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SOMMAIRE
Éditorial
Réflexion
Élections
Une chanson inédite (Ça sent la France)
Le Maillon faible
Flash
Le Maillon faible suite et fin
La mort des fées
Rendez-vous
J'ai chanté dans mon bled
Flash 2
Épilogue
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Éditorial
Salut les filles, salut les gars, bonjour les brouettes !
J'ai décidé de commencer ce nouveau numéro du Petit Corbinou avec un document authentique qui m'est parvenu le 4 mars dernier. Je vous promets que je n'ai rien changé à ce document, ni à la réponse que j'y ai faite.
Vous n'y verrez d'ailleurs aucune malice de ma part, et bien évidemment le rapprochement avec les deux derniers vers de la chanson inédite de ce mois-ci serait indigne et mal venue.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Cher Monsieur:
GlamSpeak est l’agence conseil en personnalités de TORRENTE, maison de haute couture parisienne fondée en 1968 par Rose Torrente Mett, pour qui nous gérons le CERCLE PRIVE TORRENTE. Les membres du CERCLE PRIVE TORRENTE sont des personnalités des arts, du sport, de l’économie, des médias et de la politique. Le membership est gratuit et n’implique aucune contrepartie.
Les membres du CERCLE PRIVE TORRENTE ont accès pendant toute l’année 2007 au prix atelier, soit 25% du prix boutique, sur tous les costumes, chemises et manteaux hommes.
Les prix ateliers qui vous sont ainsi proposés :
· Costume : de 900 euros (sur mesure) à 2900 euros (haute mesure)
· Veste : de 900 à 2500 euros
· Pantalon : de 350 à 1000 euros
· Chemise : 280 à 450 euros
· Manteau : 900 à 3500 euros
Souhaitez-vous en devenir membre ?
Bien sincèrement,
Vincent
Vincent Fischer de la Mauvinière
Directeur Général
GlamSpeak : personnalités pour événements et coaching
(suit une liste de téléphone et d'adresses Email)
Ma réponse :
"Mon cher Vincent Fischer de la Mauvinière
Votre invitation m'a particulièrement touché.
Je tiens à vous en remercier très sincèrement et sans l'ombre d'une arrière-pensée.
En fait j'attendais depuis des lustres une semblable proposition de votre part, et pour être encore plus franc, j'étais même très étonné que celle-ci ne m'ait jamais été faite.
Je vous prie de croire que non seulement je désire adhérer au Cercle Privé Torrente, mais que j'y participerai dès que vous m'aurez, pour vous faire pardonner le retard mis à me contacter, fait cadeau d'un costume haute mesure que je m'empresserai de porter dans les émissions de télévision où vous m'aurez servi d'attaché de presse.
Dans l'attente, à peine contenue de tant de bonheur, je vous embrasse sur la bouche et je vous dis à très bientôt.
CorBialement
Corbier le chanteur anthume et néanmoins épatant."
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Réflexion
Suite à l'annonce faite par la presse d'un tournage imminent de Pas de Pitié Pour les Croissants, j'ai reçu une dizaine de coups de fil de radios me demandant ce que j'en savais... Au bout d'un moment, à toujours raconter la même chose - à savoir qu'il s'agit d'un gag, et si ce n'en est pas un, que le tournage se fera sans moi - j'ai fini par me lasser. Un soir que je racontais cette histoire à mon ami Jean-Claude Lézier, il m'envoya cette petite réflexion :
Dans une radio, interviewé, on me questionne sur mon passé. Barbé je m'endors ....on m'offre un café, on m'offre un thé, je n'ai certes rien oublié... Mais .......qui me réveille au café m'endort au thé......
Pas de Pitié......la connerie, ça va croissant.......
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Élections
J'écoutais l'autre jour des candidats à l'élection présidentielle s'exprimer sur le manque de logements mis à la disposition des étudiants et des jeunes travailleurs. On le sait aussi, les personnes âgées sont de plus en plus mises à l'écart de la vie communautaire. Les réponses apportées par les divers candidats ne m'ont pas convaincu. Je préconise qu'on mette des logements à la disposition des jeunes, et que dans ces immeubles on en réserve aussi aux personnes du troisième âge. Ceci permettrait de faire un brassage des générations et n'obligerait plus les jeunes à courir les rues pour trouver une vieille et lui piquer son sac à main !
