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Pierre Étaix
1er juillet 2009
Je viens de recevoir la lettre ci-dessous. Comme je vous avais
demandé de participer à l’action, je me suis dit qu’il serait sans
doute utile de vous informer de la suite des événements...
Bonne lecture.
Corbier.
Bonjour,
Il y a quelques temps, vous avez soutenu le combat de Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière en signant la pétition demandant la ressortie de leurs films. Merci, du fond du cœur, pour votre investissement, vos idées et vos milliers de témoignages amicaux.
Vous le savez peut-être déjà...
Une grande nouvelle est tombée ce vendredi !
Après des années de procédure, le Tribunal de Grande Instance de Paris a tranché : Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière ont été rétablis dans leurs droits et la (...)
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J’étais à Sion, en Suisse, lorsque la nouvelle est tombée. : «
Michael Jackson n’est plus ». C’est l’hôtelier qui me l’a appris, tandis que je prenais mon petit dèj . Si j’avais été fan, j’aurais pu m’étrangler et passer l’arme à gauche, ce qui n’aurait guère fait bouger les médias, mais ça m’a fait drôle quand même, comme on dit.
Ce type a marqué plus profondément qu’aucun autre chanteur l’histoire de la musique populaire des trente dernières années. Je me souviens d’avoir déniché un disque de lui, tandis que j’étais allé chanter au Québec, et l’avoir offert à mon fils avant que l’album ne soit distribué en France. Mon gamin avait alors pu frimer devant ses petits camarades…
Les boums étaient chaudes en ces années !
Le lendemain, dans le journal local de Belfort, le titre était éloquent : « Le monde entier pleure Michael Jackson ». (...)
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Il y a des jours comme ça, où je regrette de ne pas avoir mes fesses devant moi pour me les botter !
Vous me connaissez, je suis attentif à ne pas laisser passer plus de conneries qu’il n’en faut dans ce que je raconte au Corbiblog. Aussi, l’autre soir, tandis que je roulais pénardement à deux à l’heure sur la bretelle qui mène de l’A86 à Villemomble où j’étais attendu pour faire la fête et jouer de la gratte, lorsque mon téléphone a sonné, j’étais loin, en décrochant, de m’attendre à être mis en face d’une bévue d’importance !
Voici au mot prêt l’échange téléphonique :
Allo François ? C’est Jean-Luc ! (il s’agit de Jean-Luc Azoulay, le patron d’IDF1)
Salut Jean-Luc. Tu vas bien ?
Ouais, ouais, pas de souci. Et toi ?
Ça va. Je vais bien. Qu’est-ce que je peux faire pour toi, Jean-Luc ?
Mon grand t’as foutu un merdier pas possible ! (la voix est rigolarde mais ferme néanmoins…)
Moi ? Allons bon ! Qu’est-ce que j’ai encore fait ?
Dans le Corbiblog t’as annoncé la fin (...)
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Quelle journée et quelle nuit !
Je te raconte.
Hier je file chez le toubib qui me fait le renouvellement des ordonnances pour le diabète. Le bonhomme me dit qu’il serait bon de faire une analyse de sang pour savoir où j’en suis. Puis il me fait une injection tétanos/polio/diphtérie et je file à la pharmacie, puis chez les infirmières pour prendre un rendez-vous à jeun.
Puis, comme mes lunettes de soleil se sont un peu démantibulées dans ma poche, je cours chez l’opticien et c’est à ce moment-là que mon téléphone sonne (ça fait suédois comme dit mon frangin). C’est un copain.
Moustache. C’est pas son vrai nom ! En fait il s’appelle Serge, mais comme il a des poils sous le nez… Enfin, il avait, car il s’est rasé, mais on persiste ! Le voilà Moustache pour l’éternité. Il me dit :"Tu n’as pas oublié que c’est aujourd’hui l’inauguration de l’exposition que je consacre à Marcel (...)
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La vie est un perpétuel émerveillement dont je ne saurais me lasser !
