qu’on ne manque pas de m’expliquer ce qu’on peut faire avec mon bout de plastique vide en montant dans l’avion… Il est toujours utile de s’éduquer, et lorsque je verrai un nourrisson boire au biberon, je saurai que j’ai face à moi un dangereux terroriste, un futur assassin, un bandit de grands chemins, un fauve, et je ne manquerai pas de le lui arracher des mains en le traitant de gougnafier, gibet de potence, graine d’assassin et je n’hésiterai pas à prévenir la police, bien que je sache que ça ne servira à rien puisque les juges et les tribunaux sont laxistes et au service de la pègre !
C’est bien connu.
Ah mon pauvre pays ! Qu’allons nous devenir ?
Bon, paf ! Nous voilà en bas de la page et la suite de cette magnifique aventure vous la connaitrez sur la page suivante !
À suivre !...