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La chanson inédite
En 1970/71, Sheila et Ringo, Stone et Charden cartonnent sur les antennes. Pour déconner je fais une parodie de duo. Je chante ça au Club Med. Un groupe de chanteurs musiciens déboule : Les Octaves. Ma chanson les amuse. Ils décident de la mettre à leur répertoire... La voici, 35 ans plus tard...
Ça sent la France
Lui – Le jour se lève
C'est comme un rêve
On entend les autos démarrer
Elle – Dans moins d'une heure
Ce sera l'heure
D'aller travailler
Lui - Dans la cuisine
Tu beurres les tartines
Et ça sent bon le bon café chaud
Elle – Sur les antennes
Y a Stone et Charden
Sheila et Ringo
Refrain (ensemble) :
Ça sent la France
Les frites et l'essence
Qu'on est bien
Qu'on est bien
Ça sent la France
Les frites et l'essence
Donne-moi la main (bis)
Lui - Midi se lève
Les plages font grève
Les camionneurs bouchent l'autoroute
Elle – La France débraye
De Lille à Marseille
Passe-moi la choucroute
Lui - Tombe pas malade
Reprends d'la salade
Mets la télé, j'éteins la radio
Elle – On a d'la veine
Y a Stone et Charden
Sheila et Ringo
Refrain (ensemble)
Ça sent la France etc...
Lui - Le jour s'achève
C'est comme un rêve
On entend les autos se garer
Elle – Dans moins d'une heure
Ce sera l'heure
D'aller se coucher
Lui - Dans notre chambre
On sera ensemble
Toute la nuit au lit bien au chaud
Elle - On rêv'ra qu'on s'aime
Comme Stone et Charden
Sheila et Ringo...
Refrain (ensemble)
Ça sent la France
Les frites et l'essence
Qu'on est bien, qu'on est bien
Ça sent la France
Les frites et l'essence
Qu'on est bien, qu'on est bien
Qu'on est con !
Qu'on est con !
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Le Maillon Faible
Boulé au troisième tour, je suis rentré chez moi mais pas sans peine.
Tout a commencé une quinzaine de jours plus tôt.
Je reçois le coup de fil d'une personne qui me demande si je veux bien participer au Maillon Faible, jeu diffusé sur TF1 le dimanche après-midi. Le thème de l'émission serait le Club Dorothée. L'idée ne m'emballe pas outre mesure, mais avant de me prononcer, je demande quelle est la distribution. On me dit qu'Ariane y sera, Minet et Framboisier aussi, ainsi que l'ami Jacky, mais pas Dorothée. Puis on m'annonce des comédiens de sitcom que je connais mal, peu ou pas, dont Mallory Nataf. Immédiatement je précise que si cette dernière doit faire partie du panel je préférerais ne pas être dans l'émission !...
Cette jeune femme est tout à fait en droit d'avoir vendu ses fesses pour faire des calendriers destinés aux longues traversées masturbatoires de nos camionneurs sympas, mais je ne vois pas bien ce qu'elle vient faire dans cette émission. Je n'ai pas oublié qu'elle a joué dans le Miel et les Abeilles, sitcom produite par monsieur Jean-Luc Azoulay, (le A de AB Productions), mais je n'ai pas oublié non plus qu'elle n'a jamais su me dire bonjour, ni du temps des tournages, ni lorsque j'ai participé avec elle à l'émission de Delarue voici un an. Dans ces conditions je ne désire pas partager un plateau avec cette demoiselle.
Quelques jours plus tard on me promet qu'elle ne sera pas de la distribution et j'accepte d'être de l'aventure. C'est la première fois de mon existence que j'use de la parcelle de pouvoir que m'octroie ma petite célébrité. Je ne suis pas fier de moi, mais je vous devais la vérité. Celles et ceux qui me détestent auront une raison supplémentaire pour m'épingler !
S'il suffit pour avoir du talent de montrer son cul dans les émissions destinées à la jeunesse, on devrait élever une statue à tous les chimpanzés.
Le tournage a lieu samedi 24 février à Bry-sur-Marne.
Voilà des années que je n'ai pas mis les pieds dans ces studios. En fait je n'y suis allé qu'une seule fois. Ce devait être en 85 ou 86. À l'époque je travaillais déjà pour Antenne 2 (Récré A2), et j'étais toujours en attraction au Caveau de la République. Patrick Sébastien qui y avait longtemps travaillé s'en souvenait et avait décidé de faire un petit coup de pub à ses copains chansonniers ainsi qu'à cet établissement alors en péril et hélas disparu depuis...
