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Au moment où je me pose devant mon ordinateur pour faire ce papier, l’état de canicule a été levé sur l’Alsace et le Lyonnais comme sur le territoire de Belfort, mais il fait quand même vingt-quatre dans mon bureau, et on ignore si Mme Bettencourt est toujours prisonnière des Fric. (Force Réactionnaire Indécente et Cupide, dirigée par le bas de sondage et sa clique).
Hier je suis allé chanter à Évreux pour le personnel, les familles et les pensionnaires d’une institution en charge de jeunes trisomiques. Tout s’est très bien passé. J’ai été très bien reçu et tout le monde a chanté avec moi. Comme il s’agissait d’amuser des enfants, j’avais travaillé toute la semaine le répertoire que je ne fais plus jamais, à savoir : Le Nez de Dorothée, Sans ma barbe, Bienvenue aux nouveaux, Laissez les mamies faire… Toutes chansons datant de mes années télé, et j’en connais quelques-uns (...)
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Tour de France
15 juillet 2010
Figurez-vous que j’ai une copine avec laquelle j’ai bossé plusieurs années au Club Med. Elle vit aujourd’hui du côté de Bordeaux. Je la revois en général l’été, car le Bordelais n’est pas, à mon grand regret, une région qui m’accueille souvent en concert, même si pour la première fois cette année j’y suis allé chanter deux jours, dans d’excellentes conditions d’accueil et de confort scénique, cela reste du domaine de l’exception. Ma camarade vit toujours, et vivait déjà à l’époque Club Med avec un prof de yoga. Ménage heureux et sans nuage, mais elle a toujours été entourée d’une multitude de soupirants qui, pour autant que je sache, sont toujours rentrés chez eux, avec, comme le disait Jacques Brel, « la bite sous le bras ».
Ah les sigisbées et jolis prétendants de ma copine ! Je les voyais arriver de loin. Toujours la même allure. Roulant des mécaniques, le sourire carnassier, la mèche gominée et, accroché dans un recoin du cerveau reptilien l’espoir de lui dérober un baiser, un geste tendre, un sourire, une caresse ! Mais je t’en fiche ! Ma camarade, droite comme un I passait devant ses soupirants en battant des sourcils et sans plus se préoccuper des ravages qu’elle occasionnait sur son passage.
France s’appelle ma (...)
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Je me souviens avoir dit un jour sur Europe 1 ou une autre radio qui m’avait appelé pour recevoir mon avis sur le foot, que je « considère cette activité comme un sport de cons, pratiqué par des cons et à l’usage exclusif de malades mentaux qui préfèrent se taper sur la gueule et se bourrer la tronche plutôt qu’apprécier le spectacle » ! Ça m’avait valu quelques inimitiés dont je me suis instantanément remis mais comme le dit le proverbe, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et je viens plusieurs années plus tard, vous présenter mes excuses et battre ma coulpe !
Qu’est-ce qui peut bien m’avoir poussé à changer radicalement d’avis ?
Un chèque ?
Que nenni ! Pourtant la Fédération Française de Foot n’en manque pas et j’aurais volontiers accepté un don de sa part, mais rien n’est venu.
Une révélation alors ?
Comme certains, qui découvrent un jour que le Christ leur parle, ou que la Sainte Vierge est descendu pour faire un rami avec eux dans le jardin, aurais-je brusquement réalisé la beauté du pied fouettant la baballe ?
Ben non.
La joie communicative du son (...)
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Ce n’est pas la première fois que je me rends à Marseille, mais cette fois ce fut franchement génial !
C’est Daniel qui a pris la décision de m’inviter à chanter au petit Théâtre des Trois Actes. Je connais ce lieux pour y avoir chanté trois jours il y a un an ou deux. Daniel y avait invité ses amis et je suis resté sur scène pendant quatre-vingt-dix minutes pour un public adorable avec lequel je me suis senti de la première à la dernière minute parfaitement en phase. Rien que du bonheur.
Des soirées comme ça j’en redemande plein !
Daniel avant le spectacle m’a suivi tout l’après midi en ville et m’a filmé avec des moyens professionnels dans quelques endroits typiques de la ville. Nous nous sommes amusés, il faisait très beau, les personnes croisées dans la rue me souriaient et quelques-unes se sont risquées timidement à me demander un autographe. Tout ceci était tendre, amical. Je ne suis pas près d’oublier cette journée !
Merci Daniel.
Sans le moindre rapport…
L’étape vient de s’achever et Lance Armstrong s’est pris onze (...)
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Sans ma barbe...
15 juillet 2010
Je vous l’ai raconté. Il y a quelques semaines de cela je me suis retrouvé sur la scène de l’Olympia à chanter Le Nez de Dorothée. Vous avez été quelques uns a filmer ce moment rigolard et sans prétention. Depuis que j’ai fait cette apparition ans le spectacle de Dorothée, j’ai reçu quelques messages de fans nostalgiques me réclamant le texte exact de Sans ma Barbe. Le voilà tel qu’il a été chanté. Je vous laisse trouver les jeux de mots, pas forcément de bon goût... Vous noterez que le verbe avoir remplace quasi partout la préposition....
Juliette avait Roméo
Napoléon son chapeau
Henri 4 un cheval blanc
Dracula ses dents
La Bretagne a ses menhirs
La Joconde a son sourire
Jeanne d’Arc a des boutons
Et moi j’ai de la barbe au menton
Sans ma barbe quelle barbe
Je suis comme un chien sans puce
Bonjour c’est Milan-San-Rémo
Sans ma barbe quelle barbe
Il n’y a plus de consensus
Ni de Cuba sans cacao
En Moselle Pont a mousson
Comme Jacob a Delafond
La maison des courants d’air
La feuille a l’envers
Samson aimait Dalila (...)
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« Les soldats de ce régiment portent le béret à l’envers ! »
Le défilé du 14 Juillet s’achève. L’animateur de France 2 qui vient de dire ça semble sûr de son fait. Il nous précise que c’est une tradition qui nous vient d’un régiment anglais. Bon.
Moi je veux bien, mais comment peut-on porter un béret à l’envers ? Si quelqu’un peut m’expliquer qu’il me fasse un mot d’urgence.
Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que ce couvre-chef est sans visière, sans rebord, circulaire, sans devant ni derrière, sans droite ni gauche, et qu’il n’est affublé d’aucune boussole destinée à l’orienter sur le crâne du bidasse !
De ce fait, je ne vois pas comment on peut le porter à l’envers ! Sauf à imaginer qu’on l’aurait retourné comme on le fait d’une chaussette, et que la doublure en serait apparente tandis que la laine, qui en compose normalement le dessus, se porterait directement sur le crâne...
Mais je doute que ce soit la bonne explication.
Au secours, aidez-moi ! Je veux comprendre.
Hier, 13 juillet, j’étais à Vendôme. J’ai chanté dans la cour du cloître. Un lieu de toute beauté. Le concert s’est parfaitement déroulé, public nombreux, température idéale, éclairages superbes, son de très haute qualité, rappels, standing ovation, mais il a bien failli ne pas se faire… Attends, je te raconte.
On était à table avec l’équipe technique et les organisateurs. À vingt heures précises, voilà que les cloches de l’église du cloître se mettent à sonner. Un peu tard pour que ce soit pour les mâtines, (...)
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