Si vous ne parvenez pas à lire le Petit Corbinou, cliquez ici
 

Éditorial
Clémentine Célarié
Authentique
Clémentine Célarié 2
L'os pisse...
Clémentine Célarié 3
Rendez-vous
Une chanson
Cédéthon
Au revoir



 
Editorial

On voudra bien me pardonner d'être en vacances.
J'ai décidé que les doigts de pieds en éventail étaient ce qui se fait de mieux en cette période. Le Petit Corbinou sera donc plus court, mais bigrement passionnant comme à son ordinaire ! Comment ça, je ne me mouche pas du pied gauche ? Mais je t'emmerde, Dugenou ! Je dis ce que je veux ! Ici c'est mon journal ! Si ça ne te plaît pas, cours t'abonner à la Revue Fiduciaire, tu vas voir comme c'est rigolo !!!

Qu'on se rassure.

Le fait d'être en vacances ne m'empêche pas de réfléchir au devenir de la planète. Je trouve par exemple que Monsieur Delanoë a bien fait de pester contre la perfide Albion qui, une fois de plus, a triché pour obtenir ce qu'elle n'aurait sans doute jamais dû avoir : Les Jeux Olympiques ! Cette remarquable invention française qui date de l'époque où notre pays s'appelait encore la Grèce. C'est d'ailleurs à cette époque que le baron Pierre de Coubertin, encore pubère, courant tout nu après les petites filles à la sortie du collège eut l'idée de créer l'Olympisme.
Surtout le saut à la perche.
Monsieur Delanoë a donc bien fait de pester.
En parallèle, monsieur Delanoë défonce les trottoirs de notre belle capitale pour créer des couloirs réservés aux autobus, alors qu'on sait pertinemment, depuis longtemps, que jamais ceux-ci, dont l'envergure excède souvent les deux mètres, ne pourront les emprunter ! En tout cas chez moi, dans mon petit logement parisien du 3 rue de la Bastille ça n'aurait jamais pu passer ! Le couloir le plus large en quittant la cuisine pour la salle à manger ne devait pas excéder les quatre-vingt-dix centimètres et la vaseline n'y aurait rien changé. Monsieur Delanoë, je le sais, me rétorquera qu'impossible n'est pas français ! Grand bien lui fasse, il ne m'empêchera pas de rire sous cape !
Cependant, et c'est là où je voulais en venir, sous prétexte qu'une commission a décidé que dans dix ans des types en short bariolé, drogués jusqu'à l'os, pourront courir en bavant dans les rues de Londres, on ne doit pas laisser croire à Monsieur Delanoë qu'il peut en toute impunité aller poser nuitamment des bombes dans les couloirs du métro londonien pour se venger ! Qu'on me pardonne cet anglicisme : C'est too much !
Que Monsieur Delanoë s'occupe de notre capitale, c'est son droit. Mieux, c'est de son ressort et c'est son devoir, mais qu'il décide de faire sauter le métro londonien, c'est sot et c'est piquer le boulot des fondamentalistes musulmans qui justement se plaignent d'en manquer.
À chacun son job et les boeufs seront bien gardés.

Ce mois-ci la rédaction du Petit Corbinou a décidé de vous expliquer ce qu'était un journal. Les amis qui débutent dans la comédie, la chanson, la danse, le cirque ou les arts plastiques seront, je le pense, heureux de s'enrichir de mon expérience. Les autres, sans doute moins concernés, comprendront néanmoins l'intérêt de ce long article, et s'ils ne le comprennent pas, alors qu'ils retournent à la lecture de la Revue Fiduciaire, je ne peux plus rien pour eux.

Pour conclure ce remarquable éditorial, je vous rappelle qu'aller se baigner dans l'océan, en mer, dans un lac, en rivière ou dans la baignoire avec un ordinateur risque de l'endommager gravement !
Une petite dernière chose, lorsque sur l'autoroute vous voyez écrit sur un panneau : Prochaine sortie Gendarmerie, ce n'est pas le nom du village.
Merci qui ?

Allez, bonne lecture.

 

 
Clémentine Célarié

Un ami comédien parti montrer ses talents aux trois semaines du Festival Off d’Avignon s’est étonné de n’avoir pas eu l’ombre d’un compte-rendu de presse (alors que son spectacle fonctionne tout à fait bien sur le public) tandis que Mademoiselle (elle ou une autre la résultante serait la même) Clémentine Célarié, qui n’a sans doute pas les mêmes besoins de reconnaissance que mon copain, s'est trouvée pour la même période avec 14 couvertures de journaux et magazines.
Jeunes gens, et amis qui voulez faire ce métier, voici quelques petites choses qu’il vous faut d’urgence assimiler pour éviter les déconvenues !
Chaussez vos lunettes et lisez-moi attentivement.