De chez moi au studio, je mets environ une heure et quart. L'endroit est facile à trouver. Une lourde barrière en protège l'entrée et il faut se présenter en parlant dans une sorte d'hygiaphone... On m'ouvre. Je me gare. Une demoiselle m'accueille. Me voilà au maquillage. Il est 14 heures 30, pile l'heure à laquelle on m'a convoqué. J'ai demandé si je serai libéré pour 19 heures et on m'a répondu que ce sera sans l'ombre d'un doute. J'arrive donc aux studios en parfaite confiance. Les copains sont déjà là : Ariane, Annette Schreiber, Rochel Redfield, Jacky, Rémy Sarazin (bassiste des Musclés et papa des enfants d'Ariane), Patrick Puydebas, Cyril Aubin et Éric Galliano. C'est lui qui m'a remplacé à l'antenne lorsque j'ai quitté le Club Dorothée en 96. Je le connais peu mais il est tout à fait adorable. Drôle et pertinent. Voire impertinent quand il le faut mais toujours avec humour et élégance.
Pas de Minet ni de Framboisier comme prévu...
Laurence Boccolini qui n'a pas terminé l'enregistrement de l'émission précédente est en plein boulot. Elle, toute de noir vêtue et le chignon strict est confrontée à une troupe de drags-queens parfaitement déjantées aux costumes délirants, couvertes de plumes et de soie multicolore, combis intégrales en plastique fluo, perruques incroyablement hautes, maquillages extravagants, perchées sur des pompes à plate-forme gigantesques... Tiens, il suffirait qu'une seule s'approche de moi en me criant son amour pour que je courre me réfugier dans les chiottes en vomissant... c'est dire si je les trouve ravissantes. En tout cas elles sont drôles et il faut croire que c'est le but de la manœuvre.
Du coup je pense à un couplet d'une de mes chansons :
"Et puis on joue aux cartes, bien sûr il manque un roi
Mais depuis quelque temps à la place elle a mis
Une photo tachée découpée dans Gala
D'une drag-queen à moustaches en tutu canari."
Il est 16 heures. Je n'ai toujours pas été maquillé. Une assistante est venue nous dire qu'il y avait un peu de retard. Bon, je connais ça. Pas de panique. Une autre assistante vient nous voir et nous demande si elle peut nous expliquer le principe du jeu. Bien évidemment nous acceptons et quelques instants plus tard, nous voilà assis autour d'elle. Elle est gentille et patiente. Gentille parce que nous lui faisons des blagues, et patiente parce que moi à sa place j'aurais envoyé balader tout ce joli monde... Imperturbable, elle poursuit ses explications. Calmement elle recommence si nous lui avouons n'avoir pas tout compris. Elle a dû être instit' cette demoiselle ! Ou nounou ! Il est 17 heures quand les explications cessent. Je passe au maquillage. On ne nous appelle toujours pas sur le plateau alors j'en profite pour tailler le bout de gras avec mes copains.
Tiens, une petite chansonnette pour détendre un peu...
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Flash
Le prof a dit les pourcentages
Seront la prochaine leçon
Mais après le cambriolage
Aucune trace des fractions.
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Le maillon faible suite et fin
Patrick Puydebas m'annonce sans détour qu'il quitte le métier. Son truc c'est de faire comédien, mais comme on ne lui propose rien depuis" Hélène et les Garçons", il a pris la décision de faire skipper. Comme dans les sitcoms d'AB, mais pour de vrai cette fois-ci.
Jacky m'avoue que cette histoire de long métrage de PPPC n'était qu'un gag dont il est entièrement responsable. Ce qui est amusant dans l'histoire, c'est qu'il a inventé ça comme ça, pour dire une connerie et que toute la presse s'est jetée sur l'info... Pas bien rassurant ça...
Ariane m'informe qu'elle ne vit plus avec Rémi, mais je le savais depuis longtemps.
Rémi me confirme qu'il n'a pas participé à l'enregistrement du nouveau single des Musclés "Nicolas et Ségolène" et qu'il ne participera pas à un album... Soit dit entre nous, il m'avoue qu'il y a peu de chance pour qu'un nouvel album des Musclés se fasse, vu le peu de ventes que le single a générées...
