 |
 |
Au secours !!! Sasser m'a tuer !!!
Ceci n'est pas une blague. J'ai perdu toutes les infos de mon carnet d'adresses. Pour que je puisse le refaire, écrivez-moi. Je vous répondrai, et j'aurai à nouveau vos coordonnées. Merci à tout le monde. Faites circuler l'info. Corbier |
|
|
 |
 |
 |
Sortez le champagne ! Faites péter la roteuse ! Caviar pour tout le monde ! Et voilà ! Le Petit Corbinou a un an ! Un an déjà ! Comme le temps passe ! Ah ! Je le revois encore quand il a vu le jour... Tout rose et déjà plein de vie ! "En voilà un qui va faire des ravages" a bredouillé la Secrétaire Acariâtre en s'essuyant la commissure de l'œil ! Et ça n'a pas manqué : nous avons démarré avec une trentaine d'abonnés et nous dépassons les sept cents aujourd'hui. C'est grâce à vous tout ça ! Joyeux anniversaire Petit Corbinou ! Joyeux anniversaire ! Mieux qu'un journal de fan-club, j'ai voulu que cette niouseléteur soit un lieu d'humour, d'humeur, et de sympathie entre vous et moi. Grâce à lui, vous m'écrivez, chaque mois, plus nombreux. Vous me faites part de ce qui vous a plu, de ce que vous en attendez ! Grâce à lui, et au bouche à oreille, sans affichage, sans inscription dans les journaux spécialisés, j'ai pu faire cette tournée parisienne où vous êtes venus fidèles et souvent en masse. Grâce à lui, maintenant, un réseau s'est créé en France ! Partout où je me rends, des lecteurs viennent me dire bonjour et drainent avec eux de nouveaux amis, un peu sceptiques au début, mais qui repartent ravis d'avoir découvert le nouveau Corbier. Malgré le quasi silence assourdissant des médias, radios, télés, un peu moins de la presse écrite, les disques partent souvent comme des petits pains à l'issue des concerts, bref, j'aurais tout pour être heureux si, faisant le compte des Petit Corbinou précédents, je ne venais de réaliser que son anniversaire c'était le 15 mars... Que voulez-vous, si j'étais parfait... ça se saurait !
|
 |
|
|
 |
|
 |
Tout va bien
L'enfant aux pieds broyés
Se fera opérer
Dès demain !
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
Depuis quelque temps, je signe mes courriers d'une formule lapidaire et plutôt intrigante pour ceux qui la lisent : Corbier, chanteur anthume.
En fait, ce terme, anthume, vient du latin, et il signifie exactement le contraire de "posthume". Donc Vivant ! Qu'avons-nous dans "posthume" ? Il y a "post" qui veut dire "après" et "hume" qui doit avoir un rapport avec l'humus, la terre. Posthume signifierait donc : après être retourné à la terre... enfin, quelque chose comme ça...Anthume se décline de la même façon : "ante" signifie "avant", hume conserve le sens précité. Nous voici donc avec un mot nouveau : Anthume ! Avant d'être mis en terre ! Donc vivant...Il m'a semblé que c'était plus rigolo que Live, et ça permet de faire chier tout le monde à peu de frais.
Comme je l'ai déjà expliqué ailleurs, les chanteurs morts, et leurs hommages posthumes m'emmerdent... il s'agirait donc de profiter de moi tant que je suis vivant...
Corbier, chanteur anthume...
|
|
|
|
|
|
 |
|
 |
Pour les fauchés, les radins et les escrocs, ce mois-ci la Cie de la Ruelle 3 ruelle des Pierres, 77220 Presles-en-Brie, a décidé de vous offrir mes deux disques ! Pour les recevoir, faites-nous parvenir votre adresse avec un chèque de 21 €. Pour ceux qui ne veulent qu'un seul disque, c'est la même chose... vous le recevrez gratuitement contre 11 €. |
|
|
 |
 |
 |
Un sympathique lecteur du Petit Corbinou m'a fait remarquer que non seulement les chanteurs de blues (voir n°12) qui portent des noms d'aveugles (blind) sont morts, mais qu'en plus, tout ceux qui s'appelle White (Blanc), Bukka White, Artie White, Georgia White, Josh White, White La Velle, White Lynn, etc... gateau.jpg
Cette réflexion de notre ami lecteur m'amène naturellement une autre question : Est-ce que cet autre chanteur de blues, T-Bone Walker, était lui-même un steak ou seulement ses parents ?