Voici peu j’étais à Marseille et j’y retournerai dans le courant de l’hiver. Ici les médias m’ont réservé un bel accueil. J’ai eu droit à la télévision locale de J.P Foucault, à la Marseillaise (le grand quotidien régional) à France Bleue… bref, tout à été fait pour prévenir le public et les amis de mon passage dans le quartier.
De mon côté j’avais fait, sur mon site officiel, un bandeau qui clignote, et les dates sudistes étaient annoncées sur MySpace, on peut difficilement faire plus pour prévenir de mon arrivée dans la région, et je remercie celles et ceux qui ont su se déplacer pour cette occasion, comme je bénis l’effort notable réalisé par les médias pour annoncer ma venue.
Je suis rentré chez moi hier après une longue balade de neuf heures en bagnole et aujourd’hui, j’ouvre mon ordi. Je lis les messages que les amis ont eu (...)
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Oui je le crois. Rire ne signifie pas se moquer. Rire c’est avaler des couleuvres en conservant un air serein pour ne pas s’écrouler en
larmes devant ceux qui nous guettent.
Nous traversons tous des moments difficiles et douloureux. La perte
d’un être cher, d’un ami, d’un parent. La disparition d’un enfant. Un
travail qui se fait attendre, une maladie lourde qui vient inopinément nous rappeler qu’on n’est que de passage. Il y a toujours moyen de se lamenter et de verser des pleurs. Ressaisissons-nous :
Rions !
Rions de bon cœur, de toutes nos dents, comme le type auquel on vient de trancher la gorge et qui sait que désormais il n’aura plus à faire les frais d’une crème après-rasage !
Un nouvel enfant vient de voir le jour dans ton humble demeure. Il a trois pieds et te voilà effondré parce que son frère aîné en avait quatre ! Je conçois ta déception mais faut-il pour autant te répandre en cris et t’arracher les yeux ? Non ! Non, car le médecin vient d’annoncer qu’une petite sœur arrive ! Elle a six bras. Ris et (...)
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Le riche n’est pas comme vous et moi pourtant il nous ressemble. Il
nous ressemble à s’y tromper. Habillez-le comme vous, mettez-le dans
le métro à l’heure de pointe, enfermez-le dans un bureau puant, dans
un atelier bruyant, une usine assourdissante et vous verrez, il fera
la gueule comme vous. Pour un peu en le croisant vous penseriez voir
votre frère.
Je sais que parfois on s’imagine qu’il a quelque chose de plus qui le différencie de nous. Foin ! Il ne possède pas de bras supplémentaires, pas de cerveau différent pas même une couille rétractile pleine de sang bleu, néanmoins, je vous l’accorde, et je ne crains pas de l’affirmer : le riche est différent de nous pauvres chiches, qui l’envions !
Quelle est donc cette différence, me direz-vous ? Le fric !? Bien sûr le fric, mais pas seulement. Le riche a cette faculté de toujours faire en sorte d’être (...)
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La première fois qu’on m’a parlé de Facebook je me suis promis de ne
pas y mettre le nez, et puis… Un jour, je me suis ouvert un compte
sur ce truc. Je l’ai fait parce que j’étais envahi de pubs et de
demandes de toutes sortes sur MySpace et que je ne pouvais plus
répondre à tout le monde.
Sur MySpace, j’ai 13.000 amis : c’est ingérable ! J’y vais encore de emps en temps, mais de moins en moins souvent. J’y ai pourtant passé quelques belles heures à vouloir faire plaisir à tout le monde, à raconter ma vie, à écouter Bidule et Machin dans leurs œuvres, à lire des scénars, des poèmes, des nouvelles, des récits philosophiques, autobiographiques, à tenter de percevoir la musicalité dans le bruit, et l’harmonie, au milieu du flot lourd et disparate des guitares désaccordées... Je sais qu’en (...)