Annette Schreiber joue dans une pièce à Paris. Elle m'offre une invitation. C'est gentil de sa part. Je ne me souviens pas d'elle à l'époque... En tout cas elle me connaît puisqu'à mon arrivée, elle est aimablement venue vers moi et m'a embrassé spontanément. Sympa.
Éric Galliano vit à Besançon. Il vend des fringues et des pompes. Adieu la télé. Je baisse les yeux... ses targettes sont à rallonge... pour un peu il pourrait chausser les drags-queens... j'exagère bien évidemment ! Ses pompes sont trop grandes pour les demoiselles...
Il est 18 heures et nous n'avons toujours pas commencé... Ah !... Voilà. On nous appelle. Nous grimpons à l'étage où se passe l'enregistrement. Lorsque nous arrivons sur le plateau, Mademoiselle Boccolini passe à côté de nous et nous salue d'un sobre et discret bonjour collectif. Nous voilà en place. Réglages des lumières, des micros, manœuvre de l'ardoise destinée à chasser le maillon faible... Quand l'enregistrement commence, il est 18 heures 20. Je commence à paniquer. Pas pour les questions. De ce côté-là, ça ira toujours. Ou je connais les réponses, ou je ne les connais pas. Il n'y a pas de piège dans les formulations et il n'y a aucune honte à ne pas savoir le surnom d'un roi, ou le nom de celui qui chantait le générique de Goldorak... Non, si je panique c'est parce que je sens que l'enregistrement va perdurer et que je ne serai pas à l'heure à la maison pour l'anniversaire de Doune.
Toute la famille et les amis se sont cotisés pour lui faire un superbe cadeau, le champagne va couler, et moi je n'y serais pas ? Ah ben zut alors !
C'est Éric qui est boulé le premier. Il n'a pas su donner la réponse qu'on attendait de lui. Il nous fait la bise et s'échappe. Un taxi l'attend. Il fonce récupérer un train qui ne l'aurait sans doute pas attendu...
Annette Schreiber est la seconde à disparaître. J'ai voté contre elle. Melle Boccolini me demande pourquoi ? J'explique : "Mademoiselle Schreiber est jeune, jolie, intelligente, bonne comédienne, sympathique et c'est extrêmement énervant !" Ma réponse semble être suffisante... Annette nous salue et s'en va. Elle est d'autant plus contente de s'en aller qu'elle a elle aussi un taxi qui l'attend pour la conduire au théâtre où elle joue à 20 heures 30....
Entre chaque prise, chaque tour, on s'arrête pour régler à nouveau les lumières, et faire un raccord maquillage à l'animatrice. Nous en profitons pour nous dire des âneries. Je dis à Ariane que le retard que nous avons accumulé m'ennuie. Elle en parle à Jacky qui en parle à Rémi... Quand le jeu reprend je bute sur le nom du film d'animation de Besson. Cette faute me sera fatale. Au moment du vote, Ariane, Jacky, Rémi... m'ont désigné comme maillon faible...
Je fais la bise à tout le monde. Je salue miss Boccolini. Je repasse par le maquillage où des lingettes m'attendent ainsi qu'une bouteille de champagne et le livre de l'émission. C'est gentil. Je saute dans ma bagnole. Mais il est tard et les périphs' sont bloqués... Quand j'arrive enfin chez moi après deux heures trente de route, tout le monde chante et s'amuse en m'attendant. Le champagne m'attend. On me fête comme un héros rentrant d'Irak... Le repas est délicieux, mes amis formidables et le cadeau de Doune somptueux !
À deux heures du matin chacun rejoint son lit. Il pleut très fort. Je suis cassé. Les lumières du studio de Bry-sur-Marne brillent encore devant mes yeux fermés et j'entends la voix de Laurence Boccolini me répéter : "Combien de lacets une maman de quadruplés doit-elle nouer chaque matin ?..."
Je m'endors paisiblement en songeant que personne me m'ayant dit à quelle date allait passer l'émission ni qui a gagné le jeu, je ferai comme vous, pour le savoir je regarderai la télé...
Hein ? Quoi ? C'est sur TF1 ? Ah ben non alors ! Je ne regarderai pas. Vous me raconterez.
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La mort des fées
Voilà-t-y pas que la forêt de Brocéliande où, comme chacun le sait, les fées, les elfes, les lutins et Merlin l'enchanteur courent en liberté pour la nuit des temps, risque de disparaître sous une pluie d'ordures... Un collectif vient donc de se créer pour sauver la forêt, avec un concert à l'appui le 17 mars.