La presse, à quelques rares exceptions près ne vend plus, et depuis bien, bien, bien longtemps de l'information, mais de la consommation.
La presse est elle-même un produit de consommation.
La presse se fout complètement que vous ayez du talent ou pas et que vous vous appeliez Machin ou Mademoiselle Clémentine Célarié.
La presse vend du papier.
Elle a donc plus de chance d’en vendre en parlant de Mademoiselle Célarié que tout le monde connaît, qu’en parlant de Machin, à ce jour inconnu au bataillon.
La presse ne vend que du papier. Comprenez bien ça. Elle ne vend rien d’autre.
Surtout pas des idées.
Ni de la culture !
Ou alors à doses homéopathiques !
En avant-dernière page, en bas à gauche, et en s’excusant de le faire.
Honteuse.
Alors que ce papier soit rempli de conneries, de pubs, de blagues à deux balles, de gonzesses à poils, de mépris pour les pauvres diables que nous sommes, sans oublier les horoscopes et les comptes-rendus de la météo de la veille, n’est pas le fruit du hasard, mais la volonté de coller au mieux à l’idée que se font les rédacteurs de l’état d’esprit de ceux qui achètent leurs journaux.

Un instant de détente avant de poursuivre...

 

 
Authentique

Un voisin :
"Alors monsieur Corbier, vous êtes bien dans notre petit trou ?"

Moi :
"Ma vie sexuelle ne regarde personne"

 

 
Clémentine Célarié 2

À quoi croyez-vous que servent les sondages qu’organise régulièrement la presse écrite ? En ouvrant un journal ou un magazine, vous avez déjà été confronté à ce genre d'annonce :
" Notre journal veut être plus proche de vous et pour cela nous avons besoin de connaître votre âge, si vous êtes un homme, une femme, votre métier, votre niveau d’étude, vos goûts. Dans quelle voiture vous roulez et dans quel quartier vous habitez... etc. Car nous voulons mieux vous connaître pour mieux vous servir !"
Mieux nous servir mon cul oui !
Mieux nous couillonner !
Mieux nous cerner pour mieux vendre la daube qui flattera le lectorat moyen issu du sondage. Si la direction du journal, qui traitait ordinairement de géopolitique, réalise qu'elle a un potentiel de lecteurs analphabètes, fans de foot et de minettes à gros nichons, dans les trois mois suivant le sondage, la ligne éditoriale deviendra celle d’un fanzine destiné à vous apprendre comment vous palucher de la main gauche en bavant sur la page de droite....

Déontologie dites-vous ?
Il y a bien longtemps que ce vocable à disparu des écoles de journalisme.
Un "bon" journal doit pouvoir offrir à ses lecteurs, sur la même page, en usant des mêmes caractères d’imprimerie, une info mettant en relief le danger d’avaler une bombe à fragmentation dix minutes avant d’aller se promener dans les couloirs du métro londonien et une pub vantant les mérites d'un produit cancérigène destiné à toutes les familles qui utilisent des toilettes à fosse septique.
Pour la rédaction du journal tout cela n’a strictement aucune importance !
Le but, le seul et l'unique but c'est de vendre du papier !
Rien d’autre.
Que ce papier, vous le lisiez (mes cochons) ou que vous vous en serviez pour allumer la cheminée, pour la rédaction c'est la même chose : tout le monde s'en fout ! À la limite vous pourriez même vous abonner au journal pour le plaisir de le balancer chaque matin directement à la poubelle, avec encore son bel emballage en plastique mou, que personne n'en serait vexé...
L'important c'est que vous ayez sorti les picaillons pour l'acheter !
Pour y parvenir tous les moyens sont bons.
Les gens aiment bien Mademoiselle Célarié ?
Vendons-leur Mademoiselle Célarié.
Mademoiselle Célarié a du talent ?
Tant mieux.
Elle n’en aurait pas que ce serait la même chose !

Allez, une ânerie pour détendre.

 

 
L'os pisse

Un vieux gâteux
À la Seine avait mis le feu
En enflammant
De sa voiture le carburant
Moralité : Seine essence. (1)

(1) C'est décidé, je postule à l'Académie des Lettres !