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Allauch, prononcez "Allo" comme dans le téléphone quand on décroche,
est un charmant petit bourg à deux pas de Marseille où sont
fabriquées des confiseries idéales pour casser les dents qui restent
encore accrochées aux mâchoires fragiles des vieillards et pourrir
celles des enfants gâtés. J’ai pris la bagnole et j’ai décidé d’aller
y faire un tour l’autre après-midi.
Il fait beau dans le coin et il se pourrait bien que ce soit la même chose pour tout le département. De l’endroit où je suis confortablement hébergé, c’est une histoire d’une demi-heure pour tailler la route. Je me gare et me voilà bientôt remontant la rue principale de la bourgade.
J’entre dans une boutique qui sent bon la cire d’abeille, le pastis et les bonbons. Une sorte de paradis rescapé d’une autre époque avec des armoires de deux mètres cinquante de haut, en vrai bois travaillé, et, piqués aux (...)
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La France des médias, la France politique, la France du travail, la France de l’Éducation Nationale s’est émue de l’histoire du gamin de six ans arrêté par les forces de l’ordre à la sortie de l’école.
Le Corbiblog a décidé d’aller plus loin pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé ce jour-là, comment les policiers responsables de l’affaire avaient vécu cette histoire, et ce qu’ils en pensaient quelques jours plus tard.
Pour cela nous sommes allés à la rencontre de l’un des acteurs de cette arrestation, le gendarme Nikolas S. et nous lui avons posé quelques questions. Il nous a répondu sans détour.
Le Corbiblog :
Les Français semblent juger sévèrement votre intervention. En toute honnêteté, pouvez-vous nous en parler ?
Le policier :
Tout va bien ! Toute cette histoire a été montée en épingle, mais de vous à moi, je ne vois pas où est le problème ?! Le gamin n’était qu’une sale petite crapule et nous, on a fait notre boulot ! Vous savez, c’est quand même terrible d’entendre ce qu’on entend.
« Oui… Le gosse avait 6 ans… Les policiers ont déboulé à la sortie de l’école !… Avec les bagnoles, le car ! (...)
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Tout va bien ! Je dis ça parce que si je commence à dire que c’est le bordel de tous les cotés, qu’il fait un temps de chiotte, que c’est la chienlit sur tous les flancs que les patrons yoyotent grave, que le gouvernement part à vau-l’eau, qu’on a trouvé au Mexique une grippe sous un chapeau…
Tiens il faut que je te raconte.
L’autre matin je me réveille patraque. Je file chez mon toubib. Il me fait mettre à poil, puis il me dit :
"Tu peux te rhabiller, t’as la grippe porcine !
Non (que je lui dis), t’es certain ?
Un peu mon n’veu (qu’y fait), t’as la queue en tire-bouchon !
Ah c’est malin ! Et si j’avais été une femme t’aurais dit quoi ?
Que t’avais viré boudin !"
Mon toubib est très drôle, il a été gagman pour TF1 !
Bon, alors pour ne pas mettre mal à l’aise le lecteur, j’avance et je dis : "Tout va bien !" Mais une fois que j’ai dit ça, il faut que j’étaye, que je trouve un truc sympa à raconter. Ben ça tombe bien j’ai (...)
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Quand on n’a pas fait d’études, ou de mauvaises, comme c’est mon cas, et qu’on est invité à s’exprimer régulièrement dans un lieu aussi chargé d’histoire et de culture que l’est la Sorbonne, je ne vous cacherai pas que c’est une sorte de tsunami de fierté qui vous envahit !
Rassurez-vous, je sais relativiser les choses, et je n’ignore pas que mes chansonnettes ne sont en fait que de modestes blagounettes à placer sur l’étagère qui se situe à des années-lumières du travail des littérateurs étudiés généralement dans ces murs vénérables.
Mais enfin, je ne vais pas bouder mon plaisir, ce serait ridicule !
Puisqu’on m’aime à la Sorbonne et qu’on l’écrit, sans me pousser du coude pour autant, je me redresse un poil et je sens que j’arrive désormais à la hauteur d’un ongle d’orteil d’Hugo Victor, poète français hélas trop tôt ôté à l’affection de sa famille.