Pour plus de renseignements je vous invite à contacter les responsables de ce collectif à l'adresse suivante :
Association Sauvegarde de Brocéliande
Rue Val aux Fées - 56430 CONCORET
http://www.sauvegarde-broceliande.org/
Messagerie électronique
sauvegarde_broceliande@yahoo.fr
Tél. : 02 92 22 91 33
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Rendez-vous
MARS
le 17
Concert au Pub A.D.K - Roissy en Brie (77)
Le Pub – Ferme d’Ayau
77 680 Roissy-en-Brie
Tél – 01 64 40 57 84 – Antoine
www.adkprod.com
le 19
Le Tramway de Lyon - Paris XII
Soirée "Humour et Chanson"
avec Corbier,Pierre Douglas et Thierry Rocher
6, rue Michel Chasles, 75012 Paris
(métro Gare de Lyon)
Tel. 01 43 46 80 38
spectacle seul: 14 €,
Spectacle + 1 conso : 19 € 80
spectacle + dîner 28 € 90
à partir de 19h30
le 23 et le 24
Concert à la Cafet’Yères - 76260 Cuverville-sur-Yères
7 Place René Delorière
Renseignements : 02 35 50 29 58
AVRIL
Tournée en Belgique
le 18
Le Factory - Liège
Rue Souverain-Pont, 24
4000 Liège
www.factory-liege.be
le 19
Le Phare - Tournai
1 rue de l'Hôpital
7500 Tournai
21h
le 20
La Vitamine Z - Wavre
79 Avenue des Déportés
1300 Wavre
Renseignements : 010/22 86 87
www.vitaminez.be
20 h 30
le 21
Festival 6 cordes en solo - Arlon
L'entrepôt
2 rue Zénobe Gramme
6700 Arlon
MAI
le 12
Le FESTY ZAZA - 61140 La Chapelle d'Andaine
Concert avec musiciens
Plateau partagé avec Didier Super
Salle Roland Fléchard
Route d'Alençon-Domfront
61140 La Chapelle d'Andaine
les 17, 18, 19 et 20
Irkoutsk (Russie)
le 26
ÇA JAZZ A LUX 2 - 71100 - Lux
Concert avec Musiciens
Contact : Association Musicaravane
39 Rue Victor Hugo
71100 - Lux
03 85 93 55 68
06 76 79 12 34
al.an@infonie.fr
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J'ai chanté dans mon bled

Chaque fois que j'écris "bled", je n'y peux rien, j'ai envie de mettre une majuscule à ce mot plutôt commun. Ça vient du fait que le directeur de mon école, rue Geoffroy Lasnier, était le fameux Monsieur Bled, qui composa avec son épouse Odette les non moins célèbres guides orthographiques qui vous en ont fait baver... et moi aussi. J'aimais bien cet homme. Le matin il nous accueillait à l'entrée de l'école et le soir il venait nous dire au revoir. Il était calme, agréable. Il se pourrait que je me trompe, mais je le revois avec un manteau gris et un chapeau... souriant dans l'embrasure de la porte et j'avais l'impression qu'il était rassurant et donnait à chacun l'envie de lui faire plaisir. Il se baladait assez peu dans la cour à l'heure de la récré, mais était aimable avec tout le monde.
Je me souviens qu'un jour j'ai eu le malheur d'être convoqué dans son bureau pour une ânerie quelconque qui ne m'a pas laissé de trace, à l'inverse de la visite qu'il m'invitait à lui faire. Je la revis et je la revivrai sans doute encore jusqu'à la fin de mon existence et pourtant il s'est passé plus de quarante années depuis.
Il m'avait donné rendez-vous après les cours, à 17 heures. Le temps de ranger mes affaires dans mon cartable, et j'arrivai à l'étage où se tenait son bureau. Il eut l'élégance de ne pas me faire attendre et m'expliqua pourquoi il m'avait convoqué. Après m'avoir fait la morale il me dit : " Monsieur Roux, je pense que vous comprendrez bien que votre attitude mérite une punition ? Parfait. Vous voudrez bien m'apporter dans deux jours à la même heure ici même, une feuille sur laquelle vous aurez écrit en vous appliquant : Je ne ferai plus l'andouille dans la cour. Je vous demande de copier cette phrase une seule fois et de la faire signer par votre maman. Je vous souhaite une bonne soirée."