|
 |
|
|
 |
 |
 |
En règle générale, je réponds toujours directement aux courriers que vous avez l'amabilité de me faire parvenir, francois.corbier@wanadoo.fr mais j'ai décidé, à l'instigation de quelques-unes, de répondre désormais plus généralement dans le Pt Cor aux questions qui, pour des raisons diverses, peuvent intéresser tout le monde. Un copain poète, qui signe ses courriers et ses oeuvres John Flower, ou Jean Lahonte m'écrit :
Drame sur scène : Une de tes cordes de guitare pète en pleine chanson et les cinq restantes ne te permettent pas d'assurer pour les quarante minutes de show qu'il te reste à faire. Pire, deux cordes cassent... tu n'en as pas de rechange et pas de guitare de secours. Que fai- tu ?
Ma réponse : Si tu continues à me faire chier avec tes questions à la con, la prochaine fois qu'on se voit, je te fous mon poing sur la gueule !
Vous aussi continuez à m'écrire sur francois.corbier@wanadoo.fr je me ferai toujours une joie de vous répondre. Merci.
|
|
|
 |
 |
 |
Pour être francs, je n'en menais pas large.
On m'avait dit : "Tu verras, ça sera super, il y a trois groupes qui vont passer avant toi. C'est du Métal ! Du Hard Rock." Enfin des trucs comme ça... moi, comme je n'y connais rien, je ne me pose pas de question. Au fil des jours, voilà que je reçois chez moi des messages du genre : Dis-donc Corbier, tu vas chanter avec Gronibar ? J'y comprenais rien du tout...Moi, Gronibar, je connais pas. Ultra Vomit non plus d'ailleurs... Mais je ne connais pas tout ! Et puis ce n'est pas parce que le nom n'est pas joli que ce n'est pas intéressant. Je connais des tas de gens qui ont des noms intelligents et qui sont de fichus vases d'aisance... Je n'ai pas de nom à citer, mais ils se reconnaîtront. Donc, je reste serein. Le jour dit, j'arrive chez l'organisateur. Lui, je le connaissais déjà. On s'était croisé à Angoulême quelques mois plus tôt. Je l'avais repéré parce qu'il avait une barbe de quarante centimètres, presque aussi rouge que la mienne il y a vingt ans, plus un anneau dans le pif... et un kilt... C'est vrai que ce n'est pas courant ! Un barbu annelé, rouquin, en kilt... Ce n'est pas tous les jours... Enfin dans ma campagne, moi j'en avais jamais vu... pourtant, à Évreux des bizarres y en a ! Tiens Debré, tu sais, le fils de l'entonnoir, d'après toi, il habite où ? Bref, j'arrive chez l'organisateur... Ah oui ! Il s'appelle Jésus l'organisateur... Jésus en kilt avec un anneau dans le nez et une barbe rouge... Enfin, j'arrive chez lui, et il me présente à ses parents. Jésus, son papa y fait gendarme... Sa maman elle fait dans la banque. Tout ça n'est pas très biblique, mais comme pour la cène, on passe à table et je peux vous dire qu'on n'attend pas la multiplication des pains... Des huîtres ! Des huîtres partout... par paquets de douze. J'adore ! On mange on boit, on se raconte des sottises, et puis hop au lit. Pas avec Jésus sa maman et son papa gendarme... Cette famille est remarquablement accueillante, mais faut pas exagérer non plus !
Le spectacle c'est pour demain. Avec Gronibar et Ultra Vomit... (à suivre)
|
 |
|
|
|
|
|
 |
 |
 |
Ça se passe dans un bistrot. Le patron c'est Jean-Louis. Tu vois Carlos ? Jean-Louis, c'est Carlos en plus grand, en plus gros et tout aussi gentil. Une montagne de gentillesse. Il a prêté son rade pour l'occasion. Tout le monde travaille dans le bistrot ! Jean-Louis, Madame Jean-Louis, et le petit... Le petit y doit frôler le mètre quatre-vingt-dix. Jusque là, on peut dire que j'ai été gâté, c'est moi qui ai commencé les répètes, et comme il fait vachement beau, tout de suite après je suis allé me balader au bord de la Charente. Vivement ce soir.