 

 
Clémentine Célarié suite et fin

- « Le public ne connaît pas Machin ? (Machin c’est vous, le type inconnu qui veut faire ce job). Pourquoi voulez-vous que moi journaliste j’en parle dans mes colonnes ? Le public n'achète pas ce qu'il ne connaît pas... »
Mais alors, direz-vous, comment faire pour que la presse parle de moi Machin ?
Le conseil de Corbier (1) :
Assassinez une grand-mère, de préférence impotente, tirée par son chien, freinée par sa canne, au moment où elle sort de la Poste avec dans son modeste cabas sa maigre pension de veuve d'alcoolique, et je promets que tout de suite après vous aurez droit à la pub de l'enfer...
Journaux, magazines, radios et télés.
De plus si vous avez le bon goût de violer la mamie, après l’avoir sauvagement poignardée avec un manche de clé à molette, et qu'après vous être vidé les roubignolles vous avez le réflexe inspiré de lui découper la bidoche en rondelles pour nourrir son toutou, je vous promets que votre pub va perdurer chez nos amis plumitifs qui raffolent de ce genre de comportement asocial. (Tout en prétendant que c’est le public qui en redemande...). Tiens, je suis même prêt à parier qu’ils nous resserviront cette histoire régulièrement, non seulement dans leurs colonnes mais aussi dans des bouquins et qu’ils nous offriront même des émissions télé, avec débats et films documentaires, car plus c'est sordide et dégueulasse, plus on nous le ressort en ajoutant chaque fois le petit détail supplémentaire qui donne envie de gerber, mais qui justifie la nouvelle mouture...

Alors bien sûr, si vous devenez connu en tant qu’assassin, vous aurez peu de chances de réussir à remplir votre salle au Festival Off... sauf celle du tribunal, mais là vous n'aurez pas le droit de jouer votre spectacle, les premiers rôles étant dévolus aux juges, aux avocats... et... aux journalistes.
C'est con la vie parfois.

En tout cas moi j’adore Mademoiselle Clémentine Célarié et je suis ravi lorsque dans mon journal on parle d’elle...

(1)Je vous interdis de suivre ce conseil, c'est rien que de la blague. (Faut se méfier avec les jeunes qui croient tout ce qu'on leur raconte venant de leur idole de quand ils étaient petits. Il y en a même qui croient encore que je connais personnellement Bioman et que Candy était une véritable nénette que je faisais pleurer tous les jours au studio... Y a des fois où l'amour que me porte le public, ça me fout la pétoche !). En tout cas si vous assassinez une vieille je vous préviens : Je dirai partout que je ne vous connais pas !

 

 
Rendez-vous


CONCEZE (19) Festival DécOUVRIR
Mercredi 17 août -
Info : 05 55 25 61 51

PARIS 12 septembre
Sur la péniche LES FLOTS (Port de la Rapée, Quai de la Rapée – 12e)
Tél : 01 40 01 07 87
Spectacle en compagnie de Thierry Rocher et Patrick Font
Deux formules : Dîner-Spectacle 48 euros
Spectacle avec une conso au choix 18 euros

SUISSE
GENÈVE
16 et 17 Septembre
http://www.musichohl.ch
Le P'tit Music'Hohl
54, av. Louis-Casaï
1216 Cointrin/Genève (Suisse)
Tél : 022 798 8 798 (depuis la France 0041 22 798 8 798)
Fax : 022 798 8 790 (depuis la France 0041 22 798 8 790

BELGIQUE
Renseignements : Monsieur Piwi
l_rderien@hotmail.com
14 octobre à Wavre
15 octobre à Bruxelles
17 octobre à Namur
21 octobre à Lasnes
28 et 29 octobre à Liège

TOULOUSE :
24 novembre Le Baratin
25 novembre Salle Chapou
26 novembre lieu à définir

LYON
31 décembre au Thou Bout de Chant
Tél : 04 72 07 63 81

ALBERT (Près d'Amiens)
Vendredi 24 et Samedi 25 Février 2006
Café-Théâtre L'Escalier du Rire
43 Rue de Birmingham - 80300 Albert
Tél : 03 22 75 02 34

 