Bon, pour faire court, Matthias Vincenot qui préside aux soirées Chansons, Poésies, à la Sorbonne, a eu la gentillesse d’écrire à propos de mon travail.
Pour celles et ceux qui m’aiment (...)
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Notre ami Pierre Perret, dont j’ai l’œuvre complète à la maison (CD et bouquins), pour lequel j’ai une véritable admiration (comment ne pas en avoir pour l’auteur de Blanche, de Lily, de la Petite Kurde, de Mon p’tit loup), s’est mis à yoyoter ! Voilà ce qu’il raconte partout, dans ses bouquins, à la radio, à la télé, dans les journaux français et étrangers, à propos de Georges Brassens. Je le cite :
« Je crois que mon succès l’a fait chier. Du jour au lendemain, c’était fini. Il ne m’a jamais cité et il ne m’a jamais parlé d’aucune de mes chansons. » (Ouest-France du 08/01/09) ».
Comment le succès de Pierrot aurait-il pu faire chier Georges ? C’est parfaitement ridicule. Pour remettre un peu les choses en place, voici trois témoignages de personnes ayant vécu dans l’intimité de Brassens. Ces témoignages viennent de Jean-Paul Sermonte, rédacteur de la revue Les Amis de Georges.
Sophie Duvernoy, gouvernante du poète pendant 15 ans :
« Georges pouvait avoir des défauts comme tout le monde mais qu’il puisse s’irriter du succès d’un artiste, ce serait bien mal le connaître. Il (...)
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En général, quand on reçoit un texte admiratif composé par un ami, on garde pour le dossier de presse et on n’en fait pas profiter les amis. Il se trouve que je fais tout à l’envers !... J’ai reçu le texte que vous allez lire ci-dessous. Vous serez les premiers à en prendre connaissance, et les gens du métier, journalistes, radios, tévé, producteurs, programmateurs et autres, le liront plus tard. Après vous.
_Je suis sympa, non ?
Bon allez, je vous le laisse, mais c’est bien parce que vous êtes sympas et aussi parce que certains d’entre vous m’ont demandé si mon nouvel album est bien... Ben, voilà ce qu’en dit Gotlib. Tu sais Gotlib...
Les Dingues aux Dossiers... Ça y est ? Bon ! Je te laisse.
Bonne lecture !
Voici la nouvelle livraison du dernier opus de François Corbier. Ou si l’on préfère un langage plus quotidien : “Écoutez rien qu’un instant les nouvelles goualantes du gars Corbier”, qui n’ont rien à envier aux précédentes. Oh les bonnes et belles chansons ! Vous pouvez me croire, je m’y connais. Dès la toute première, j’ai été pris à la gorge par cette “Nucléaire”, qui a surpris aussi les habitants de Hiroshima (très mauvais goût, cette plaisanterie…)
Surpris aussi par l’intrusion du Big Band qui l’accompagne (...)
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Tonton Geo qui dormait, sous une pierre plate
Au Cimetière des Pauvres, un matin s’éveilla
En tenant un couteau avec ses omoplates
Cadeau qu’un bon ami venait de planter là.
Que n’eûtes-vous Tonton l’idée de disparaître
En poussant devant vous dans la tombe l’ingrat
Qui de votre vivant vous appelait son maître
Et se disait pour vous prêt à trancher son bras.
À peine disparu, voilà sur votre tombe
Où reposent vos os, qu’il danse, chante, et rit
Voilà qu’il s’insinue peu à peu dans vos pompes
Tourne autour de vos femmes et viole vos écrits.
Pour un peu il irait dire dans les gazettes
Que c’est lui qui pondit vos œuvres et chaque soir
Tandis que vous chantiez vos tendres chansonnettes
C’est lui qui accordait aussi votre guitare.
Le sot prétentieux aux foules vagabondes
Dit que sa gloire vous fit le détester parfois
Et qu’elle vous rendit envieux, (...)
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