J'avais prévenu : "Jean-Louis, Jésus, si vous le voulez bien, j'arriverai juste avant de chanter, parce que je suis un peu fatigué en ce moment, et j'aimerais me reposer un peu avant le concert." "Tu fais comme tu veux, fils" qu'ils m'avaient répondu. Le concert débutait à vingt heures trente, et moi c'est pour 23 heures. Je suis donc retourné chez papa gendarme et maman banquière, et on a mangé des crevettes en attendant l'heure.
Je suis arrivé sur place sur les coups de vingt-deux heures trente. Oh vingt dieux le foin ! J'avais gardé ouverte la vitre côté conducteur because la douceur Saintongeaise qui vaut l'Angevine, et tout en roulant, je me disais : Il doit y avoir une fête foraine dans le coin... À mon avis, s'il y avait des couche-tôt ce soir-là, y z-ont pas été déçus... Plus je roulais, plus je m'approchais du lieu du crime... plus je me disais, c'est pas possible... c'est pas là où je vais... C'est pas vrai... c'est pas chez Jean-Louis... Autant de bruit, c'est pas les gars qui passent avec moi... Ben si.
Je me planque, je rentre par l'arrière du café, et je regarde par la petite porte. La première chose qui frappe, c'est la chaleur. Énorme. Tout de suite après, le volume sonore... colossal... et les musiciens ! À poil ! Complètement à poil... Les gars jouent le cul et la zézette à l'air... Ça n'a pas l'air de gêner le public, plutôt masculin, mais il y a bien un quart de filles, qui, tel des ludions fous, sautent et heurtent les murs, le plafond, se cognent et se secouent la tête en faisant voler les cheveux, comme, au Mur des Lamentations les Hébreux, mais en plus fort, en plus large, en plus délirant, et sans chercher à piquer la place des reubeus du quartier. C'est énorme ! (à suivre)
|
 |
|
|
|
|
|
 |
 |
 |
J'en ai fait des conneries dans ma vie, mais là, je me suis dit : "Mon coco, si tu tiens cinq minutes, tu seras très fort..." Le bruit est tel que je ne peux pas du tout accorder mes guitares. Les vibrations détraquent l'électronique... Bon, je fais comme je peux. Tout à coup : silence... Putain, ça fait drôle ! Je jette un œil, et je vois Gronibar, car c'était eux, à poil, se diriger vers l'arrière-boutique où je m'étais réfugié, et Jean-Louis disant au public : Allez hop ! Tout le monde dehors !
Nulle colère, nulle lassitude là-dedans, mais seulement un souci d'organisation. Jean-Louis et Jésus, ont décidé de retirer le matos des groupes et d'installer le mien en dix minutes... Le plus fort, c'est qu'ils y parviennent. En dix minutes, tout est prêt ! Le public revient, et là, stupeur et putréfaction... les ludions fous de tout à l'heure, ont rangé leurs cheveux bondissants et leurs jambes sautillantes. Ils sont assis. Plus un bruit. J'entre. Une ovation ! Je chante, et je vous promets que pendant les cent minutes du concert, ils ont écouté, rit là où je les attendais, chanté quand il le fallait, et pudiquement essuyé une larme quand ils ont été touchés... Un public exceptionnel ! Vif ! Intelligent ! Cultivé ! Drôle ! Charmant ! Une soirée magnifique. Je leur ai tout chanté. Même un inédit. Ils ne voulaient plus me laisser partir. Tu vois, quand t'es gosse, et que le père Noël il est passé dans la nuit... Eh ben j'ai eu l'impression que c'était ça cette soirée. Et le Père Noël... ben, c'était moi !
Le lendemain avec Gronibar on s'est raconté des bêtises, et je ne regrette pas de les avoir rencontrés. Ultra Vomit c'est idem. Je persiste, c'est pas du Mozart, mais quelle santé ! On parle déjà d'un retour pour l'année prochaine, dans une salle plus grande, et j'ai dit oui !
Merci Jean-Louis
Je crois en toi Jésus ! Bravo pour tout le travail que tu as fourni sans compter. Merci ! (1)
(1) Je viens de me relire et je constate un truc. Ça se passe à Saintes. Jésus organise. Lotte raconte une histoire. Je fais référence aux Hébreux... Je comprends pourquoi j'étais au Paradis ce soir-là !!! |
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
www.francoiscorbier.com
|