La punition était ridicule ! Une ligne... En arrivant à la maison, je sortis mon cahier de brouillon et me mis en devoir de faire ma ligne que maman signa non sans m'avoir houspillé de belle manière.
Quarante-huit heures tapantes plus tard, j'étais dans son bureau. Il me demanda des nouvelles de ma santé et me demanda si j'avais bien compris la leçon puis il me réclama la punition. Quelle ne fut pas ma surprise de l'entendre me dire : "Monsieur Roux, j'avais pensé qu'en quarante-huit heures vous auriez eu le temps de vous appliquer et de dessiner un peu mieux vos lettres... Voyez ici le "a" d'andouille, on ne voit pas la barre qui le différencie du "o" idem pour vos "l" qui ne montent pas à la bonne hauteur... Je suis au regret d'avoir à vous demander de me refaire cette ligne en vous appliquant un peu plus. Vous me la doublerez ! Deux lignes pour après-demain. Même heure... même lieu... Signées par votre maman comme il se doit... Bonsoir Monsieur Roux".
Pendant tout le trimestre il me fit marronner, doublant chaque quarante-huit heures la punition que ma mère signait en me secouant les puces chaque fois... La dernière fois qu'il me fit entrer dans son bureau, il jugea sans doute que je m'étais suffisamment appliqué et me remercia en me souhaitant de bonnes vacances...
C'était une autre époque et je me doute bien qu'une telle attitude serait aujourd'hui difficilement applicable, mais sans être autrement maso, je garde à cet homme mon respect. Il était parvenu sans colère, sans menace, avec élégance et pugnacité, à me guérir de mes mauvais penchants et je lui en suis reconnaissant. Je me souviens avoir terminé l'année scolaire en m'appliquant à ne plus jamais aller visiter son étage. Et le dernier jour de classe, je le revois encore devant la porte de l'école me disant en me tendant la main : " Au revoir Monsieur Roux. J'espère que vous ne m'en voulez pas et que vous vous souviendrez qu'un travail doit toujours être fait dans le respect des règles et de la discipline. Bonne chance. "
Je ne l'ai pas oublié. Mais revenons à mon bled.
Lorsque les responsables de l'Assoce Diapason 27, pour lesquels j'ai plus que de l'amitié, et pour lesquels j'éprouve du respect pour la qualité des cours de musique qu'ils dispensent à leurs élèves avec amour, compétence, intelligence et générosité, m'ont invité à chanter pour eux, je me suis empressé de répondre présent. Quelques jours plus tard, comme j'en parlais avec Gégé mon magnifique flûtiste, il me dit : " Mais si tu veux, je viens aussi !". Merci Gégé. Il se chargea d'en parler à Patrick le bassiste, qui, libre lui aussi, accepta de belle manière de participer à la fête. Pour un peu, nous aurions pu être quatre sur scène pour cette fête, mais hélas Éric, parti le matin même à la neige avec sa guitare, ne put se joindre à nous. Qu'importe, nous étions là tous les trois et le public aussi.
S'il m'est arrivé ici de fustiger les organisateurs de spectacles qui m'avaient mal accueilli, ou n'avaient pas bien saisi que je venais chez eux pour faire un travail et pas un gueuleton ou remplacer la nounou, comment trouver les mots justes pour féliciter les organisateurs de cette belle soirée ? Tiens, je vous embrasse toutes et tous. Merci Fabi, Franck, Sylvain, Jean-Marie. Merci à toute l'équipe, merci aux profs, aux bénévoles que je connais, à ceux dont j'ignore tout, et bravo pour vos talents respectifs et pour la qualité de cette soirée. Je reviendrai quand vous voudrez.
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Flash 2
Elle disait pas Popaul, pas Kiki, pas Totor
Elle avait surnommé, mon pénis : Alator
Et elle répétait, sans jamais s’arrêter
Mon doux chéri Est-c’qu’Alator pourrait monter
Merci Eva. Ça c'est de la poésie !
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Épilogue
Mes belles amoureuses, ainsi s'achève ce pimpant numéro du Petit Corbinou. J'espère qu'il vous aura distraites de vos tâches lourdes et pénibles et que par la grâce de celui-ci vos retournerez à vos emplois le cœur léger et l'âme sereine.
Les patrons seraient bien avisés de me dire merci !
Bises aux filles et une grande claque virile dans le dos des velus !
Corbinou.
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