 
Cédéthon

Le mixage commence... Yahou !!! Cette fois tous les instruments et tous les talents des copains, bénévoles pour cette superbe aventure, sont dans la machine. Je sais que plusieurs d'entre vous craignent que la présence des instruments ne vienne un peu gâter les chansons. Je comprends vos angoisses, mais j'avais envie de faire un album de cette manière. Rassurez-vous, ma guitare sera très présente tout au long de l'album, et les instruments des copains ne devraient pas vous déplaire. Sachez qu'il y aura des chœurs de femmes, d'enfants et d'hommes sur quelques titres, un piano, un charengo, un ukulélé, une guitare électrique, une guitare jazzy, une guitare classique, des flûtes graves, un accordéon, un violoncelle, de la percu et un saxophone... même un violon...
On a tenté des tas d'autres instruments, mais ce sont ceux-là qui restent. Ne soyez pas effrayés, toutes les chansons ne sont pas habillées avec tout ça... les instruments apparaissent ici et là à l'occasion. Parfois tout le temps d'une chanson, mais plus souvent le temps d'une entrée et d'une sortie dans un titre.
J'ai eu beaucoup de plaisir et de bonheur à faire ce boulot avec vous toutes et vous tous. Je suis certain que ce disque vous fera plaisir. En tout cas il représente une impressionnante somme d'amour et de travail. J'espère que le travail ne se sentira pas trop et que l'amour vous arrivera jusqu'aux oreilles !

En attendant que l'album du CéDéThon finisse par arriver, je vous rappelle que les anciens disques (Carnet Mondain, enregistré dans la cuisine avec des synthés et, Toi ma Guitare et Moi, live en public) sont toujours en vente auprès de la Cie de la Ruelle, chèque de 12 euros (l'album seul) frais de port inclus, à l'ordre de la Cie de la Ruelle.
Pour les malins qui commanderaient les deux albums ensemble, 22 euros seulement.

 

 
Une chanson

La pendule à coucou de Grand-père (1)

1
Voici la pendule disait mon grand-père
Que Charlemagne rapporta des pays d’Orient
Pour la posséder quelques rois se sont fait la guerre
Les musées la voulaient, mais elle est à nous maintenant

REFRAIN
La pendule à coucou de grand-père
Sonnait, sonnait, les heures et les quarts et les demies
Remontée le matin par grand-mère
Elle nous réveillait toutes les nuits
Di dou dam
Di dou dam
Di dou, di-dou, di-dou dam
Coucou

2
Grand-père prétendait que cette pendule
Avait guidé vers l’Amérique Christophe Colomb
Disparue un temps dans le triangle des Bermudes
À Sainte Hélène, elle donnait l’heure à Napoléon

3
Grand-père affirmait qu’elle était d’un métal
Arraché du fond des mines du Roi Salomon
Sertie des diamants des couronnes des rois d’Espagne
Le Grand Turc s’était agenouillé en la voyant

4
Et Grand-père ajoutait : " le plus formidable
Dans cette œuvre d’art cette merveille du temps passé
C’est que je l’ai trouvée derrière un pot de moutarde
Parmi cent autres identiques au bazar d’à côté "

(1) Cette chanson composée en 1988 ou 89 a été refusée par monsieur Jean-Luc Azoulay, producteur-auteur des chansons de Dorothée et des Musclés, qui la trouvait trop intello pour les gamins. Elle n'a donc jamais été enregistrée et fait partie d'un album de chansons pour enfants en devenir... dans lequel, si je projet aboutit un jour, je reprendrai les tubes, "Le Nez de Dorothée" et "Sans ma Barbe", "Plante un Jardin" , "Nous les Mille-pattes" etc. plus quelques inédits. J'imagine bien ça seul avec ma guitare, une basse et une seconde guitare en contre-chant... Si vous êtes producteur de chansons intellos pour enfants... vous avez mon adresse...

 

 
Au revoir

Le Petit Corbinou du 15 août est terminé.

Je vais de ce pas glisser mes petons dans l'eau de mer. J'en profiterai pour rêver à tout ce que nous aurions pu faire ensemble si nous avions eu l'idée d'être l'un sur l'autre. Vous sur moi ou moi sur vous... La vie est mal faite. Vous êtes à des milliers de kilomètres de moi, et même quand on est prétentieux... sexuellement parlant c'est difficile à réaliser !
Je vous aime.

Bisous avec la langue aux belettes
Claque virile et bourrue avec la main dans le dos des belots

Corbinou.

 
 
 
www.francoiscorbier.com

Si vous ne souhaitez plus recevoir le Petit Corbinou cliquez-ici